Semi-conducteurs, acier, coton..., la crise d'approvisionnement va durer (Bercy)
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La ministre de l'Industrie a annoncé plusieurs mesures de soutiens complémentaires aux industriels alors que les tensions sur les approvisionnements de composants et de matières premières semblent s'inscrire dans le temps. Agnès Pannier-Runacher a réuni, mercredi, six fédérations professionnelles avec le président de France Industries pour faire le point sur la situation.
Six filières sont touchées par les tensions liées aux approvisionnements : l'automobile, l'agroalimentaire et le bâtiment pour la partie client, et l'électronique, la métallurgie et la chimie pour la partie fournisseur.
Cette crise est liée un goulet d'étranglement entre une reprise très forte post-confinement, doublé d'un effet de restockage, tandis que les capacités de production ne sont pas dimensionnées pour une telle demande. La ministre a rappelé que cette crise est aggravée par les difficultés du fret maritime.
Parmi les matières et composants qui sont touchés par cette crise, la ministre a cité les semi-conducteurs, des intrants chimiques, le plastique, la pâte à papier, le bois et le coton.
La ministre a voulu effectuer un point d'étape sur le plan d'action mis en place par le gouvernement pour juguler cette crise. Un premier plan avait été mis en place il y a trois mois pour les semi-conducteurs dont la pénurie touche sévèrement l'industrie automobile. Puis un plan d'action sur les autres "intrants critiques" a été lancé il y a un mois.
Agnès Pannier-Runacher a admis que ces tensions pourraient durer jusqu'à la fin de l'année avec un pic probablement au coeur de l'été. La crise des semi-conducteurs, elle, se prolongera jusqu'à la fin de l'année, là où les experts annonçaient il y a peu pourtant que son pic culminerait à la fin du premier semestre.
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Cette crise va se traduire pas un allongement des délais de livraison, mais aussi par une inflation des prix des matières premières. Sur les emballages, elle a estimé que cette hausse pourrait s'élever à 6%, mais qu'elle pourrait atteindre 50 à 80% sur l'acier ou l'aluminium.