Le Covid-19 profite aux énergies renouvelables mais pas au nucléaire

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(Crédits : Phil Noble)
Le Coronavirus a confirmé la tendance, au premier trimestre 2020, "le déploiement et la production d'énergies renouvelables ont mieux résisté que l'énergie nucléaire". Déjà en 2019, l'utilisation d'énergies renouvelables pour la production d'électricité (hors hydroélectricité) avait dépassé le nucléaire, malgré une augmentation de sa production.

La production d'énergies renouvelables a progressé en pleine pandémie de Covid-19, résistant mieux que celle liée au nucléaire, qui a reculé face à une baisse de la demande, souligne un rapport diffusé jeudi.

Au 1er trimestre 2020, "le déploiement et la production d'énergies renouvelables ont mieux résisté aux effets de la pandémie (...) que le secteur de l'énergie nucléaire", a relevé l'édition 2020 du World Nuclear Industry Status Report, un rapport annuel consacré au sujet.

Lire aussi : Nucléaire ou 100% renouvelable après 2035? Barbara Pompili veut préparer la France à faire un choix

Sur cette période, la production d'énergies renouvelables a progressé d'environ 3%, tandis que leur part relative dans la production mondiale a augmenté de 1,5 point de pourcentage.

Les énergies renouvelables portées par l'éolien

Selon les auteurs, cette hausse s'explique essentiellement par une progression "à deux chiffres du pourcentage d'énergie éolienne et d'un bond de la production d'énergie solaire photovoltaïque (PV) issue de projets installés au cours de l'année précédente".

La production de nucléaire a en revanche diminué "d'environ 3%" sur la période, en réponse à la baisse de la demande et parce que moins de réacteurs étaient opérationnels dans certaines régions.

La Covid-19 "est la première pandémie de cette ampleur" dans l'histoire de l'énergie nucléaire, a souligné le document. Sur l'année 2019, la part de la production d'électricité à partir des énergies renouvelables (hors hydroélectricité) dans le mix énergétique a même dépassé pour la première fois celle de l'énergie nucléaire (10,39% contre 10,35%).

L'impact à moyen terme de la pandémie sur le mix énergétique est toutefois "loin d'être clair", selon le rapport. Toujours en 2019, la production annuelle d'électricité nucléaire a augmenté. Elle a atteint 2.657 térawattheures nets (TWh), soit une progression de 3,7% par rapport à 2018 "et seulement 3 TWh de moins que le pic historique de 2006", peut-on lire dans le rapport.

La moitié de cette hausse est liée à une augmentation de plus de 19% de la production nucléaire chinoise.

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a écrit le 25/09/2020 à 10:12 :
Article assez incroyable ou on apprend entre autre: 'La production de nucléaire a en revanche diminué "d'environ 3%" sur la période, en réponse à la baisse de la demande'
Mais n'est-ce pas le BA-BA d'une filière de production d'électricité de répondre à tout moment à la demande? ce que peut faire le nucléaire ou les filières pilotables. A l'inverse si les énergies renouvelables et en particulier l'éolien ont progressé pendant cette période, cela veut dire que ces filières ont produit de l'électricité dont personne n'avait besoin entrainant une forte baisse des prix de marché et par voie de conséquence une perte de plus d'un milliard d'euros pour EDF obligé de racheter au prix fort cette électricité renouvelable même si la demande n'est pas au rendez-vous.
Vive l'intermittence et le caractère aléatoire de l'éolien: ça peut rapporter gros... enfin pas pour tout le monde!
a écrit le 24/09/2020 à 22:55 :
Il est qd même salutaire que la tendance de fond mondiale voit désormais la part de l'énergie renouvelable s'accroître, pandémie ou pas, au dépend des énergies à fort impact sur l'environnement comme le nucléaire (par ses déchets à confiner durablement) et surtout le thermique produit à partir du charbon (par la pollution au CO2 et l'empoisonnement de l'air ambiant par ses fumées).
Le nucléaire est plébiscité par très peu de pays, mais gros consommateurs de cette filière comme la France, la Chine, la Russie qui possèdent les technologies de très ht niveau pour le maitriser ( des compétences du reste difficiles à acquérir et à maintenir, comme le fiasco des chantiers EPR européens sous MEO française l'a montré).
Le nucléaire nécessite des investissements de LT considérables, incluant nécessairement le dementelement, le traitement et l'enfouissement des déchets qui engagent en général des opérateurs publics, seuls aptes à supporter de telles contraintes financières, sur des décennies.
Enfin, le nucléaire concentre des unités ponctuelles de très forte puissance de 900 à 1500 MW qu'il est particulièrement difficile de moduler notamment ds les périodes de chute de la dde, comme avec le Covid, qd ds l'industrie, des lignes entières de production grosses consommatrices de puissance électrique sont arrêtées ( sidérurgie, industrie chimique, chaîne de montage automobile, chantiers navals...) ou que le transport ferroviaire (en gde partie électrifié) tourne au ralenti.
Ds ces conditions, on met des réacteurs à l'arrêt et on équilibre le réseau avec d'autres sources plus modulables et réactives, turbines à gaz ou EnR.
A contrario, les EnR hors hydraulique présentent sur les 3 aspects évoqués (niveau technologique, aspect financier, modularité) tt le contraire des contraintes induites par le nucléaire.
Et dc, ils peuvent se diffuser rapidement ds les pays émergents ou développés à fort potentiel EnR, pour peu que la volonté politique y soit favorable.
On peut citer par ex le Maroc et son énorme potentiel solaire qui s'est résolument orienté vers la maîtrise complète des ctrales solaires géantes promises à un bel avenir, surtout avec la filière H2 verte naissante, mais également les Etats du Golfe ( malgré l'inauguration récente d'une ctrale nucléaire), pour le dessalement de l'eau de mer, sans oublier de nbreux Etats US, dt le Texas ( champion des énergies pétrolières dt les gaz de schiste) qui misent désormais sur leur fabuleux potentiel EnR.
Ds l'éolien, mis à part les sites offshore largement équipés de la Baltique et de la mer du N, on attend la mise en production prochaine des sites géants au large de l'Ecosse et bientôt au large des côtes françaises en Atlantique et en Manche.
Tout aussi prometteur est le revirement en cours des politiques australiens sur la formidable opportunité de faire de leur île ds qcqs années, un fournisseur incontournables d'H2 vert pour tte l'Asie, grâce à la mise en valeur du potentiel solaire du Bush, et du potentiel éolien des côtes sud et de l'île de Tasmanie.
Enfin, la Chine, 1er producteur mondial de panneaux solaires et de batteries électriques, mais aussi 1er pollueur mondial, se tourne résolument vers les EnR, en complément du nucléaire, pour réduire sa dépendance au charbon et respecter l'accord de Paris sur le climat, ds un contexte d'augmentation futur des besoins electriques.
a écrit le 24/09/2020 à 16:38 :
Sauf que s'il n'y a pas de nucléaire, c'est retour à la bougie. L'électricité nucléaire est incontournable. On peut le regretter, mais si on veut rester au même niveau de vie qu'actuellement il faut en passer par là.
a écrit le 24/09/2020 à 15:56 :
Image venant tout droit du 3ème millénaire ! Enfin ! Merci ça fait du bien. Maintenant cette provocation vis à vis du nucléaire est improductive au possible, ça ne sert à rien de jouer au jeu des trolls nucléaires qui sont rodés à désinformer depuis très longtemps maintenant, vous n'avez absolument aucune chance à ce jeu là.

Si vous êtes sûr de votre analyse, exposez là, ne vous perdez pas, surtout que de toutes façon le nucléaire il faudra faire avec, nous avons près de 60 réacteurs en activité en France, franchement il vaut mieux que ce domaine d'activité perdure et progresse même, De Gaules ne nous a laissé aucune alternative que de le conserver.

Espérons juste que ce secteur se réforme en profondeur et tant que vous verrons leurs trolls venir faire les malins sur les forums ce ne sera pas vraiment bon signe. Mais de grâce ne vous y mettez pas !

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