Offre sur Draka : le match Prysmian-Xinmao continue

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Le groupe chinois Xinmao soumettra son offre sur Draka d'ici au 14 février, tandis que Prysmian lancera la sienne en janvier. Draka dit s'en tenir pour l'heure à l'offre de Prysmian.

Xinmao a fait savoir ce lundi qu'il comptait soumettre une offre sur Draka d'ici au 14 février, après avoir bouclé la phase de consultation des comptes, concédant toutefois que le calendrier de l'offre concurrente de l'italien Prysmian pouvait encore faire échec à son projet. "Après nos discussions constructives avec la direction de Draka, je suis plus convaincu encore que Draka prospèrera au sein du groupe Xinmao, avec l'expertise de la direction de Draka et de la direction de Xinmao", a déclaré le président de Xinmao, Du Kerong, dans un communiqué.

Le groupe chinois Xinmao a fait irruption en novembre avec une offre très largement supérieure à celle du groupe italien, mais les investisseurs demeurent sceptiques au sujet du groupe chinois, qui affirme que son offre n'aboutira sans doute à aucun licenciement chez Draka et qu'il n'y aura pas non plus de relocalisation ou de fermeture de sites.

Le fabricant italien de câbles Prysmian a de son côté réaffirmé ce lundi qu'il comptait lancer début janvier son offre sur Draka. Le groupe cible a d'ailleurs accepté l'offre en numéraire et en titres de Prysmian, qui valorise le spécialiste néerlandais des câbles à 833 millions d'euros. Il avait auparavant rejeté une offre de 15 euros par action de Nexans.

Un porte-parole de Draka a déclaré lundi que l'offre de Xinmao n'était pas encore officielle et que son groupe s'en tenait pour l'heure à celle de Prysmian qui, s'il réussissait l'opération, deviendrait le numéro un mondial du secteur.

Selon la législation néerlandaise, Xinmao avait jusqu'à ce lundi pour dire s'il formulerait officiellement une offre.

Le groupe chinois, qui propose 20,5 euros en numéraire par action - soit environ 1 milliard d'euros -, affirmait jusqu'alors qu'il devait être pris au sérieux mais Draka avait émis des doutes sur le financement de l'opération et l'accord des autorités chinoises. De nombreux banquiers et consultants ont relayé ses doutes ces dernières semaines, en raison notamment de l'absence d'expérience internationale de Xinmao.

Xinmao a précisé lundi matin que la signature d'un protocole de fusion entre les deux sociétés n'était plus une condition pour obtenir un financement bancaire. Il a dit par la suite disposer d'un engagement financier de 1,1 milliard d'euros de la part de la Minsheng Bank. "La direction de Drakka veut être sûre à 100% que l'offre de Xinmao tient la route, étant donné qu'ils ont accepté l'offre de Prysmian", a expliqué à Reuters Joseph Krant, de Catalyst Advisors, qui conseille Xinmao.
L'offre est conditionnée à l'apport de 75% des actions ordinaires de Draka ainsi qu'au remplacement des membres du directoire et du conseil de surveillance du groupe néerlandais, a encore dit le groupe chinois.

Rallier le soutien de l'investisseur Flint Beheer, un fonds qui détient 48,5% du capital de Draka sera également déterminant pour imposer sa candidature. Le fonds n'était pas joignable pour commenter ces informations mais Xinmao s'est dit toutefois confiant quant au soutien de Flint Beheer. "Il y a plus de 50% de chances que Xinmao remporte cette opération (...) On ne dit jamais à qui on va céder ses titres mais si Xinmao peut donner des garanties, nous pourrions entrevoir un dénouement", commente Jack Jonk, de Delta Lloyd Asset Management, qui déteint entre 2% et 3% de Draka.

Xinmao estime enfin que son offre ne soulève pas de problème de concurrence dans la mesure où il n'a aucune activité en Europe.

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