L'enfer du jeu surfe sur la croissance chinoise

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Les établissements de jeu bénéficient de la venue en masse de touristes chinois. En 2010, leur activité a crû de 58 %, représentant quatre fois celle de Las Vegas.

Si les Chinois ont quelque peu délaissé la Bourse l'an dernier, ils ont continué de flamber au casino. À Macao, seul lieu en Chine où cette industrie est légale, l'activité a connu une ascension fulgurante de 58 % pour atteindre le chiffre d'affaires record de 188 milliards de patacas (23,5 milliards de dollars), soit quatre fois plus qu'à Las Vegas, dépassée depuis 2006. Sur le seul mois de décembre, la progression a atteint 66,4 %. Et ce, grâce à la hausse du nombre de touristes, issus à 80% de Chine et de Hong Kong.

Ces bons chiffres se sont d'ailleurs répercutés sur les cours des opérateurs cotés à Hong Kong. SJM Holdings qui détient la part de marché la plus importante (30 %) à Macao, a vu son titre progressé de 3,40% lundi. Celui de Wynn Macau, le numéro deux avec 17 % de parts de marché, a, quant à lui, progressé de 5,75 % à 18,50 dollars de Hong Kong.

Pékin veut réguler

Cette belle configuration n'est cependant pas forcément amenée à durer. « Un tel niveau de croissance sera difficile à rééditer au cours des prochaines années », estime Aaron Fisher analyste chez CLSA qui table sur une progression de l'ordre de 20 % en 2011 et de 25 % en 2012. Les analystes craignent un durcissement des conditions dans lesquelles ces groupes évoluent. Pékin a récemment fait part de sa volonté de réguler davantage cette activité et d'inciter la péninsule vers une plus grande diversification de son économie. De surcroît, les projets d'expansion ne manquent pas, mais les autorités se montrent plus réticentes à octroyer les agréments nécessaires à l'ouverture de nouveaux établissements, y compris pour les étrangers. Début décembre, Las Vegas Sands s'est par exemple vu refuser l'exploitation de deux sites dans son projet de « Cotai Strip ». Le groupe américain compte néanmoins faire appel. « Les autorités vont sans doute donner leur feu vert à ces projets », estime Mike Leven, son président en Chine », mais elles comptent prendre leur temps, et ne pas les autoriser tous en même temps ». Marjorie Bertouille

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