Plan social à la Redoute : "nous sommes loin du compte," estime la CGT

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La direction et l'intersyndicale de La Redoute se sont séparées lundi soir au terme d'une journée marathon de négociations avec un projet d'accord sur les modalités du plan social qui sera soumis aux salariés, a-t-on appris auprès des syndicats.
Au début de cette journée de négociation sur les conditions de départ des 1.178 salariés dont le poste est supprimé, et notamment des 700 départs contraints, les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros, la direction en proposait 15.000. Ils souhaitent également un montant de 1.500 euros par année d'ancienneté.
Les syndicats ont prévu de consulter les salariés à partir de mardi sur ce projet d'accord, dont Fabrice Peeters dénonce d'ores et déjà le contenu.
"Nous sommes loin du compte, ce n'est pas acceptable en l'état", a déclaré le responsable CGT, présent sur le site de La Martinoire en compagnie de plusieurs dizaines de salariés pour y bloquer la plateforme de distribution.
Selon le responsable syndical, le projet d'accord est éloigné des exigences de l'intersyndicale CFDT/CFE-CGC/CGT/Sud, ce qu'ont confirmé d'autres syndicalistes de Sud et de la CFDT.
En décembre 2013, le groupe Kering a cédé l'enseigne de VPC pour 1 euro symbolique à deux dirigeants de La Redoute, Nathalie Balla et Eric Courteille.
Un mois après cette cession, les nouveaux dirigeants ont annoncé la suppression des 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Cette offre avait pourtant la faveur des partenaires sociaux, qui la voyaient comme "mieux disant" sur le plan social.
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Depuis janvier, les salariés mènent régulièrement des actions de blocage sur les différents sites nordistes du groupe pour faire pression sur la direction et négocier les conditions de leur départ.
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