Plan social à la Redoute : "nous sommes loin du compte," estime la CGT

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Nous allons faire pression et nous faire entendre pour que les discussions repartent sur des bases plus sérieuses, a menacé Fabrice Peeters, de la CGT. (Photo : Reuters)
"Nous allons faire pression et nous faire entendre pour que les discussions repartent sur des bases plus sérieuses," a menacé Fabrice Peeters, de la CGT. (Photo : Reuters) (Crédits : reuters.com)
La direction de la Redoute a présenté une proposition d'accord sur le plan social bien en deçà des attentes des représentants des salariés.

La direction et l'intersyndicale de La Redoute se sont séparées lundi soir au terme d'une journée marathon de négociations avec un projet d'accord sur les modalités du plan social qui sera soumis aux salariés, a-t-on appris auprès des syndicats.

Une offre bien en deçà des attentes

"La direction propose une indemnité plancher de 20.000 euros augmentée de 750 euros par année d'ancienneté pour les salariés présents depuis moins de dix ans dans l'entreprise, 1.000 euros par année d'ancienneté pour les salariés de 10 à 15 ans de maison et 1.200 euros par année au-delà de 20 ans",a expliqué à l'issue des négociations Fabrice Peeters, responsable CGT.

Au début de cette journée de négociation sur les conditions de départ des 1.178 salariés dont le poste est supprimé, et notamment des 700 départs contraints, les syndicats réclamaient une indemnité de base de 40.000 euros, la direction en proposait 15.000. Ils souhaitent également un montant de 1.500 euros par année d'ancienneté.

"Pas acceptable en l'état"

Les syndicats ont prévu de consulter les salariés à partir de mardi sur ce projet d'accord, dont Fabrice Peeters dénonce d'ores et déjà le contenu.

"Nous sommes loin du compte, ce n'est pas acceptable en l'état", a déclaré le responsable CGT, présent sur le site de La Martinoire en compagnie de plusieurs dizaines de salariés pour y bloquer la plateforme de distribution.

Selon le responsable syndical, le projet d'accord est éloigné des exigences de l'intersyndicale CFDT/CFE-CGC/CGT/Sud, ce qu'ont confirmé d'autres syndicalistes de Sud et de la CFDT.

"Maintenant nous allons faire pression et nous faire entendre pour que les discussions repartent sur des bases plus sérieuses", a ajouté Fabrice Peeters.

Douche froide pour les salariés

En décembre 2013, le groupe Kering a cédé l'enseigne de VPC pour 1 euro symbolique à deux dirigeants de La Redoute, Nathalie Balla et Eric Courteille.

Un mois après cette cession, les nouveaux dirigeants ont annoncé la suppression des 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Cette offre avait pourtant la faveur des partenaires sociaux, qui la voyaient comme "mieux disant" sur le plan social.

Depuis janvier, les salariés mènent régulièrement des actions de blocage sur les différents sites nordistes du groupe pour faire pression sur la direction et négocier les conditions de leur départ.

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Commentaires
a écrit le 19/03/2014 à 19:22 :
Ce syndicat prefere que l'ensemble du personnel se trouve à pointer à Pole Emploi
a écrit le 19/03/2014 à 15:39 :
quand une entreprise coule, que l'état est en déficit avec une dette colossale, il faut mettre de l'argent sur la table pour faire plaisir à ces syndicalistes (qui nous coûtent déjà 5 milliards par an !) ??? l'argent public, c'est notre argent, nos impôts, marre de bosser et payer pour ce tonneau des danaides et ces khmers rouges qui vocifèrent contre les entreprises qui créent l'emploi et la richesse ; qu'ils créent leur entreprises et appliquent leur modèle social et on verra si ça tient la route !!!
a écrit le 18/03/2014 à 12:44 :
Et pourquoi ne pas organiser une manif de chômeurs contre les fonx pour demander leurs avantages comme les 6500 euros et la sécurité d'emploi plus 100 jours de travail par an. On prend les salariés pour des esclaves... Et pourquoi ne pas demander la sécurité et les subventions des organisations d'Etat?
a écrit le 18/03/2014 à 12:40 :
On retombe dans les années 70 où les syndicats ont détruits des milliers d'emplois par disparition des entreprises, à cause de leurs exigences souvent débiles.

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