Le CNC veut plafonner les cachets des stars françaises

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Il s'agit ainsi de lutter contre l'inflation des cachets des stars françaises observée depuis 2010 et dénoncée depuis 2012.
Il s'agit ainsi de lutter contre l'inflation des cachets des stars françaises observée depuis 2010 et dénoncée depuis 2012. (Crédits : AFP)
Le Centre national du cinéma a adopté vendredi 28 novembre une résolution visant à conditionner son aide aux films français au montant des rémunérations des acteurs, réalisateurs et scénaristes.

Trop payés les acteurs français ? Plus pour longtemps. Du moins le centre national du cinéma et de l'image animée (CNC) ne souhaite en effet plus financer les rémunérations exorbitantes d'acteurs, réalisateurs et scénaristes. Il a ainsi a adopté vendredi 28 novembre, lors de son cConseil d'administration, une résolution faisant dépendre ses aides aux films français du montant des salaires des artistes, affirmait mercredi 3 décembre le journal Les Echos. Une information que le CNC n'a pas souhaité commenter, tout en confirmant la tenue du conseil d'administration, d'après l'AFP.

Plus d'aides si les salaires des vedettes dépassent un certain seuil

Selon le quotidien économique, la résolution prévoit notamment que lorsque la rémunération fixe d'une vedette dépasse d'un certain pourcentage le coût de production du film, le producteur ne pourra disposer des aides du CNC. La décision n'empêchera pas les rémunérations très élevées, mais le producteur devra compléter ses financements ailleurs qu'au CNC.

Pour les films d'un budget compris entre 7 et 10 millions d'euros, la rémunération maximale ne pourra pas dépasser 5% du devis. Pour les budgets supérieurs, la rémunération maximale est fixée à 990.000 euros.

La rémunération des films dotés d'un budget inférieur à 4 millions d'euros ne pourra pas dépasser 15% du coût de production. Pour les budgets compris entre 4 et 7 millions d'euros, la limite est fixée à 8%.

Une polémique qui remonte à 2012

Il s'agit ainsi de lutter contre l'inflation des cachets des stars françaises observée depuis 2010 et dénoncée en décembre 2012 par le producteur Vincent Maraval -, l'un des fondateurs de la société de distribution de films Wild Bunch,- dans une tribune virulente dans Le Monde intitulée "Les acteurs français sont trop payés!", ainsi que par le rapport remis début 2014 par René Bonnell sur le financement du cinéma français.

Parmi les 50 propositions de ce rapport, qui visait entre autres à limiter la dérive de certains coûts, figurait notamment la nécessité de favoriser la baisse des cachets jugés excessifs des vedettes. Il suggérait d'inciter au partage du risque commercial par un intéressement calculé, par exemple, sur les entrées en salles et les chiffres d'affaires réalisés sur les autres supports de diffusion.

Le CNC prélève 10,7% du prix de chaque billet d'entrée et redistribue cet argent en cofinançant des films, dont les films d'auteur en mal de budget.

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Commentaires
a écrit le 05/12/2014 à 0:06 :
Pas grave, nos stars exigerons à la place un pourcentage très intéressant sur les recettes du film dans lequel ils accepterons d'y jouer (entrées cinéma mais surtout ventes droits TV + ventes DVD - VOD + ventes exports + ventes produits dérivés ..)
a écrit le 04/12/2014 à 19:33 :
C'est très bien même si ces plafonds restent encore trop élevés. Surtout quand on sait que ce sont les petits épargnants (au travers des Soficas), l'état français voir même parfois les collectivités territoriales qui financent les films notamment à pertes.
Sans compter par rapport à un salarié lambda... C'est un peu honteux...
a écrit le 04/12/2014 à 13:03 :
Il serait temps de passer à un système de rémunération au pourcentage des recettes générées, comme ça se fait dans les restes du monde... Comme ça au lieu de produire une daube avec les deniers publics et s'en mettre plein les poches, nos "grands acteurs" seraient intéressés au succès du film.
Réponse de le 04/12/2014 à 19:42 :
il faut absolument passer à une rémunération au pourcentage des recettes des scénaristes, des acteurs, et des réalisateurs afin de pouvoir se débarrasser des mauvais. On ne verra enfin plus ces films qui font moins de 100 000 entrée et qui ponctionnent des aides du ministère de la culture, des régions et des départements au prétexte qu'ils sont par exemple "responsables syndicaux des réalisateurs.

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