Air Caraïbes n'oublie pas Air Austral, malgré sa liaison avec Corsair
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La situation n'est pas loin du triangle amoureux. Alors qu'Air Austral et Corsair discutent depuis plusieurs mois avec la bénédiction de Bercy pour la mise en place d'une joint-venture, et plus si affinité, Air Caraïbes déplore de ne pas avoir eu sa chance. Interrogé ce mercredi sur BFM Business, Marc Rochet, le directeur général de la compagnie - également président French Bee, petite sœur d'Air Caraïbes positionnée sur l'Océan indien -, a regretté de ne pas avoir été associé aux discussions et a réaffirmé être "ouvert" à une coopération commerciale avec la compagnie réunionnaise malgré ses difficultés.
Marc Rochet ne le cache pas, pour lui, le transport aérien va devoir se consolider en sortie de crise :
Si le phénomène sera vraisemblablement mondial, il devrait aussi toucher le pavillon français qui comprend "sans doute" trop de compagnies, selon le dirigeant d'Air Caraïbes et French Bee.
Dans cette équation, Air Austral constitue un objet de convoitises. La compagnie réunionnaise dispose d'atouts intéressants avec un trafic de plus d'un million de passagers annuels en temps normal, une flotte relativement moderne (trois Boeing 777-300ER, deux 787-8, deux 737-800 et trois Airbus A220-300), un réseau dans l'Océan indien et un fort ancrage local.
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Elle se trouve en revanche en position délicate. Déjà fragile avant crise, elle souffre depuis deux ans et multiplie le recours aux aides publiques (120 millions d'euros en 2020, 30 millions en avril 2021, et 20 millions en août, principalement via des prêts garantis par l'État). Comme le résume Marc Rochet: