Pour le patron d'Intermarché, "la pression sur les prix demeure un impératif"

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Malgré la baisse des prix, les adhérents ont préservé leurs résultats en 2013, 2014 et le feront encore cette année. Cela est dû aux négociations à l'achat, estime Thierry Cotillard.
"Malgré la baisse des prix, les adhérents ont préservé leurs résultats en 2013, 2014 et le feront encore cette année. Cela est dû aux négociations à l'achat", estime Thierry Cotillard. (Crédits : Caputre d'écran LSA)
Thierry Cotillard, le nouveau patron d'ITM Alimentaire International, estime que la guerre des prix, dénoncée par les organisations agroalimentaires, reste nécessaire en raison d'une reprise fragile de la consommation.

Le groupement des Mousquetaires avait reçu deux assignations de la DGCCRF pour d'éventuelles pratiques abusives au nom de la guerre des prix. Pour autant, Thierry Cotillard, qui a succédé le 28 avril dernier à Philippe Manzoni à la présidence d'ITM Alimentaire International, ne compte pas renoncer à "la pression sur les prix" car elle "demeure un impératif", explique-t-il dans Les Echos, jeudi 28 mai.

"D'autant que la reprise de la consommation apparaît fragile (elle a augmenté faiblement en avril, après avoir baissé en mars). Mais je pense tout de même que nous ne sommes pas loin du plancher", ajoute-t-il.

"Les adhérents ont préservé leurs résultats"

Il assure que la pression sur les fournisseurs, notamment, a permis de conserver les bons chiffres:

"Malgré la baisse des prix, les adhérents ont préservé leurs résultats en 2013, 2014 et le feront encore cette année. Cela est dû aux négociations à l'achat, mais aussi, il ne faut pas l'oublier, aux économies de charges que nous réalisons au niveau de nos structures centrales et points de vente."

Des déclarations qui ne devraient pas rassurer les fournisseurs agroalimentaires. Fin avril,  plusieurs organisations représentatives du secteur sont montées au créneau demandant notamment que les pouvoirs publics passent à l'action leur demandant de "faire appliquer strictement la loi, de sanctionner les abus de manière dissuasive, de renforcer l'arsenal législatif afin de mieux prendre en compte l'évolution du contexte commercial".

Le PDG de Nestlé France avait également apporté son grain de sel, estimant avoir écrasé ses marges "pour continuer d'être référencés chez les distributeurs".

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Commentaires
a écrit le 28/05/2015 à 21:42 :
Donnez tous les chiffres monsieur et de manière détaillée: au nom de la transparence nous voulons connaître vos marges car pour pouvoir préjuger des pressions il faut pouvoir connaître le reste!! Je sais que vous êtes un bienfaiteur de l'humanité qui s'occupe de préserver le pouvoir d’achat des français mais les français veulent juste en être sûr!! nous vous décernerons la croix du mérite mais après si vous le voulez bien!

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