Printemps à vendre, Borletti ne veut pas des Galeries Lafayette

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Les Galeries Lafayette proposeraient 1,6 milliard d'euros pour l'ensemble du capital des magasins Printemps. Maurizio Borletti (30% du capital) ne souhaite pas vendre et cherche un repreneur alternatif. Wanda, un groupe chinois, a déjà manifesté son intérêt.

C?est tout ou rien ! Le groupe Galeries Lafayette est prêt à présenter une offre substantielle pour racheter l?intégralité du capital de son rival de toujours, le Printemps. Le groupe dirigé par Philippe Houzé n?a pas oublié l?échec de sa première tentative en 2006, lorsque PPR avait préféré Rreef, un fonds de capital-investissement, filiale de Deutsche Bank.

1,6 milliards d'euros sur la table

Pour Philippe Houzé, la volonté de la banque allemande de vendre sa participation de 70% au capital du célèbre grand magasin du boulevard Haussmann à Paris constitue une véritable opportunité. Les Galeries Lafayette seraient prêtes à mettre 1,6 milliard d?euros sur la table pour l?ensemble du capital. Le groupe a expliqué avoir suffisamment de liquidités, surtout depuis la cession de sa participation dans Monoprix au groupe Casino et qui doit lui rapporter près de 1,2 milliard d?euros.

Les magasins Printemps (16 grands magasins, les boutiques Citadium et Made in Sport) auraient réussi leur repositionnement sur le haut de gamme. Le groupe a réalisé en 2011 un chiffre d?affaires en hausse de13% à 1,45 milliard d?euros.

Borletti ne veut pas des Galeries Lafayette

Sauf que l?autre actionnaire du Printemps, Maurizio Borletti, n?est pas vendeur. Fort de sa participation de 30%, il ne veut pas non plus travailler avec les Galeries Lafayette. En réponse, il a mandaté Crédit Suisse pour proposer d?autres repreneurs à la banque allemande. Le groupe chinois Wanda pourrait correspondre au profil recherché. Un représentant du groupe s?est dit intéressé par le Printemps dans une interview aux Echos, le 13 décembre dernier. Pour la famille italienne, Wanda a pour atouts sa spécialisation dans l?immobilier commercial ainsi que son envergure internationale.

Rien ne dit que Maurizio Borletti ne céderait pas sa participation en cas de prix qu?il jugerait intéressant. Restera toutefois l?étape de l?Autorité de la concurrence. Celle-ci aurait d?ores et déjà été consultée par les parties prenantes. Aucun commentaire n?a encore filtré sur la question d?un monopole des Grands Magasins à Paris où dans certaines grandes métropoles françaises.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2013 à 15:42 :
fausse bonne idée, c'est une cliente qui parle et une chef d'entreprise...sous réserve, bien entendu, d'une étude approfondie du ressenti clients et de leurs besoins. ces deux marques sont deux joyaux et ce n'est pas sûr qu'en les regroupant, on obtiendra une valeur supérieure aux deux valeurs ajoutées, ce qui serait bien l'objectif.. non ? sauf peut-être à très CT, qui est sans doute le "tempo" des financiers...mais pas celui d'un développement responsable....

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