En Allemagne, Uber embauche maintenant... les chauffeurs de taxis

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Selon Uber, son nouveau service lancé en Allemagne aide les chauffeurs de taxis à réduire leur temps passé à vide.
Selon Uber, son nouveau service lancé en Allemagne aide les chauffeurs de taxis "à réduire leur temps passé à vide". (Crédits : reuters.com)
Belle manoeuvre de contournement sur fond de guerre avec les centrales d'appels de taxis. Au travers de sa nouvelle plateforme baptisée UberTaxi, Uber permet aux chauffeurs de taxis (avec licence) de s'enregistrer et proposer leurs services... Une nouvelle offre lancée par la firme alors que ses services de covoiturage UberPop et de voitures de transport avec chauffeur ont été interdits à Hambourg et Berlin.

Uber, la bête noire des taxis, continue d'agrandir son empire. Déjà disponible dans des villes comme New York et Londres, le nouveau service UberTaxi l'est désormais en Allemagne, a expliqué la compagnie américaine dans un communiqué lundi 29 septembre.

Ainsi, les chauffeurs de taxi licenciés peuvent s'enregistrer depuis lundi et proposer leurs services via cette plateforme. "Le service les aide à réduire leur temps passé à vide", détaille un porte-parole de la compagnie qui permet à des chauffeurs ou des particuliers de proposer par le biais d'une application sur smartphone leurs services de voiturage.

Avec cette nouvelle activité, Uber entre directement en concurrence avec les centrales allemandes d'appels de taxis, et des applications comme MyTaxi, proposée par le constructeur automobile Daimler.

Offre de covoiturage interdite à Berlin et Hambourg

Uber lance ce nouveau service alors que l'interdiction de son offre de covoiturage UberPop et de son service de voitures de transport avec chauffeur (VTC) UberBlack par les municipalités de Berlin et Hambourg ont été confirmées la semaine dernière par les tribunaux administratifs des deux villes. Selon les juges allemands, le service ne respecte pas la loi sur le transport de personnes. Ainsi, le tribunal de Berlin a rappelé que certains conducteurs d'Uber n'ont pas de licence.

La firme souffle le chaud et le froid. Elle a réagi à l'interdiction en affirmant vouloir "adapter immédiatement" son service UberBlack pour le rendre conforme à la décision du tribunal berlinois, mais conteste toujours les décisions contre elle: elle appelle l'Allemagne à "moderniser le cadre législatif sur le transport de personnes".

     Lire >> Interdit en Allemagne, Uber y poursuivra ses activités

Cinq fois plus d'abonnés depuis janvier 2014

Malgré ces interdictions, Uber continue de s'étendre. La firme opére dans cinq villes allemandes, dont Berlin, et deux implantantations à Stuttgart et Cologne sont prévues cette année.

En outre, elle revendique une multiplication par cinq de son nombre d'abonnés en Allemagne depuis le début de l'année, sans fournir de chiffres précis.

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