Procès de l'UIMM : deux ans de prison avec sursis requis contre Gauthier-Sauvagnac
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Deux ans de prison avec sursis et 250.000 euros d'amende. Voilà la peine requise après deux semaines de procès, ce lundi 21 octobre, par le parquet de Paris à l'encontre de Denis Gautier-Sauvagnac, l'ancien dirigeant de l'UIMM (Union des industries et des métiers de la métallurgie).
L'ex-patron, poursuivi pour "abus de confiance" et "travail dissimulé" est le principal prévenu dans l'affaire de "la caisse noire", qui a empiété la réputation de la fédération patronale de métallurgie.
Une peine de huit mois de prison avec sursis a été requise contre Dominique de Calan, l'ancien délégué général adjoint de l'UIMM. Le parquet a également requis six mois de prison avec sursis contre Dominique Renaud, la responsable du service comptable, et Bernard Adam, l'ancien directeur administratif de l'organisation. La procureur a réclamé une amende de 150.000 euros à l'UIMM en tant que personne morale.
Le procès des caisses noires doit permettre de déterminer où sont passés les 16 millions d'euros retirés en liquide entre 2000 et 2007 des caisses de l'Epim (Entraide professionnelle des industries et des métaux), une structure d'entraide créée en 1972 par l'UIMM pour apporter "un appui moral et matériel" à ses adhérents victime d'un conflit du travail.
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Le 14 octobre, Denis Gautier-Sauvagnac a affirmé, à la barre du tribunal correctionnel de Paris, que cet argent avait permis d'acheter la paix sociale en étant reversé à plusieurs syndicalistes. L'ancien patron a toutefois refusé de révéler leurs identités. "Je ne peux trahir la confiance que m'ont fait ces personnes", avait-t-il déclaré.
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