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Gaz : la lente asphyxie de l’Europe par Moscou s’étend à l’Hexagone, la France n'est plus livrée

latribune.fr

Publié le 17 juin 2022 à 11:22 - Mis à jour le 17 juin 2022 à 11:28

Les contrats sur le gaz russe doivent etre respectes, dit la ce

La France ne reçoit plus de gaz russe par gazoduc depuis le 15 juin, selon GRTgaz

DADO RUVIC

Le Quotidien Numérique

18 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
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Le gestionnaire du réseau français de transport de gaz, GRTgaz, a annoncé vendredi ne plus recevoir de gaz russe par gazoduc depuis le 15 juin. La France compte sur la Russie pour environ 17% de ses exportations. Les exportations de gaz russe vers l'Europe sont en baisse constante depuis le début des sanctions contre la Russie.

Robinet coupé en Pologne, Bulgarie et Finlande, débit fortement réduit vers l'Allemagne, l'Autriche et l'Italie, et maintenant, plus aucun mètre cube vers la France...Vendredi, le gestionnaire du réseau de transport, GRTgaz, a annoncé avoir constaté ne plus recevoir aucun gaz russe par gazoduc depuis le 15 juin. Ce gaz transitait par un unique point d'interconnexion avec l'Allemagne. La France comptait sur la Russie pour environ 17% de son gaz, qui peut arriver par gazoduc (la grande majorité) ou sous forme liquide par navires méthaniers. Les flux avaient déjà été considérablement réduits mais ils sont désormais tombés à zéro.2

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Gaz russe : pourquoi l'Europe est piégée

On ignore la cause de la coupure mais elle intervient dans une semaine folle où Gazprom, le géant gazier russe, a réduit de 60% les livraisons de gaz vers l'Allemagne, via le gazoduc Nord Stream 1. Ce qui pourrait avoir par engrenage conduit au tarissement vers la France. Les flux avaient déjà été réduits de 60% depuis le début de l'année et ce point d'importation ne fonctionnait déjà qu'à 10% de sa capacité "0au début 2022", selon GRTgaz. Depuis deux jours, l'approvisionnement est tombé à zéro.

Jeudi, Engie avait déjà constaté une réduction de son approvisionnement, assurant toutefois que cela n'aurait pas d'impact sur ses clients.

Achat de GNL

La France importe toutefois du gaz depuis d'autres pays dont l'Espagne, qui a récemment augmenté ses livraisons. Et surtout, elle a augmenté ses achats de gaz naturel liquéfié (GNL), qui arrive par navire méthanier dans des terminaux proches de leur maximum technique, selon GRTgaz.

Au quatrième mois de la guerre en Ukraine, Moscou appuie donc là où cela fait mal et joue de la vulnérabilité énergétique des Européens, dont 40% du gaz qu'ils brûlent vient habituellement de Russie. Ces proportions sont encore plus fortes dans l'Est : 55% pour l'Allemagne jusqu'à présent, voire 85% en Bulgarie. Ou encore 40% pour l'Italie.

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Pour l'instant les pays de l'Union européenne ne manquent pas de gaz. En période estivale, il n'y a pas besoin de chauffer les bâtiments. Mais ces réductions de livraisons interviennent alors que les pays profitent de l'été pour remplir leurs réserves, avec un objectif d'au moins 80% d'ici novembre. En France, le gestionnaire GRTgaz a rassuré quant au remplissage des stocks français, en vue de l'hiver prochain, qui s'élève à 56% contre 50% habituellement à la même date.

L'Europe, qui ne parle pas d'un éventuel embargo sur le gaz contrairement au pétrole, cherche donc tous azimuts des sources de gaz non russes, par gazoduc mais surtout sous forme liquide, avec le gaz naturel liquéfié (GNL). La France est riche de quatre terminaux qui servent à recevoir le GNL arrivant par les navires méthaniers et envisage d'en installer d'autres, comme certains pays européens. Elle a déjà fortement augmenté ses achats de GNL depuis le début de la guerre et ses terminaux sont proches de leur maximum technique, selon GRTgaz.

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Après avoir fait état de trois semaines d'arrêt, Freeport LNG table désormais sur une réouverture partielle dans 90 jours, et anticipe que le site ne retrouvera pas sa pleine capacité de production avant fin 2022. Ce terminal assure, en temps normal, l'exportation de près de 60 millions de mètres cubes de GNL par jour, soit plus de 10% des volumes exportés par les Etats-Unis. Pour rappel, depuis le début des années 2000 et la révolution du gaz de schiste, les Etats-Unis sont devenus un exportateur majeur de gaz naturel.

(Avec AFP)

latribune.fr

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