Les hôtels face à la crise : cap sur le digital
Patrick Cappelli
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Accor va accueillir des malades du coronavirus dans ses hotels
CHARLES PLATIAU
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Accor va accueillir des malades du coronavirus dans ses hotels
CHARLES PLATIAU
Petit à petit, les hôtels accueillent à nouveau des clients. Durant le confinement, seuls 5% sont restés ouverts pour héberger les soignants et certaines populations en difficulté comme les enfants maltraités. « Depuis le déconfinement, on est passé à 15%-20% d'hôtels qui rouvrent et je compte sur 50% à partir du 3 juin. L'hôtellerie s'est mise en ordre de marche dès la première semaine avec des protocoles de désinfection et de nettoyage renforcés », explique Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l'UMIH, qui estime à 50% la perte de chiffre d'affaires du secteur pour 2020. Mais il n'y aura pas de casse sociale dans l'immédiat, selon Stéphane Botz, associé advisory Real Estate & Hotels chez KPMG France :
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L'hôtellerie n'est pas un secteur homogène et les business models sont différents. On trouve d'un côté les gros fournisseurs de services hôteliers ayant choisi le modèle « asset light », comme Accor ou Intercontinental. Ils ne sont pas propriétaire des murs, détenus par des fonds d'investissement ou des banques. Leur revenu est constitué de redevance et ils représentent 20% des hôtels en France. Quelques groupes, comme Louvre Hôtels (filiale de Jin Jiang International) possèdent encore des murs, mais ils sont de moins en moins nombreux.
De l'autre, des indépendants dont le chiffre d'affaires correspond à celui de l'hôtel. La majorité des hôtels du parc français sont de faible capacité avec 30 chambres en moyenne, et la rentabilité est donc plus compliquée à atteindre à cause de charges fixes élevées.
Patrick Cappelli