La Russie va construire deux centrales nucléaires en Iran "dès la semaine prochaine"

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En 2009, des opérateurs russes et iraniens au poste de pilotage de la centrale nucléaire de Bouchehr (construite par la Russie), à 1.200 km au sud de Téhéran.
En 2009, des opérateurs russes et iraniens au poste de pilotage de la centrale nucléaire de Bouchehr (construite par la Russie), à 1.200 km au sud de Téhéran. (Crédits : Reuters)
Après la construction d'une centrale dans le sud du pays, la Russie veut lancer deux nouveaux chantiers en Iran et envisage d'y construire, à terme, 20 centrales nucléaires de 1.000 mégawatts.

Publié le 22/12/2015 à 13:44. Mis à jour le 22/12/2015 à 13:55.

La Russie va commencer la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires "la semaine prochaine", a déclaré mardi le porte-parole de l'Organisation iranienne de l'énergie atomique, Behrouz Kamalvandi, à la télévision d'Etat:

"Les travaux pour la construction" de ces réacteurs "commenceront la semaine prochaine", a-t-il indiqué, sans en préciser la localisation.

L'annonce des débuts de la construction des réacteurs a lieu au moment ou se tient à Téhéran une exposition où la Russie présente son savoir-faire, notamment dans le domaine aéronautique, signe de sa volonté d'investir massivement en Iran dans les années à venir.

L'Iran vise la construction de 20 centrales nucléaires

Depuis le mois de juin, l'Iran envisage de construire à terme 20 centrales nucléaires de 1.000 MW au total, dont quatre à Bouchehr. L'objectif affiché : diversifier ses sources d'énergie pour être moins dépendant du pétrole et du gaz pour sa consommation intérieure.

Par ailleurs, la Russie a déjà construit une centrale de 1.000 mégawatts (MW) à Bouchehr (sud).

Pas de limitation du parc nucléaire civil de l'Iran

L'annonce de mardi intervient cinq mois après la signature d'un accord entre l'Iran et les grandes puissances qui prévoit la limitation d'une partie du programme nucléaire iranien, en particulier l'enrichissement d'uranium, sur une période de dix à quinze ans et qui devrait entrer en vigueur début janvier.

Mais ces limitations ne concernent pas le développement du parc nucléaire civil iranien.

(Avec AFP)

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a écrit le 23/12/2015 à 15:04 :
Dès la semaine prochaine???? C'est mieux que les champignons de Tintin sur l'Ile Mystérieuse et bien mieux que la France avec ses surgénérateurs
a écrit le 22/12/2015 à 20:38 :
Israël ne peut pas bombarder les réacteurs en construction, comme elle l'a fait en Irak en 76, mais on peut gager qu'elle fera tout ce qui est possible pour freiner le programme.

Le fait que le programme soit civil et supervisé par la communauté internationale ne va pas les arrêter plus que cela. On se souviendra que la centrale de Bouchehr a été virussée il y a peu de temps pour saboter les centrifugeuses.

D'un coté l'Iran a des réserves pétrolières importantes, ce qui rend ce programme moins vital ,d'un autre coté, moins on extrait de carbone fossile, mieux nos enfants se porteront.
Réponse de le 22/12/2015 à 22:01 :
Certes l'Iran dispose de réserves d'hydrocarbures, mais ses équipements sont vétustes et hors d'âge. La production est freinée par ces contraintes.
Réponse de le 22/12/2015 à 22:14 :
Certes, mais l'Iran a le savoir faire localement pour remettre ses installation en route, et maintenant que les barrières diplomatico- économiques sont levées, les iraniens n'auront aucun mal à faire venir les société de services, qui sont salement éprouvées par la crise internationale du secteur du forage.

Ils auront facilement et rapidement accès à des machines de forage , du personnel qualifié, et la branche production va suivre. Et le tout a des prix très compétitifs.

Ça peut reprendre très vite s'il y a une volonté politique à Téhéran.
a écrit le 22/12/2015 à 19:28 :
Le savoir-faire n'était t'il pas français en matière de centrales nucléaires ?
Cependant, en suivant aveuglément les américains par un boycott de l'IRAN il y a peu, nous payons la note maintenant !
Réponse de le 22/12/2015 à 20:50 :
Etait...

Le dernier réacteur que nous ayons terminé de construire c'était au début des années 90. Les ingénieurs sont en retraite et les ouvriers sont à pôle emploi.
Il suffit de constater les fiasco des EPR's. Coûts et délais de construction plus que triplés, malfaçons catastrophiques, rentabilité de fonctionnement d'ors et déjà compromise. Il est patent qu'on a perdu ce savoir faire là.
Réponse de le 23/12/2015 à 11:18 :
Il était mais ne l'est plus. On les a mis en retraite anticipée, ceux qui savaient et à tous les niveaux (ingénieurs, techniciens, ouvriers). Il suffit de voir le désastre d'Oikilotuo en Finlande. Non seulement ça a été vendu à un prix et à des conditions débiles, mais en plus la haute direction d'Areva n'avait même pas vérifié du haut de sa morgue s'ils avaient les compétences.
a écrit le 22/12/2015 à 19:02 :
Si seulement ça pouvait leur faire voir le chemin vers la lumière en remplacement de l'obscurantisme !
Réponse de le 22/12/2015 à 22:06 :
Les mollahs et le clergé prônent l'obscurantisme mais les jeunes et les urbains sont ouverts et cultivés. Du temps du Shah les femmes se maquillaient et portaient des vêtements seyants. Le foulard a été imposé à beaucoup d'entre elles par des milices religieuses du temps de Khomeyni.
a écrit le 22/12/2015 à 18:12 :
L Iran est un pays riche, dynamique, puissant dont le développement à été interrompu par la seule volonté des USA. Cette tutelle des US sur le monde devient de plus en plus pesante et conduit à des catastrophes : l Irak, l Àfganistan, la Lybie, la Syrie, la Palestine. Il est temps qu un rééquilibrage des forces s opère afin de ne pas vivre dans la crainte de sanctions qui pèsent sur tout pays désireux de retrouver sa souveraineté.
a écrit le 22/12/2015 à 16:38 :
et nous on s'apprète à fermer les notres ! on achètera sans doute l'énergie aux iraniens , moins chère et plus sûre !
a écrit le 22/12/2015 à 16:05 :
J'aime bien nos amis russes. Mais avec l'incident tout récent (18 décembre à priori) sur le complexe de Leningrad, je changerais peut être de fournisseur. La Perse va avoir besoin d'électricité, elle ne demande qu'à satisfaire ses besoins, et sa population est jeune et éduquée. Ils ont subi un embargo depuis le départ précipité du shah d'Iran.. Un bail ! Mais, côté russe, Tchernobyl, puis Leningrad (au moins une des quatre unités de prod serait dans un "état sous-critique" d'après les autorités (sous-critique ??) ça fait réfléchir. On verra bien...
a écrit le 22/12/2015 à 14:55 :
Encore un de ces ridicules effets d'annonce hélas relayés sans réfléchir...
La Russie a annoncé des milliers de nouveaux réacteurs dans presque tous les pays du monde, pour à peine quelques uns réellement construits.

Celui de Bouchehr a été en chantier pendant plus de 20 ans, donc avant que l'on ait 20 nouveaux réacteurs en Iran...

Et ce d'autant que la Russie est en cessation de paiement avec l'effondrement du prix du baril de pétrole...
Réponse de le 22/12/2015 à 19:22 :
@observatoire: faut arrêter le manuel mon gars et revenir aux réalités. La Russie possède des richesses naturelles incommensurables et n'est pas prête d'être en cessation de paiement :-) et puisque tu ne le sais pas, le Canada notamment subit la pression de l'effondrement du prix du pétrole :-)

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