Alors que le confinement a dopé les demandes de livraisons à domicile, certaines startups ont vu le jour pendant la crise et misent sur un service ultra-rapide pour s'imposer sur ce marché en plein essor.Elles s'appellent Cajoo, Flink, Dija, Gorillas, PicNic ou Everli. Nées aux quatre coins de l'Europe en pleine pandémie de Covid-19, ces startups de livraison ultra-rapide ont connu une ascension fulgurante en un temps record. Leur stratégie? Répondre à un besoin qu'elles ont elles-même créé : pouvoir se faire livrer à la demande et quasi-instantanément des produits du quotidien, sélectionnés via leurs applications mobiles.
En février dernier, la startup française Cajoo s'est ainsi lancée sur le marché de la livraison ultra-rapide et a levé 6 millions d'euros pour son déploiement. Aujourd'hui, Cajoo parvient à couvrir environ 80% de Paris et projette d'étendre ses activités à 20 autres villes de France d'ici à la fin de l'année. « Nous sommes pour l'instant le seul darkstore français et nous sommes fiers d'arborer les couleurs de la France », confie ainsi à La Tribune son directeur général Henri Capoul.
Des darkstores sont des entrepôts pour des acteurs du e-commerce organisés comme des magasins. Fermés aux clients, ils ont pour mission de préparer les livraisons.
Trois mois après Cajoo, l'entreprise allemande Flink, créée fin 2020, s'est également implantée à Paris, et voit les choses en grand. « Fin 2021, nous en aurons entre vingt et trente à Paris, et deux à trois dans chacune des dix autres plus grandes villes de France », assure son directeur général pour la France Charles d'Harambure. Dans cette optique de croissance, Flink a levé 240 millions de dollars (198 millions d'euros) le 4 juin dernier auprès de nouveaux investisseurs internationaux, atteignant ainsi la plus haute levée de fonds d'Europe en série A.
Une autre startup allemande, Gorillas, fondée il y a un an et demi en Allemagne, a pour sa part ouvert ses premiers entrepôts à Paris le 1er avril dernier, et vient tout juste de s'implanter à Lyon et Bordeaux, totalisant ainsi 12 entrepôts en France. « Notre objectif est d'ouvrir deux à trois stores par semaine », explique ainsi son directeur général pour la France Pierre Guionin.