AirBnb et Paris s'entendent... pour mieux appliquer les règles

latribune.fr

latribune.fr
Des mesures au stade de "l'expérimentation". C'est ce qu'indique jeudi un communiqué commun de la ville de Paris et d'Airbnb, qui concluent néanmoins le premier accord entre la plateforme et une municipalité. Une entente que la ville cherchait à obtenir depuis des mois pour éviter "l'impact négatif des locations courtes durées sur les Parisiens".
"Par ce partenariat, Airbnb et la Ville de Paris souhaitent permettre aux Parisiens de mieux accueillir les voyageurs chez eux [...] tout en protégeant le logement des Parisiens. Après la collecte de la taxe de séjour, cette coopération avec Paris est une étape supplémentaire dans un partenariat de long terme avec la Ville", s'est félicité Nicolas Ferrary, directeur France de la plateforme de location de meublés touristiques.
Concrètement, tous les loueurs dépassant "les quatre mois autorisés pour la location de leur résidence principale" recevront un mail leur rappelant la réglementation parisienne. Cette dernière veut qu'un particulier qui loue sa résidence principale ne puisse la proposer plus de 120 jours par an. S'il veut la louer plus longtemps, le logement -qui n'est plus résidence principal- est alors considéré comme une activité économique. Le propriétaire devra alors "compenser" en offrant à la location traditionnelle une surface équivalente, dans le même arrondissement.
Et de prévenir :
Paris, avec quelque 60.000 annonces, est la ville la plus visitée par les utilisateurs de la plateforme américaine. La capitale française, à la recherche perpétuelle de logements de long terme pour les Parisiens, s'est régulièrement émue de voir ces conditions apparemment non respectées sur des sites de locations meublées saisonnières, comme le confirme une étude réalisée par Harris Interactive.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité industrielle.

"L'impact des plateformes de locations meublées sur la vie des Parisiens" serait ainsi une inquiétude réelle et partagée par près de la moitié des personnes interrogées.
Les professionnels du secteur assurent par ailleurs que l'économie française ne profite pas de la croissance de ces plateformes.
À lire également
>> Lire aussi 2044 : Le Marais appartient désormais à Airbnb !
latribune.fr