Le magasin automatique, avenir du commerce de détail ?
Patrick Cappelli
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En janvier 2018, Amazon a ouver tau public, au pied de son QG de Seattle, sa première supérette entièrement automatisé.
Reuters
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En janvier 2018, Amazon a ouver tau public, au pied de son QG de Seattle, sa première supérette entièrement automatisé.
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Coup de tonnerre dans le monde du retail ce 5 décembre 2016 : Amazon ouvre au pied de son QG de Seattle sa première supérette entièrement automatisée, Amazon Go. Un test, d'abord réservé à ses employés, étendu au consommateur lambda le 22 janvier 2018. Les possesseurs de l'appli Amazon reliée à un moyen de paiement peuvent désormais attraper leurs achats sur les étagères et ressortir sans autre forme de procès. Les nombreuses caméras fixées au plafond et les capteurs placés sur les étagères enregistrent les caractéristiques des produits qui sont débités directement sur le compte du shopper. Une facture détaillée est ensuite envoyée sur sa boîte mail. « Le passage en caisse est l'irritant suprême pour le consommateur. Les supprimer élimine ce problème et allège nettement les coûts d'exploitation », rappelle Philippe Moati, fondateur de l'ObSoCo. Après Seattle, dix autres supérettes sans caissières ont ouvert à San Francisco, Chicago et New York. L'e-commerçant a néanmoins dû modifier son système de paiement et accepter les espèces suite à des accusations de discrimination à l'égard des consommateurs pauvres non bancarisés.
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Ce qui n'empêche pas Jeff Bezos de voir grand : selon Bloomberg, il pourrait ouvrir pas moins de 3.000 Amazon Go aux États-Unis d'ici à 2021, principalement dans les centres urbains où vit sa clientèle de jeunes gens pressés dotés d'un fort pouvoir d'achat. Un chiffre qui ferait d'Amazon une des principales enseignes américaines de convenient stores (magasins de proximité). Une stratégie onéreuse : Bloomberg évoque un million de dollars par magasin, soit 3 milliards pour les 3 000 à venir. Mais avec une valorisation de près de 1000 milliards de dollars, un chiffre d'affaires 2018 de 232,9 milliards de dollars (+ 31 %) et un bénéfice net de 10,1 milliards, Amazon n'a pas de souci d'argent. Walmart, numéro un mondial de la distribution, a répliqué avec son propre concept. Présenté le 25 avril dernier, l'Intelligent Retail Lab (clin d'oeil à l'acronyme IRL, « in real life » soit « dans la vie réelle » par opposition au tout digital d'Amazon) est situé à Levittown dans l'État de New York.
Patrick Cappelli
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