La Redoute : trois syndicats rejettent l'accord exigé par Kering

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Quelque 1.178 suppressions de postes dont 700 départs contraints sont prévus à La Redoute.
Quelque 1.178 suppressions de postes dont 700 départs contraints sont prévus à La Redoute. (Crédits : reuters.com)
CFDT, CGT et SUD ont refusé de signer un protocole d'accord sur le plan social à La Redoute. Sa validation conditionne le maintien du soutien de l'ancienne maison-mère Kering. La direction a saisi le tribunal de commerce.

"Les salariés sont prêts à aller jusqu'au bout".  A La Redoute, Fabrice Peeters, délégué CGT, explique le refus de son organisation ainsi que celui de la CFDT et de SUD de signer un protocole d'accord sur le plan social.

Mercredi, le groupe Kering, la maison-mère de La Redoute a affirmé qu'en l'absence d'accord avec les syndicats, il refusait de "continuer à financer les pertes" du distributeur qui doit être repris par de deux ses anciens cadres. 

"Faire pression sur Kering et la famille Pinault"

"On ne cède pas à la pression, on ne cède pas au chantage, tout ce qui va arriver dans les jours, dans les semaines qui viennent, il n'y aura qu'un seul responsable, c'est François-Henri Pinault et personne d'autre", a lancé le délégué de la CGT lors d'une conférence de presse ce vendredi. Il ajoute que les salariés sont prêts, à "continuer à faire pression sur le groupe Kering et la famille Pinault pour qu'ils rajoutent quelques millions pour arriver à la hauteur des revendications".

Ce vendredi, après l'annonce du refus de signer l'accord par les syndicats, la direction de l'entreprise a saisi le tribunal de commerce de Lille. "L'objet de cette démarche est d"étudier les suites qui peuvent être données à cette nouvelle situation", fait-elle savoir. Parmi les suites possibles figure par exemple un placement en redressement judiciaire. 

Deux anciens cadres candidats à la reprise

Kering, l'ex PPR rebaptisée l'an dernier, a décidé de se recentrer sur le luxe et, à cette fin, de céder La Redoute à Nathalie Balla et Eric Courteille, respectivement PDG de La Redoute et secrétaire général de sa maison mère Redcats pour un euro symbolique. Un mois après l'annonce de ce projet de cession, ces derniers ont annoncé la suppression des 1.178 postes, avec des départs étalés sur quatre ans et un maximum de 700 départs contraints. Ce sont les conditions de leur départ qui devait faire l'objet d'un accord avec les syndicats. 

(Article créé le 21/03/2014 à 16:18, mis à jour à 17:25)

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Commentaires
a écrit le 22/03/2014 à 10:25 :
Les syndicats doivent prendre leur responsabilité, c'est du suicide social ce qui est en train de se passer. Comment une minorité peut-elle décider de l'avenir d'une si grande entreprise et de ses 3500 salariés ?
a écrit le 21/03/2014 à 20:33 :
"Se tirer une balle dans le pied" serait -elle une bonne expression pour décrire la débilité de ces syndicats?
a écrit le 21/03/2014 à 17:27 :
Attendez 15 jours et les Syndicats verront l'alternative clairement,le dépôt de bilan avec les indemnités légales et rien de plus de toute façon internet a rendu le modèle obsolete.
a écrit le 21/03/2014 à 17:06 :
je suis un peu en retard sur la législation, mais de mémoire, si on donne plus que ce qui est prévu par la convention collective, un ce complement d'indemnités va etre soumis aux charges sociales.... on va aussi retirer la CSG et tout le reste sur ces indemnités et elles seront normalement assujetties a l'impot sur le revenu des salariés pour l'entreprise cela coutera 50 % de plus pour les salariés 8 % DE PRELEVEMENT et l'impot sur le revenu on parle de quoi lorsque les syndicats demandent bien sur un montant NET cela doit couter le double a l'entreprise....je ne juge pas mais j'aimerai que l'on parle des vrais couts et des vrais charges..

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