Air Caraïbes et French Bee tirent à vue sur l'aide d'État à Corsair
Fabrice Gliszczynski
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Photo d'illustration
Air Caraïbes – Harold Asencio
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Air Caraïbes – Harold Asencio
... uestion de positionner la low-cost French Bee sur les Antilles, un axe jusqu'ici réservé à Air Caraïbes, est posée.
C'était prévisible. Après avoir tiré à boulets rouges au Paris Air Forum contre l'ampleur des aides d'État accordées (et à venir) à Air France, Marc Rochet, le vice-président d'Air Caraïbes et le président de French Bee, deux filiales du groupe Dubreuil de CMA CGM, ne pouvait qu'en remettre une couche après l'annonce jeudi dernier du plan de sauvetage de Corsair, dans lequel l'État est fortement impliqué, puisqu'il apporte, selon nos informations, 141 millions d'euros au plan de financement de 297 millions d'euros de Corsair, placée jusqu'ici sous le régime de la conciliation judiciaire. Ce plan sera soumis ce mardi à l'homologation du tribunal de commerce de Créteil.
Des montants "complètement démesurés" a déclaré ce lundi Marc Rochet à quelques journalistes, en rappelant l'ampleur de l'aide par salarié par rapport aux aides accordées aux petits commerces : 146.000 euros par salarié, moins que les 200.000 euros évoqués pour Air France lors du Paris Air Forum.
Marc Rochet a de quoi être agacé. Alors qu'Air Caraïbes et French Bee font figure de bons élèves dans le ciel français, avec une gestion très efficace qui leur a permis de gagner de l'argent quasiment chaque année depuis plus de 15 ans, elles se retrouvent aujourd'hui fragilisées par des compagnies qui, au cours de la même période, ont multiplié les pertes en raison de réformes insuffisantes.
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De par l'ampleur de l'enveloppe et la qualité des investisseurs (des entrepreneurs domiens, mais aussi métropolitains, des collectivités territoriales), la survie de Corsair constitue en effet une menace pour Air Caraïbes et French Bee.
Fabrice Gliszczynski