La Redoute : les dirigeants présentent à leur tour une offre de reprise

 |   |  421  mots
(Crédits : reuters.com)
La PDG de La Redoute, Nathalie Balla, et le directeur financier de sa maison-mère Redcats, Eric Courteille, ont dit avoir déposé samedi auprès de Kering leur propre projet de reprise pour l'entreprise de vente à distance.

Voici une quatrième offre de reprise pour La Redoute. Après celles du fonds HIG, de la foncière Altarea Cogedim et du fonds d'investissement Opcapita, ce sont deux des actuels dirigeants de l'entreprise qui se sont  eux-mêmes portés volontaires auprès de Kering (ex-PPR) pour en prendre le contrôle.

L'actuelle PDG Nathalie Balla et le directeur financier de Redacts - maison mère de La Redoute-, Eric Courteille, "ont fait une offre de reprise à l'actionnaire" rapporte le magazine Challenges sur son site internet. Thierry Bertin, délégué Sud, et Jean-Claude Blanquart, délégué CFDT ont également confirmé lundi soir que ces deux dirigeants les avaient informé lundi après-midi lors d'une réunion à Roubaix du dépôt d'un projet de reprise survenu samedi.

La CGT et Sud loin d'être rassurés

Une offre de reprise mal accueillie par la CGT. Le délégué Fabrice Peeters a exprimé lundi son scepticisme au sujet de cette proposition de dernière heure: "Sincèrement, je pense que c'est la pire des solutions. (...) Mme Balla n'a pas la puissance financière d'un grand groupe comme Kering", a-t-il affirmé. M. Bertin, représentant Sud, est sur la même longueur d'ondes: "On ne peut pas dire que ce soit vraiment une bonne nouvelle", a-t-il jugé lundi.

Mais pour l'instant, aucun détail de cette offre n'a été dévoilé. Les salariés, eux, sont fébriles. Le 29 octobre dernier, ils apprenaient qu'environ700 emplois étaient menacés, sur les quelques 3.300 du vépéciste en France et à l'étranger, suite à la cession en cours de négociation.

Le Plan de Sauvegarde de l'Emploi (PSE) devra être validé par la Direccte

"D'après ce qu'on a pu comprendre, en termes de restructuration, le plan que (Mme Balla) proposerait serait moins dramatique, plus responsable socialement" que ceux des autres repreneurs potentiels, a expliqué un représentant CFDT. "Ce qui nous importe, c'est que Kering puisse donner des garanties à l'ensemble des salariés par le biais de fiducies", a poursuivi le syndicaliste.

Kering devrait annoncer le nom du repreneur qu'il a choisi dans les prochains jours. Quel qu'il  soit, le projet de plan social devra être homologué par la Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi (Direccte) du Nord-Pas-de-Calais, comme l'impose la loi de sécurisation de l'emploi depuis le 1er juillet.

LIRE AUSSI:

>> Le futur plan social à La Redoute à l'épreuve de la nouvelle loi... et de Aubry

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :