Industrie : la confiance des chefs d'entreprise au plus haut

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L'année se termine sur une note très positive pour le secteur manufacturier français, a affirmé Alex Gill, économiste chez IHS Markit, cité dans un communiqué.
"L'année se termine sur une note très positive pour le secteur manufacturier français", a affirmé Alex Gill, économiste chez IHS Markit, cité dans un communiqué. (Crédits : REUTERS/Stephane Mahe)
La croissance de l'activité dans le secteur manufacturier s'est encore accélérée en décembre en France. Elle affiche son rythme le plus élevé depuis plus de 17 ans selon les résultats définitifs de l'enquête mensuelle d'IHS Markit auprès des directeurs d'achats publiée mardi.

L'industrie française a retrouvé quelques couleurs en 2017. Selon un communiqué du cabinet Markit publié ce mardi 2 janvier, la croissance du secteur manufacturier a atteint son plus haut niveau depuis 17 ans, soutenue par une forte demande. Et cette situation devrait se maintenir pour 2018 selon les spécialistes.

La confiance au plus haut depuis 2012

Le moral des chefs d'entreprise du secteur industriel s'améliore. Après des années de morosité, la confiance des entreprises industrielles se renforce et atteint son plus haut niveau depuis juillet 2012, date du début de la collecte des données pour cet indicateur. Les répondants à l'enquête du cabinet Markit ont également expliqué qu'ils avaient bâti leurs perspectives de croissance pour 2018 sur une hausse des investissements.

Une croissance soutenue

L'industrie a ainsi conclu l'année 2017 "sur des bases solides", avec une production et les effectifs des fabricants "affichant leurs plus fortes croissances depuis le milieu de l'année 2000, soutenues par la plus forte expansion du volume des nouvelles commandes depuis sept ans".

"L'expansion du secteur repose sur une demande robuste sur le marché intérieur et sur les marchés à l'export, une tendance contribuant aux plus fortes croissances de la production et de l'emploi enregistrées" depuis le début des années 2000, a souligné Alex Gill, économiste chez IHS Markit.

L'indice calculé par Markit a ainsi mis en avant "la plus forte croissance de l'emploi depuis plus de 17 ans en décembre", le volume du travail en attente ayant continué d'augmenter pour cette fin d'année. L'augmentation du volume des ventes a ainsi entraîné une nouvelle hausse marquée de la production.

En parallèle d'un raffermissement de la demande, les fabricants français ont augmenté leur activité d'achats en décembre dernier, le taux de croissance du volume des achats atteignant en outre son plus haut niveau depuis avril 2011. Cette tendance créant des tensions sur les chaînes de distribution, les répondants signalent le plus fort allongement des délais de livraison de leurs fournisseurs depuis mars 2011.

Des perspectives encourageantes

Outre une confiance retrouvée et des carnets de commande bien remplis, les projections d'activité pour l'année à venir semblent montrer des signes encourageants. Pour l'expert Alex Gill :

"Tout semble prédire un maintien de la croissance au cours de l'année 2018, comme en témoigne notamment la nouvelle hausse soutenue des arriérés de production et le plus fort degré de confiance signalé dans le secteur depuis le lancement de l'enquête."

Un poids économique en berne

Malgré la bonne santé de tous ces indicateurs, le poids de l'industrie dans l'économie française continue de décliner. Selon de récents chiffres de la direction générale de l'entreprise, le poids de l'industrie(*) dans l'économie française est passé de 16,5% à 12,5% du produit intérieur brut entre 2000 et 2016.

> Lire aussi : Industrie : un poids économique toujours plus faible

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Statista croissance manufacturière

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(Un graphique de notre partenaire Statista)

Du côté du personnel, si la France comptait 2,8 millions de salariés dans l'industrie manufacturière (soit 11,1% de l'emploi salarié total) à la fin du second trimestre 2017, toutes les régions, sauf l'Occitanie et la Corse, ont connu des destructions d'emplois entre 2010 et 2016. Et ce déclin de l'emploi industriel a lieu alors que pour la première fois depuis 2009,  les ouvertures de sites industriels ont été nettement plus nombreuses que les fermetures en France sur les huit premiers mois de l'année 2017, d'après les derniers chiffres du cabinet Trendéo.

Par ailleurs, le gouvernement a annoncé la récente nomination d'un délégué aux restructurations d'entreprises. Il sera chargé d'épauler le ministre de l'Economie Bruno Le Maire pour "prévenir les risques de fermetures de sites et accompagner les industries" ainsi que pour "préparer l'avenir industriel de la France". Mais cette nomination, qui s'ajoute à la mise en place d'un conseil national de l'industrie, suffira-t-elle à relancer une filière en déclin depuis plusieurs décennies ? 

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(*) Industrie manufacturière, industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets et dépollution.

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Commentaires
a écrit le 03/01/2018 à 22:27 :
C'est merveilleux, nous allons pouvoir trasformer ces feignants de chômeurs en intérimaire. La France est sauvée!
a écrit le 03/01/2018 à 9:35 :
Effectivement, très ordinaire ,et même basique !!! Enfin, tout le monde ne peut pas être au même niveau ,et même au niveau le plus élémentaire...
a écrit le 02/01/2018 à 22:59 :
Rien de nouveau, sauf que ce pouvoir de larbins entend s'acharner sur les plus faibles tout en laissant une liberté totale aux "puissants" ! Depuis que je m'intéresse à la politique, je n'avais jamais vu encore une telle coterie, constituée d'individus plus vils et abjects les uns que les autres, des Thénardiers cyniques et cupides, méprisants et impitoyables avec les pauvres, rampants et flagorneurs devant les ultrariches et les puissants!

Rappelons les propos entre les deux tours de la présidentielle d'un des mentors de l'actuel "résident de l'Elysée" considérant qu'une fermeture d'usines n’était qu'une "anecdote" !
a écrit le 02/01/2018 à 21:44 :
La France ne devra son salut qu' au Frexit, le constat du FMI est implacable, I' l' euro est trop fort pour le pays et comme pour la plupart des pays du sud. Vouloir claquer les acquis sociaux au prétexte de réformes conduit à la paupérisation inévitable des couches sociales et ne permettra en aucun cas le changement que nous vendent au quotidien les euro mondialistes béats ...

La propagande organisée profite aux multinationales et aux banquiers complices des politiques qui se cooptent entre eux, se soutiennent et in fine "passerellent" dans une valse à trois temps tout à fait édifiante.

http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2017/07/28/20002-20170728ARTFIG00249-l-euro-est-trop-fort-de-68-pour-la-france-et-trop-faible-de-18-pour-l-allemagne-selon-le-fmi.php
Réponse de le 03/01/2018 à 9:32 :
Complètement irrationnel !! J'espère que vous êtes sur le US dollar pour tenir des propos aussi dénués de sens... Ou autrement ,mon pauvre, vous allez souffrir avec des idées pareilles !!!
Réponse de le 03/01/2018 à 20:46 :
@maduf Souffrir, pourquoi, c' est vous qui souffrez pour l' instant avec votre statut -ou futur statut- de chômeur français ..

Si le chômage n’a pas baissé une seule fois en 7 ans, alors que le démantèlement de toute notre législation sociale bat son plein et que le patrimoine public est vendu à l’encan, c’est donc bien que les raisons de la montée inexorable du chômage ne se situent pas là où la Commission européenne, la BCE et « L’RPS » (nouveau surnom de « UMPS ») nous disent qu’elles se situent.

Comme le savent tous les adhérents et sympathisants de l’UPR, les vraies raisons du chômage sont dues aux traités européens, qui interdisent toute protection des marchés et qui autorisent toutes les délocalisations industrielles en mettant en concurrence frontale les salariés français avec les salariés de pays où l’on gagne 15 à 20 fois moins.

La prétendue « construction européenne » détruit le tissu économique français. l’article du Figaro du jour vient de le confirmer et de confirmer implicitement que la seule solution est bien de sortir de l’Union européenne et de l’euro.

Article à lire ici : http://www.lefigaro.fr/economie/le-scan-eco/decryptage/2015/06/01/29002-20150601ARTFIG00003-en-sept-ans-le-chomage-n-a-pas-baisse-une-seule-fois.php
Réponse de le 04/01/2018 à 1:19 :
@gedeon
La date de votre article "du jour" du figaro apparait clairement dans l'URL.
Bref votre article date de 2 ans et demi, et le chômage a baissé depuis (mais pas suffisamment loin de là).
a écrit le 02/01/2018 à 20:46 :
La confiance revient et c’est une bonne nouvelle, mais il faudrait que les investissements suivent ainsi que la modernisation des outils de production.
Certes les volumes sont en baisse tout comme les emplois, mais c’est la suite logique de l’automatisation et le phénomène devrait s’accentuer.
Ceci dit, avant d’accuser les voisins, l’UE, R2D2 ou les martiens, mieux vaut lire les analyses de l’INSEE : https://www.insee.fr/fr/statistiques/2654972
A savoir qu’il y a la concurrence mondiale (et ce n’est pas nouveau) et que dans un contexte identique les Allemands s’en sortent très bien.
Pourtant les gains de productivité sont équivalents : http://www.strategie.gouv.fr/publications/comprendre-ralentissement-de-productivite-france
Pour voir les tendances depuis 1995, des tableaux et classements complets datant de 2015 mais les tendances et les proportions sont déjà là : 2-27102016-AP-FR.pdf. du 27/10/2016.
En termes de valeur ajoutée brute dans l’industrie en 2015 la France était classée 23e sur 28. Voir aussi les parts "emploi activité".
Réponse de le 02/01/2018 à 21:51 :
En gros il vaut mieux suivre votre valeur étalon et la presse subventionnée par l' UE qui vendent à Macron la feuille de route de Bruxelles ou GOPE dénoncés durant la campagne par le seul parti indépendant financièrement et idéologiquement, l' Upr ...?

https://www.contrepoints.org/2017/08/31/297780-bruno-roger-petit-presse-subventionnee-jusqua-lecoeurement
a écrit le 02/01/2018 à 18:43 :
Les trois derniers résidents de la République pro Ue ont décimés l' industrie qui décline depuis Maastricht, Vous en doutez ? Observez cette vidéo très analytique du responsable économique de l' UPR, CH GALLOIS qui date précisément le problème et apporte la solution ...
https://www.youtube.com/watch?v=W1GR1QWplUM
a écrit le 02/01/2018 à 17:49 :
Industrie : la confiance des chefs d'entreprise au plus haut

en effet, nous allons pouvoir fermer nos usines désuètes vétustes en France et virer les salariés en France ...

puis aller dans les pays à bas coûts de l'europe des duperies en Pologne en Tchéquie en Hongrie pour toucher les aides financières massives de Bruxelles (l'argent des contribuables Français) construire de nouvelles usines ultra modernes avec les machines outils les plus performantes

pour revendre nos productions en France et laisser les bénéfices en route dans un pays européen traitre genre Luxembourg qui va bien ou au Liechtenstein ... ou dans une Ile vierge britannique ou ailleurs...

la vie va être belle
Réponse de le 02/01/2018 à 20:48 :
Elle l' est déjà et en grande partie pour les raisons que vous évoquez, pour plus sourcé et documenté, voyez plus haut !
a écrit le 02/01/2018 à 17:05 :
Chef d entreprise avec un seul salarié ( sa femme) peut etre ou sa maitresse ??
Réponse de le 02/01/2018 à 17:52 :
😂
Manipulation & provocation
Aucun métier n’est sot
C’est vrai que ceux qui roule en Porsche sont des DG de groupes qui se remplissent les poches en VA pendant qu’ils font bosser les ignorants à 9 euros l’heure

C’est de l’esclavagisme moderne je propose que l’etat Taxe ces groupes à fois 300 ... ça serait un bon début non ?

Ça vaux votre provoc à 1 sous pile et face aussi con l’un que l’autre ?
a écrit le 02/01/2018 à 16:28 :
Mais jusqu'à quand les économistes de bazar vont-ils continuer à répéter des choses fausses !!!! Le poids de l'industrie en France, ce n'est pas 12%, c'est 19,7% du PIB en valeur ajoutée !! Voyez le chiffre de la Banque Mondiale !! Ces 12%, c'est plus ou moins l'emploi industriel, mais certainement pas le poids de l'industrie dans le PIB !!! Et en plus, c'est en VA, ce qui ne reflète que très peu la production réelle !! Ainsi, la valeur de la production industrielle en 2015, c'était d'après l'Insee, € 894 Milliards... Ce qui est considérable et beaucoup plus significatif !! Bon, vraiment marre de la desinfo par incompétence, ignorance ou manipulation ( sans doute les 3)....
a écrit le 02/01/2018 à 15:26 :
l'indicateur PMI Composite (services + industrie) de Markit est encore plus élevé (60), supérieur à ceux de la zone Euro et de l'Allemagne. celui des USA est à 53. 55 au UK.
la part de l'industrie dans le PIB/dans l'emploi baisse comme au niveau mondial.
les services se développent dans l'industrie. et des emplois/activités sont externalisés, devenant des services mais restant liés à l'industrie.
Trendeo disait dés 2016 qu'il y a une tendance à la réindustrialisation. et cela fait un bout de temps que la France est le 1er pays européen pour l'accueil des investissements industriels étrangers (EY, Business France).
Réponse de le 02/01/2018 à 15:54 :
Ça serait bien une réindustrialisation en France avec les «  produits performants » mais avec 0 déchets
Cette réindustrialisation il faudrait le faire en parallèle à des formations en entreprise pour épurer la masse des chômeurs .
Réponse de le 02/01/2018 à 16:29 :
@gfx : tout à fait exact. Voyez mon mail.
Réponse de le 02/01/2018 à 19:42 :
Investissements industriels, où en regard de ce qui est parti ..??

Ou investissements financiers par effets LBO et prise de participation cad dépeçage du reste ....

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