Victoire des hôteliers français face à Booking.com

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La hache de guerre entre le site de réservation hôtelière Booking.com et les hôteliers français va-t-elle être enterrée ? L'Autorité de la concurrence a annoncé mardi 21 avril que Booking s'engage pour cinq ans "à modifier la clause de parité tarifaire". Le site de réservation en ligne supprimera également "toute clause imposant des obligations de parité en termes de disponibilités de chambres ou de conditions commerciales non seulement à l'égard des plateformes concurrentes mais également des canaux directs hors ligne des hôtels et d'une partie de leurs canaux en ligne".
Les clauses de parité fixées obligeaient en effet les hôtels à proposer leurs chambres sur le site de réservation à un prix au moins aussi avantageux que celui proposé sur d'autres réseaux de distribution. Désormais les hôteliers français pourront proposer des tarifs plus attractifs sur d'autres sites de réservations en ligne que Booking.com.
Toutefois, les hôtels ne pourront toujours pas afficher sur leur propre site internet des tarifs inférieurs à ceux du site.
Les engagements de Booking.com entreront en vigueur dès le 1er juillet 2015. L'Autorité de la concurrence estime que ces mesures "donnent aux hôtels un contre-pouvoir en améliorant sensiblement leur liberté commerciale et tarifaire", car Booking.com "n'empêchera notamment plus les hôteliers de pouvoir proposer sur d'autres plateformes de réservations".
C'est un véritable soulagement pour les hôteliers. En effet, la vente de nuitées sur Internet a connu un essor considérable ces dernières années, rappelle l'Autorité de la concurrence:
Des centrales comme Booking ou Expedia comptent pour 17% des revenus d'Accor, contre 11% chez InterContinental ou 7% chez Marriott et prélèvent des commissions qui oscillent entre 18% et 20% du prix d'une chambre.
Accor s'est montré satisfait:
"Nous avons franchi une étape importante, mais cela ne règle pas tout, notre action continue et nous serons vigilants", a également réagi Hervé Bécam, vice-président de l'Umih, principal syndicat hôtelier français. Et de préciser:
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Jacques Barré, président du GNC (syndicat des chaînes hôtelières), s'est également montré en partie réservé:
Dans un communiqué, la société Booking a répété qu'elle ne souhaitait pas entraver à la libre concurrence:
Elle compte en outre "mettre en œuvre ces engagements dans l'ensemble de l'espace économique européen".
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Les hôteliers français et les centrales de réservation hôtelière en ligne sont en guerre depuis plusieurs années. Accor et l'Umih, principal syndicat de l'hôtellerie restauration, avaient déposé une plainte contre Booking.com auprès de l'Autorité de la concurrence, fin février. Le géant hôtelier français dénonçait un abus de position dominante du site de réservation en ligne.
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