La startup parisienne de scooters en libre-service travaille sur un nouveau modèle de scooters plus compétitif. Dans un contexte de concurrence accrue d'acteurs de plus en plus internationaux, Cityscoot veut enclencher une seconde phase dans sa stratégie de croissance.Une phase 2 pour Cityscoot ? L'opérateur de scooters électriques en libre-service travaille sur un projet de nouveau scooter électrique. Bertrand Fleurose, le fondateur de la startup parisienne, espère déployer cette nouvelle génération à la rentrée 2022, a-t-il confié à La Tribune. Cityscoot veut s'équiper d'un scooter qui prend en compte les dernières technologies: batteries, connectivité... En réalité, il s'agit d'un véritable projet stratégique visant à accélérer la croissance de Cityscoot. Bertrand Fleurose et Bertrand Altmayer, directeur général, espèrent faire baisser substantiellement le coût à l'usage de ce nouveau modèle, le fameux TCO (total cost of ownership, le coût de possession) qui englobe le coût à l'achat et le coût d'exploitation.
Un coût d'exploitation et un bilan carbone en baisse
Le scooter étant 100% électrique, par définition, les frais d'exploitation sont déjà largement réduits grâce à une chaîne de traction dépouillée de nombreuses sources de maintenance par rapport à son équivalent thermique. Mais la startup parisienne veut encore réduire les coûts. Par exemple, le prochain modèle va réduire les surfaces de carrosserie afin de limiter les frais de réparation.
L'autre volet du cahier des charges de la nouvelle génération de Cityscoot sera fondé sur son bilan carbone. La société a mandaté le cabinet Carbon 4 pour réduire l'empreinte environnementale du nouvel engin, mais également de l'ensemble des opérations de Cityscoot. Le prochain modèle ne sera donc pas produit en Pologne, un pays qui utilise encore largement le charbon comme source d'énergie. Il aura également recours à des matériaux composites. Bertrand Fleurose insiste: "nos scooters ont vocation à rester en service dix ans".
De Paris au Havre, un nouveau modèle économique
En tout et pour tout, Cityscoot espère réduire le point mort de la rentabilité d'un scooter à 2 transactions par jour, contre 3 actuellement. "Cette nouvelle équation nous permettrait de nous développer dans des villes où nous ne pouvons pas aller actuellement", explique Bertrand Altmayer. Jusqu'ici, Cityscoot privilégiait les grandes agglomérations européennes, ce qui l'a conduit à s'implanter à Milan ou à Barcelone. Avec cette nouvelle génération, le modèle économique pourrait rendre éligible une ville comme Le Havre et ses 172.000 habitants (235.000 avec l'agglomération).