Nucléaire : le redémarrage de réacteurs à nouveau reporté

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Une grande partie du parc nucléaire français est à l'arrêt
Une grande partie du parc nucléaire français est à l'arrêt (Crédits : REUTERS/Regis Duvignau)
Alors qu'une part importante du parc nucléaire est à l'arrêt, les reports de réacteurs qui se multiplient relancent la crainte d'une rupture d'approvisionnement et font flamber les prix sur les marchés de gros.

Selon les données publiées sur le site de RTE, le gestionnaire du réseau français de transport d'électricité, EDF a reporté ce mardi le redémarrage du réacteur nucléaire Cruas 3 (900 MW), d'abord au 2, puis au 5 novembre. En revanche, EDF a démenti le report également indiqué sur le site de RTE concernant Buggy 4. "Contrairement à ce qui a été indiqué sur le site de RTE, le redémarrage de Bugey 4 est maintenu pour le 30 novembre", a déclaré à Reuters une porte-parole d'EDF. Quoi qu'il en soit, ces reports, dont les raisons ne sont pas précisées, interviennent alors que 20 réacteurs nucléaires, sur les 58 que compte l'Hexagone, sont à l'arrêt. Cela représente une puissance cumulée de 20,8 gigawatts, soit un tiers de la capacité de production d'électricité nucléaire française. Il y a un an, les réacteurs à l'arrêt pour maintenance représentaient une puissance de 14 GW seulement.

Outre la maintenance normale, certains réacteurs supplémentaires sont concernés à la demande de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) qui souhaite en examiner les générateurs de vapeur, suspectés de présenter une concentration excessive en carbone de leur acier.

Ces reports ne sont pas les premiers. Cela fait trois fois en une semaine que le redémarrage de Cruas 3 est repoussé, tout comme l'a été également Saint-Laurent 2.

La consommation électrique française très sensible aux températures

Les températures sont jusqu'ici restées particulièrement clémentes cet automne, mais à l'approche de l'hiver, et alors qu'on annonce un fort refroidissement dans les prochains jours, la crainte d'une rupture d'approvisionnement réapparaît. D'autant plus que la France, en raison de son fort taux d'équipement en chauffage électrique, est extrêmement thermosensible. Une baisse de 1°C des températures entraîne une consommation supplémentaire de 2400 MWh.

Il y a quelques jours, le PDG de EDF Jean-Bernard Lévy avait demandé au gouvernement la suspension de l'Arenh (accès régulé à l'électricité historique nucléaire). Ce mécanisme permet aux fournisseurs d'électricité alternatifs concurrents de l'opérateur historique de s'approvisionner à des tarifs régulés. La ministre de l'Energie Ségolène Royal n'a pas accédé à cette demande.

Mais les prix de l'électricité sur les marchés de gros, qui s'étaient effondrés depuis des mois (jusqu'à 26€ le mégawattheure) ont bondi ces derniers jours. Les prix pour une livraison en 2017 ont atteint un record sur le marché français, les prix spot à un jour s'établissant à 103€/MWh hier lundi 31 octobre.

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Commentaires
a écrit le 03/11/2016 à 15:25 :
" Une baisse de 1°C des températures entraîne une consommation supplémentaire de 2400 MWh." Une phrase qui ne veut rien dire. Agaçant ces articles de journalistes qui n'ont pas assimilé les bases du programme de physique de 3ème !
Soit on s'exprime en terme de puissance et il faut dire: une baisse de 1°C entraîne une augmentation de puissance de 2 400 MW (c.ad. 2 réacteurs et 1/2)
Soit on s'exprime en énergie consommée, dans ce cas, il faut obligatoirement y associer une DUREE; donc par exemple, 2 400 MWh pendant une heure.
Oui, programme de 3ème ! Vous avez dit bac +5 ?
Réponse de le 05/11/2016 à 15:17 :
Arrête d'écrire des évidences comme ça, tout le monde sait que MWh c'est pendant une heure et pas pendant 45 minutes.
a écrit le 02/11/2016 à 11:03 :
GEPE A RAISON L ERNERGIE ET LA BASE DE NOTRE ECONOMIE TOUS LES CONFLIES ENTRE PAYS SONT SOUVENT VOULUES POUR S ENPAREZ DES MATIERE PREMIERE DES AUTRES? / SAUF QUE MAINTENENT ONT SAIT QUE IL VAS Y AVOIR UNE LIMITE EN RESERVE DE SES MATIERES? ET QUE LE TOUS PETROLE ET SES DERIVES ET QUE LE TOUS CHARBONS CELA POLLUES LES HOMMES ET LES PLANTES AUX POINT QUE NOUS ALLONS VERS UNE CASTASTROSPHES HUMANITAIRE SANS PRECEDENT ? NOUS FABRIQUONS NOUS MEME NOTRE APOCALYPSE? ET QUE POUR RALENTIR CETTE ETAT DE FAIS CONSTATES PAR TOUS LE MONDE? ILS FAUT ABSOLUMENT ALLEZ VERS D AUTRES ENERGIES MOINS POLLUENTE ET PORTEUSE D ESPOIRS POUR L AVENIR DES JEUNES GENERATIONS QUI VIENDRONS APRES NOUS???///QELLE EPOQUE TERRIBLE OU DES IDIOTS DIRIGENT DES AVEUGLES/// WILLIAN. SHAKESPEARE///
Réponse de le 02/11/2016 à 15:27 :
je trouve votre orthographe très écologique,,vous pourriez encore économiser les lettres en supprimant celle que l'on ne prononce pas : du pur fonetique
GEPE A RAISON LENERGI e LA BASE DE NOTRE ECONOMI TOU Lé CONFLIE ENTRE PAY SON SOUVEN VOULU POUR S ENPARé Dé MATIERE PREMIERE Dé AUTRE? / SAUF QUE MAINTENEN ON SAI QUE IL VA Y AVOIR UNE LIMIT
a écrit le 02/11/2016 à 9:40 :
"on annonce un fort refroidissement dans les prochains jours"

Quoi !? Vous voulez dire qu'en hiver il ferait froid ??? Ben ça alors...

EDF a besoin d'argent à cause de la gestion catastrophique de sa partie nucléaire du coup ils ont trouvé ce moyen pour faire monter les prix, c'est opaque comme pratiques mais c'est ça le nucléaire.

Parce que bon cela fait maintenant très longtemps qu'il fait froid en hiver vous savez, il fait même de moins en moins froid depuis plusieurs années et la consommation de l'énergie durant ce laps de temps est sans cesse plus faible.

Le nucléaire coûte très cher et la chute des prix du pétrole ne peut que mettre en relief ces tarifs élevés.
a écrit le 02/11/2016 à 8:48 :
on voit bien la debilite du chauffage electrique.
On l a developpe en france car a une certaine epoque on ne savait pas que faire de notre electricite nucleaire et maintenant ca met le reseau a terre s il fait trop froid...
C est sur que faire chauffer un liquide, pour faire de l electricite (rendement au mieux de 20 %) pour la transporter a des centaines de km pour la transformer de nouveau en chaleur , c est quand meme tres con ...

Pour le reste, EDF doit etre content. avec ses centrales a l arret le sprix sont remonte et du coup il peut vendre l electricite qui reste plus cher ... Vu qu ils sont au bord de la faillite, c est pas a negliger
Réponse de le 02/11/2016 à 11:36 :
Le rendement d'une centrale thermique se situe plus autour de 30%.

Quant aux prix de l'électricité, non ça n'avantage pas EDF car ce sont ses moyens de productions qui sont à l'arrêt et qui font monter les prix. Donc EDF produit moins et est obligé d'acheter sur le marché à prix fort pour alimenter ses clients.
Réponse de le 02/11/2016 à 11:43 :
Quant à la "stupidité" du chauffage électrique, tout dépend de l'objectif que vous visez :

Si vous visez le meilleur rendement possible du système au global, alors oui le chauffage électrique est une mauvaise solution.

Si vous voulez diminuer vos émissions polluantes et améliorer votre indépendance énergétique, alors c'en est une bonne : En effet, même au pire moment du pire hiver, notre mix électrique est toujours constitué de minimum 80% d'hydraulique et de nucléaire, ce qui rend au minimum 2 fois meilleur le bilan carbone de l'électricité par rapport au gaz ou au fuel.
a écrit le 02/11/2016 à 8:44 :
coquille amusante. Meme si le reactuer qui merite le nom de Buggy serait plutot l EPR (flammanville+ finlande): cout qui ont epxlosé, retard de plusierus annees, montage de piece verolées (cf creusot loire) ...
a écrit le 01/11/2016 à 22:53 :
Voilà ! Ça ce n'est pas la bonne technique. Faible nucléaire. Que des incendies et dégâts. Même dans les parts nucléaire avec toutes leurs problèmes... Comparez Tihange et Doel (ville fantôme) un désastre après l'autre. Il faut agir maintenant. Notre parc nucléaire est trop vieux. Souvent même les constructeurs tirent la sonnette d'alarme. Ça caille partout dans les centrales. Allez! On doit augmenter la récolte du vent et du soleil, gratuitement et sans cher déchets et pollution malade et.. Le 16. Mai notre voisins allemands ont déjà produit assez d'énergie que avec le vent et le soleil - sans fossile et sans nucléaire ! Et ils développent leur réseau 'renouvable' et leur pouvoir de stockage continuent. Nous avons besoins aussi d'énergie
Réponse de le 02/11/2016 à 15:35 :
nos chers amis allemands produisent de l'électricité avec des centrales à charbon, ils polluent gravement le nord de l'Europe avec des tonnes de particules fines que l'on retrouve sur les voitures les fenêtres par vent de nord est comme aujourd'hui.
ce qui est vrai est leur potentiel de stockage de l'électricité mieux développé .
a écrit le 01/11/2016 à 22:07 :
Voilà !

Ça ce n'est pas la bonne technique.
Faible nucléaire.
Que des incendies et dégâts.
Même dans les parts nucléaire avec toutes leurs problèmes...

Comparez Tihange et Doel (ville fantôme) un désastre après l'autre.

Il daut agir maintenant.

Notre parc nucléaire est trop vieux. Souvent même les constructeurs tirent la sonnette d'alarme. Ça caille partout dans les centrales.

Allez! On doit augmenter la récolte du vent et du soleil, gratuitement et sans cher dégâts et pollution malade et..

Le 16. Mai notre voisins allemands ont déjà produit assez d'énergie que avec le vent et le soleil - sans fossile et sans nucléaire !

Et ils développent leur réseau 'renouvable' et leur pouvoir de stockage continuent.

Nous besoins aussi d'énergie !
Réponse de le 01/11/2016 à 23:32 :
L'électricité allemande est vendue aux particuliers environ deux fois plus cher que l'électricité française (tandis que les prix pour les industriels gros consommateurs sont à peu près identiques), et le bilan carbone de l'électricité allemande est environ 20 fois plus mauvais celui de l'électricité EDF.

Depuis 15 ans, les allemands ont investi environ 300 milliards d'euros dans des panneaux photovoltaïques, sans que cela n'ait un impact visible sur leurs émissions de CO2 (qui sont d'ailleurs reparties en légère augmentation en 2015).

À l'inverse, la construction de notre parc nucléaire (118 milliards d'euros) a permis de faire baisser de 1970 à 1990 d'environ un tiers les émissions de CO2 totales par français.

En gros, avec le nucléaire on a décarbonné l'électricité française presque autant que possible, tandis que les ENR n'ont eu quasiment aucun impact sur les émissions polluantes allemandes.
Réponse de le 02/11/2016 à 4:55 :
@ Bachoubouzouk : Faux : les 300 milliards d'euros c'est pour le programme énergies renouvelables allemand 1990/2050, pas juste le PV.

Les gains sont déjà de plusieurs dizaines de milliards en contrepartie dès à présent (par export de technos, machines outils, impacts positifs, réduction d'importations fossiles etc pour seulement 3,5 milliards investis par le gouvernement) donc coût très relatif vues les infrastructures à rénover.

Le prix de l'électricité inclus une taxe pour l'efficacité énergétique, les allemands sont ainsi devenus leader mondiaux en efficacité énergétique.

Ils n'ont pas de site de stockage des déchets nucléaires satisfaisants (mines salines) et le nucléaire coûte au total plus cher qu'en France.

Ils ont réduit leurs Ges de 29% de 90 à 2014 contre 17% seulement pour nous. Et nos émissions par personnes sont équivalentes aux leurs du fait des produits importés.

Les prix de leur énergie commence à baisser. Chez nous çà grimpe vite et pour longtemps encore. Eux ils n'ont pas nos risques nucléaires ni autant de déchets que nous d'une durée de plus de 100.000 ans.

Ils ont un problème de réseau entre le Nord et le Sud qui leur donne un retard très temporaire pour le moment.

Donc vous oubliez de regarder l'ensemble des données qui n'est pas aussi négatif que vous le prétendez et l'utilisation du charbon tant en Allemagne qu'en France a été accrue avec la baisse des prix de ce dernier. D'autant que l'Allemagne partait de bien plus loin que nous vue son histoire charbonnière et son industrie alors que nous avons plus de services.

En plus vos chiffres sur le coût du nucléaire en France n'incluent pas les recherches publiques et n'intègrent pas tout. On va encore payer beaucoup pour nos vielles centrales. Et un accident nous coûterait jusqu'à 1000 milliards d'euros par réacteur, super.
Réponse de le 02/11/2016 à 7:12 :
Réponse à Bachoubouzouc:

Vous êtes “bananer”?
Sûrement, à l’exception du rayonnement dangereux, peu de CO2 est produit dans l’exploitation d’un réacteur nucleaire.

Mais c’est l’idée fausse que le lobby de l’uranium nous dit !

Pour l'exploitation et la production de uranium on fabrique une très, très grosse quantité de CO2 et en outre on détruit des règions entiers (comme dans le Canada, l’Amérique du Sud).
Et en plus on fabrique une vaste quantité de CO2 pour l’élimination et le stockage des déchets nucléaire (en prepare des milliards cbm de béton pour la èrection des profonds tunnels et des voies de transport). Et les déchets restent à long terme et causent des dommages de santé connus.

En bref, tout le monde le sait: la production d’énergie par des centrales èoliennes, hydroélectriques, et solaire fabriquent aucun CO2 - et surtout pas des déchets radiant.

Les constructeurs des réacteurs nucléaires ont prévu la duree des réacteurs sur 25 ans. Une extension de la maturité a plus de 30 ans c'est «la roulette russe » près de suicide. La probabilité d’une crise nucléaire (par le Stochastique/Karlmoggarov) d’une ““incendie supérieure”” est plus sur que à gagner à la loterie !
Et qui a des conséquences graves dans les régions densément peuplées.
Réponse de le 02/11/2016 à 12:29 :
@ Mines Paristech :

1) Je vous l'ai déjà dit : Votre pseudo est une marque déposée, et je doute que vous vous exprimiez au nom de cette école...

2) L'installation d'éoliennes en Allemagne a commencé dans les années 90, avec une puissance installée d'environ 7GW en 2000. Autrement dit une puissance négligeable avant 2000. C'est après 2000 qu'elle est montée jusqu'à pratiquement 40GW aujourd'hui. Et l'installation de PV a commencé dans les années 2000, pour atteindre 35GW aujourd'hui. Donc la "transition énergétique allemande" s'est déroulé pour l'essentiel entre 2000 et aujourd'hui.

3) Durant la mise en service du parc nucléaire français, de 1980 à 1990, les émissions de CO2 par habitant sont passées de 9,6t par français en 1980 à 6,42t en 1990, soit une baisse d'environ 35%.

Tandis que durant la "transition énergétique allemande", que l'on prenne la période 1990-aujourd'hui ou 2000-aujourd'hui, les émissions de CO2 allemandes ont baissé dans les mêmes proportions que les émissions françaises (environ -20% de 1990 à aujourd'hui), bien que les allemands partent de beaucoup plus haut.

La transition énergétique allemande n'a eu donc aucun impact :

https://www.google.fr/publicdata/explore?ds=d5bncppjof8f9_&met_y=en_atm_co2e_pc&idim=country:FRA:ESP:ITA&hl=fr&dl=fr#!ctype=l&strail=false&bcs=d&nselm=h&met_y=en_atm_co2e_pc&scale_y=lin&ind_y=false&rdim=region&idim=country:FRA:DEU&ifdim=region&hl=fr&dl=fr&ind=false

Et cela se comprend : Avec 118 milliards d'euros d'investissement pour sa construction, le nucléaire français a pris en charge plus de 70% de notre mix électrique. Tandis que le PV et l'éolien allemand, malgré des investissements bien supérieurs, n'assurent aujourd'hui que 20% du mix énergétique allemand. Tandis que les fossiles (dont la très polluante lignite) continuent d'assurer la moitié de leur production électrique.
a écrit le 01/11/2016 à 18:02 :
Une méthode comme une autre pour faire pression sur notre pays, et bien rappeler l'importance du nucléaire au prochain president de la republique..... Je reste partisans d'une transition energetique, mais actuellement notre pays ne peux pas ce passer de l'atout du nucleaire.... Quoi qui soit dit , cette énergie reste tres économique et nous laisse indépendante des fluctuations du prix des matières première... ( gaz, pétrole).... Nous devons envisager le passage a des centrales plus performante, de génération suivants, plus sûr et plus efficace en rendement ..... Continue a develloper une énergie de substitution ( géothermie, eoliene Maritime, hydroélectrique ).
a écrit le 01/11/2016 à 16:54 :
Il y a quelques mois EDF était agonisant en raison de prix de gros européens de l'électricité trop bas. Aujourd'hui ils crèvent les plafonds parce qu'un tiers du parc électronucléaire français est à l'arrêt, prouvant que celui-ci est indispensable à l'équilibre du système européen. Ceci nous donne un avant goût de ce qui se passerait si la loi de transition énergétique était un jour appliquée (1/3 des réacteurs arrêtés, c'est grosso modo ce qu'il faut pour ramener le nucléaire de 75 à 50% de la production électrique française). Si la France ne veut pas perdre l'un de ses rares avantages compétitifs, une électricité peu coûteuse, il faut revenir sur la loi de transition énergétique et encourager EDF à commencer à construire de nouveaux réacteurs pour remplacer les plus anciens.
Réponse de le 01/11/2016 à 20:48 :
D'ors et déjà le coût de production de l’énergie nucléaire à partir du parc existant est supérieur a celui des énergies renouvelables dont le cout de production s'est effondré (entre 2009 et 2014 -50% pour léolien, -75% pour le solaire). Et on n'est pas au bout de l'innovation dans ce domaine.

Ajoutons les frais de carénage prévus (50 milliards), ceux de stockage (bure 35 milliards) de démontage des centrales en fin de vie (on ne sait pas trop mais au moins 60 milliards) et que chaque nouvelle installation EPR coute au moins 10 milliards.

Et puis c'est bête, on sur-produit en été et on vend à perte sur un marché excédentaire et en hiver on se retrouve obligé d'importer au prix fort. Pas top comme cas de figure, non?

Ce que je constate c'est qu'avec 200 milliards on a des marges énormes d'amélioration de l'existant et de développement de ressources propres.
Réponse de le 01/11/2016 à 23:22 :
@ compétitivité ?

Ce que vous dites est faux. Le coût de production du parc nucléaire historique français tourne autour de 50€/MWh tout compris. Celui du PV est compris en 70 et 260€/MWh, celui de l'éolien tourne autour de 90€/MWh, et ce sans que le coût de l'intermittence de ces deux énergies ne sont inclus.
Réponse de le 02/11/2016 à 9:42 :
@competitivite ? Site de stockage de Bure et démantèlement des anciennes centrales, de toute façon il faudra les faire, donc même si on arrêtait le nucléaire ça impactera le coût futur de l'électricité, quelle que soit la façon dont elle est produite. Quant au coût de démantèlement, il est parfaitement connu, une centrale PWR quasiment identique à nos réacteurs a été démantelée aux USA, celle de Maine Yankee, et ça a coûté 700 millions de $. Même en prenant en compte que tout est plus cher en France qu'aux USA, vos 60 milliards paraissent surestimés. Quant à la dérive des coûts des EPR de tête de série (les 2 finlandais et celui de Flamanville), n'oublions pas qu'il a fallu reconstruire un savoir faire perdu (on n'a pas construit de réacteurs pendant plus de 15 ans) et on peut espérer raisonnablement que les suivants bénéficieront d'un effet de série.
Et même si un EPR coûte 10 milliards, n'oublions pas qu'il produit, même sur la base d'un MWh vendu 50€, même en limitant sa durée de vie à 50 ans et même en ne tablant sur un taux de disponibilité que de 70%, pour 23 milliards d'électricité.
a écrit le 01/11/2016 à 12:55 :
Voila une occasion de montrer que l'énergie est nécessaire et que cela mérite de reconnaitre un niveau de prix correspondant à l'utilité de l'énergie. L'énergie est à la base du développement de l'économie.

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