Pour la Cour des comptes, la SNCF doit continuer à supprimer des emplois
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Photo d'illustration
Christian Hartmann
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Pour la Cour des comptes, c'est clair : la SNCF va devoir dégraisser ses effectifs en continuant à supprimer des emplois "au même rythme" qu'en 2017 (-2.000 postes équivalent temps plein), estime l'institution dans un rapport publié ce lundi 18 novembre. Le groupe public ferroviaire (GPF) est "confronté à une évolution majeure" avec la réforme ferroviaire, votée en 2018: fin du recrutement sous statut de cheminot et passage en sociétés anonymes au 1er janvier, "ouverture progressive à la concurrence" du transport intérieur de voyageurs, "exigence par l'État d'une plus grande performance économique", souligne la Cour dans son rapport.
Les effectifs du GPF ont fondu de 6.000 postes équivalent temps plein (ETP) "entre 2012 et 2017" (soit 1.200 par an en moyenne), mais "cet effort" a souffert d'une "mise en œuvre trop lente des programmes de transformations technologiques (notamment pour SNCF Réseau)", des demandes des autorités organisatrices de transport (régions, État) pour davantage de trains et de services, ainsi que du "recours important" à l'intérim et aux heures supplémentaires, déplore la Cour.
Toutes les entreprises du groupe devront réduire leurs effectifs, relève-t-elle, en notant que ces dernières années, l'effort a été "porté principalement par SNCF Mobilités" (trains et gares) et "dans une moindre mesure" par la holding de tête du groupe, tandis que les emplois progressaient chez SNCF Réseau (gestion des circulations, maintenance des voies ferrées). Alors que SNCF Réseau devait "réduire (s)es effectifs avec l'externalisation" de travaux, "le nombre de personnels dans les métiers infrastructure ne fait que croître", épingle la Cour.
Pour améliorer sa productivité, le groupe "devra nécessairement" renégocier l'accord d'entreprise sur l'organisation du travail, note-t-elle, en pointant "l'inadaptation des règles" à certains métiers et activités, ainsi que "le sous-emploi de certains personnels". Le GPF devra aussi "développer la polyvalence" des agents, prône la Cour, qui critique des accords nationaux ou locaux pesant sur la productivité du travail (compte épargne temps, forfait jours, usages locaux...).
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En termes de rémunérations, "l'urgence" est "de revoir les règles de progression de carrière" et de "réduire l'automaticité" des hausses de salaires pour pouvoir maîtriser la masse salariale, juge la Cour.
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