Pour la Cour des comptes, la SNCF doit continuer à supprimer des emplois

 |   |  428  mots
(Crédits : Christian Hartmann)
La SNCF, bientôt transformée en plusieurs sociétés anonymes, "devra dans les années à venir" continuer à supprimer des emplois "au même rythme" qu'en 2017, estime la Cour des comptes dans un rapport publié lundi 18 novembre.

Pour la Cour des comptes, c'est clair : la SNCF va devoir dégraisser ses effectifs en  continuant à supprimer des emplois "au même rythme" qu'en 2017 (-2.000 postes équivalent temps plein), estime l'institution dans un rapport publié ce lundi 18 novembre. Le groupe public ferroviaire (GPF) est "confronté à une évolution majeure" avec la réforme ferroviaire, votée en 2018: fin du recrutement sous statut de cheminot et passage en sociétés anonymes au 1er janvier, "ouverture progressive à la concurrence" du transport intérieur de voyageurs, "exigence par l'État d'une plus grande performance économique", souligne la Cour dans son rapport.

"Ces évolutions nécessitent des transformations profondes" de la politique des ressources humaines du groupe pour "permettre une meilleure productivité du travail, une plus grande maîtrise de la masse salariale et une adaptation du modèle social historique", considère la Cour.

Les effectifs du GPF ont fondu de 6.000 postes équivalent temps plein (ETP) "entre 2012 et 2017" (soit 1.200 par an en moyenne), mais "cet effort" a souffert d'une "mise en œuvre trop lente des programmes de transformations technologiques (notamment pour SNCF Réseau)", des demandes des autorités organisatrices de transport (régions, État) pour davantage de trains et de services, ainsi que du "recours important" à l'intérim et aux heures supplémentaires, déplore la Cour.

Renégociation de l'accord d'entreprise sur l'organisation du travail

Toutes les entreprises du groupe devront réduire leurs effectifs, relève-t-elle, en notant que ces dernières années, l'effort a été "porté principalement par SNCF Mobilités" (trains et gares) et "dans une moindre mesure" par la holding de tête du groupe, tandis que les emplois progressaient chez SNCF Réseau (gestion des circulations, maintenance des voies ferrées). Alors que SNCF Réseau devait "réduire (s)es effectifs avec l'externalisation" de travaux, "le nombre de personnels dans les métiers infrastructure ne fait que croître", épingle la Cour.

Pour améliorer sa productivité, le groupe "devra nécessairement" renégocier l'accord d'entreprise sur l'organisation du travail, note-t-elle, en pointant "l'inadaptation des règles" à certains métiers et activités, ainsi que "le sous-emploi de certains personnels". Le GPF devra aussi "développer la polyvalence" des agents, prône la Cour, qui critique des accords nationaux ou locaux pesant sur la productivité du travail (compte épargne temps, forfait jours, usages locaux...).

En termes de rémunérations, "l'urgence" est "de revoir les règles de progression de carrière" et de "réduire l'automaticité" des hausses de salaires pour pouvoir maîtriser la masse salariale, juge la Cour.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 19/11/2019 à 14:13 :
Moi je commencerai par supprimer la cour des comptes, inutile à tous écarts, qui coute très cher et totalement improductif. Ces gratte papiers cravatés feraient bien mieux d'injecter le budget qui leur est alloué dans des choses utiles pour la majorité des contribuables. Ce serait bien plus judicieux.

Tous ces rapports, on s'assoie dessus, on en a rien à faire.....
a écrit le 19/11/2019 à 12:53 :
URGENT D'EN FINIR avec cette Europe là, NEOLIBERALE, que les Macron de tous bords utilisent pour justifier leur idéologique casse des services publics, ICI celle de la continuité territoriale non polluante , non pétrole et égalitaire que représentait le service public du train, construit par la nationalisation et la réunification des sociétés capitalistiques inefficaces. La privatisation par la vente à la découpe de la SNCF est l'organisation de son inefficacité pour justifier sa destruction.
a écrit le 19/11/2019 à 9:42 :
J'ai touché directement l'intérêt du déficient mental qui me troll, je ne veux pas aller sur ce terrain là, celui du seul ressentiment, détestant l'hystérie, subjective par définition donc vous supprimez mon commentaire afin que je ne prenne pas le risque que le psychopathe du clavier qui trône ici vienne directement frapper chez moi pour défendre ses intérêts auxquels il tient tant.

Ce n'est pas une suggestion hein mais une exigence, merci.
a écrit le 19/11/2019 à 9:40 :
J'ai touché directement l'intérêt du déficient mental qui me troll, je ne veux pas aller sur ce terrain là, celui du seul ressentiment, détestant l'hystérie, subjective par définition donc vous supprimez mon commentaire afin que je ne prenne pas le risque que le psychopathe du clavier qui trône ici vienne directement frapper chez moi pour défendre ses intérêts auxquels il tient tant.

Ce n'est pas une suggestion hein mais une exigence, merci.
a écrit le 19/11/2019 à 8:57 :
Les crédits de paiement du Palais de la rue Cambon s'élevaient en 2018 à 217,3 MILLIONS d'euros dont 190 étaient allouaient aux salaires.Toujours la même année , ces derniers oscillaient entre 4200 € net par mois (magistrat débutant) et 14 500 € net (pour le premier président).Tout cela pour quels résultats en dehors des rapports au vitriol histoire de pratiquer le dénigrement ?
a écrit le 19/11/2019 à 7:41 :
Et la progression du taux moyen d'absentéisme, vous ne l'évoquez pas ?Ce taux est comparable à ce que l'on observe ailleurs ? 19 jours par an selon CNEWS ce matin, c'est bien ça ? Comment l'explique-t-on ? Parce que sur 208 jours travaillés en moyenne par an pour les salariés, on doit tout de même se poser des questions et demander des explications...
a écrit le 18/11/2019 à 23:37 :
"Ces évolutions nécessitent des transformations profondes" de la politique des ressources humaines du groupe pour "permettre une meilleure productivité du travail, une plus grande maîtrise de la masse salariale et une adaptation du modèle social historique", considère la Cour.
Et Messieurs de la Cour des Comptes qui c'est qui vous surveille ? Car votre productivité par rapport à ce que vous nous coutez à nous Contribuables pour payer vos salaires et vos généreuses retraites, elle est pas si terrible que cela. La place est bonne rue Cambon on entends dans les couloirs de Science Po!!!
a écrit le 18/11/2019 à 21:48 :
Ouverture à la concurrence totale le plus tôt possible! de toutes les façons, le service actuel est nul (incapacité de rejoindre les villes de province aujourd'hui), et cela nous coûte trop cher (50 milliards de dettes)! A liquider!
a écrit le 18/11/2019 à 19:11 :
En france, si vous vous voulez trouver des spécialistes des voies ferrées françaises, c'est à RFF que vous les trouverez, et pas ailleurs.

Demander à SNCF Réseau de licencier pour réemployer ces personnes en sous-traitant c'est du pur dogmatisme. C'est présupposer que les sous traitants accepteront de perdre du salaire et des avantages et que les entreprises accepteront de travailler sans marges bénéficiaires... Autant dire que c'est du délire néo-libéral.

Ca ne s'est jamais passé comme ça. Quand vous sous-traitez, dans votre coeur de métier c'est tout perdant pour vous.

Et c'est totalement faire fi l'état du réseau ferré qui est en danger de tomber faute d'entretien et d'investissements.

La cour des comptes sort totalement de son rôle de comptable en tentant d'imposer des solutions (qui sont toujours d'inspiration partiale).
Réponse de le 19/11/2019 à 11:02 :
Allons,allons!!
Il vous suffit de recherche sur le web les E de ss traitance ferroviaire, et vous en avez un wagon, (excusez le langage cheminots) comme Eiffage qui construit des LGV.
La SS traitance ferroviaire ce n'est qd même pas aussi pointu que la SS traitance nucléaire et ça fait des lustres qu'EDF fait appel à des ss traitants pour ses centrales.
Le coeur de métier de la SNCF, c'est de gérer d'une manière optimale le trafic quotidien de ses trains en minimisant l'impact de ts les aléas qui surviennent et engendrent les retards.
Et c'est un vrai défi quotidien !!
Les efforts à consentir pour cette mission st énormes cpte tenu du niveau de QS particulièrement bas en la matière au regard du prix payé svt exorbitant vis à vis du service rendu.
Prenez qd même conscience de la concurrence aérienne low cost qui taille des croupières depuis des années au train sur les lignes TGV!!
Alors que ce mode de transport est incomparable en matière de transition énergétique et repond tt à fait à la sensibilité écologique qui s'accroît ds l'opinion publique. Et de + qd on voit le flot ininterrompue des poids lourds sur nos autoroutes en regard du dérisoire trafic ferroviere. Un vrai gâchis sur tte la ligne !!!
Par ailleurs, de nbreux aléas st liés à des pannes réseau qui montrent bien que le niveau d'entretien est fortement perfectible et passe nécessairement par des contrats d'objectifs de ss traitance.
La survie de l'opérateur bientôt confronté à la concurrence en dépend.
a écrit le 18/11/2019 à 17:44 :
Le gouvernement s'attaque au dinosaure SNCF, très bien mais quid de sa cousine la RATP? pourquoi ne pas la transformer également en société anonyme avec l'entrée d'investisseurs privés au capital et bien sûr comme pour la SNCF renoncer au statut particulier de ses salariés? Une simple question d'équité.
Réponse de le 18/11/2019 à 21:21 :
Les Britanniques a une époque ont privatisé leur chemin de fer avec des résultats catastrophiques.
Réponse de le 18/11/2019 à 22:39 :
C'est quand même incroyable ces positions dogmatiques.
Vous voulez du privé ? Allez vive à Londres et prenez le métro. Vous verrez !
Réponse de le 19/11/2019 à 11:06 :
Le metro à londres est aussi public mais en effet il est bien plus cher car les britanniques ont fait le choix d in financement par le tarif facture à l'usager plutôt qu un financement par l impot comme en France. En ile de france les transports en commun ne sont financés qu a 30% par le prix des tickets et des abonnements. ..bon je préfère autant lr modèle de financement français. Par contre le metro londonien est bien plus fiable bien plus propre plus sur et moins désagréable qie le metro parisien dont le taux d incident est delirant et dans lequel le moindre confort est inexistant...
Réponse de le 19/11/2019 à 14:16 :
Quant tout sera privé, vous serez privé de tout. CQFD
a écrit le 18/11/2019 à 17:26 :
Le ministre des finances sur le dos et, maintenant, la Cour des Comptes, pas facile d'être le PDG de la SNCF! Au fait: où en est le régime de retraite des cheminots? En principe, il ne devrait pas être la réplique de celui des mineurs puisque on n'aura, écologiquement, de plus en plus besoin de cheminots. Bon courage au nouveau PDG de la SNCF!
a écrit le 18/11/2019 à 17:08 :
je vous serez gré de bien vouloir invalider mon commentaire de 16h52
Réponse de le 19/11/2019 à 2:46 :
"Je vous serai" c'est mieux....
a écrit le 18/11/2019 à 16:52 :
certains métiers, certains personnels ,certaine activités.Que la cour des comptes nomme les choses .Je connais des personnels qui reparent des trains en récupérant des pieces détachées sur d'autres machines en panne sans aucuns contrôle de celles ci. Alors suprimons aussi les ateliers de reparations
a écrit le 18/11/2019 à 16:30 :
sont ils en marche pour détruire ce qui fonctionne et ouvrir la voie a la concurence ?
a écrit le 18/11/2019 à 16:29 :
sont ils en marche pour détruire ce qui foncionne et ouvrir la voie a la concurence ?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :