Accord à la RATP pour augmenter le temps de travail des conducteurs de bus et tramways
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Actuellement, un quart des bus de la RATP en fonctionne pas.
Reuters
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Actuellement, un quart des bus de la RATP en fonctionne pas.
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Pour rétablir un trafic normal de bus, la RATP a scellé un accord avec les syndicats FO et Unsa, majoritaires à eux deux, mais pas la CGT ni la CFE-CGC. L'accord en question prévoit « une augmentation du temps de travail des conducteurs de 120 heures en moyenne par an » et une hausse des salaires pour 18.000 conducteurs de bus et de tramways de l'ordre de 372 euros brut par mois, ainsi que le passage de 121 à 115 jours de repos par an d'ici 2024. Les conducteurs de bus et tramways bénéficieront également d'une hausse de 20% de leur prime de qualification-pénibilité qui atteint 70 euros par mois.
L'amplitude journalière de travail doit également passer de 11 heures à 13 heures, et le temps quotidien de travail de 6h42 à 7h22. Il sera également possible de faire deux services dans la même journée. La RATP espère ainsi « retrouver le plus rapidement possible » une fréquence normale sur son réseau alors qu'un quart des bus sont à l'arrêt depuis septembre sur fond de difficultés de recrutement, d'une hausse de l'absentéisme et de grèves sporadiques.
Cet accord « témoigne d'un dialogue social renouvelé », a vanté la RATP dans un communiqué. A la tête de la régie des transports parisiens depuis décembre, l'ancien Premier ministre Jean Castex a brandi le dialogue social comme une priorité. Il vient mettre un terme à plusieurs mois de conflit au réseau de surface (RDS) qui opère 354 lignes de bus à Paris et en petite couronne.
En déficit de personnel, la RATP veut aussi rendre ses métiers plus attractifs à travers cet accord. En 2022, le groupe prévoit des volumes de recrutement identiques à l'année dernière pour 2023, soit autour de 1.500 personnes.
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Les difficultés restent néanmoins nombreuses pour remettre la RATP sur les rails. Depuis trois mois, un conflit dans les ateliers de maintenance complique la circulation des métros, notamment sur les lignes 10 et 12 et le RER A. Les tensions sociales sont aussi loin d'être apaisées avec tous les représentants du personnel. L'antenne CGT de la RATP a déposé mercredi un préavis de grève pour la journée du 13 janvier, réclamant pour tous les agents « une augmentation statutaire mensuelle de 300 euros ».
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(Avec AFP)
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