Air France : Transavia lance cet été une offensive "XXL" sur le marché domestique
Fabrice Gliszczynski
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Paul Hanna
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... nt de Transavia sur le réseau domestique pourrait être finalisé mi-2022.
Alors que le transport aérien est une nouvelle fois frappé de plein fouet par le durcissement des restrictions de voyage qui accompagne la flambée de l'épidémie, Air France continue de dérouler son plan de marche sur le réseau intérieur français. Désormais pièce maîtresse du groupe sur les lignes dites de "point-à-point" (par opposition aux lignes réservées à l'alimentation des passagers en correspondance sur les hubs de Roissy-Charles de Gaulle et Lyon, assurées par Air France et HOP), Transavia, la filiale low-cost du groupe, se prépare, selon nos informations, à lancer une offensive à grande échelle sur le marché domestique avec l'ouverture d'une vingtaine de nouvelles liaisons cet été, à la fois des lignes dites "radiales" (Paris-régions) au départ d'Orly, et des lignes transversales (région-région), avec un programme de vols saisonniers vers la Corse significatif. Présenté ce jeudi à l'occasion d'un comité social et économique (CSE), ce programme de vols devrait être annoncé dans les prochains jours. Interrogé, Transavia n'a pas fait de commentaire.
Avec le maintien des cinq premières lignes "test" début novembre (Orly-Biarritz, et quatre lignes au départ de Nantes vers Toulouse, Montpellier, Marseille et Nice), Transavia opérera près de 25 lignes intérieures la prochaine saison d'été, qui, dans l'aviation, s'étale de fin mars à fin octobre. Les premiers vols de Transavia sont prévus fin mars. Pour sa première saison estivale sur le réseau domestique, la filiale low-cost d'Air France entend donc démarrer très fort.
Objectif : être présent au moment de la reprise espérée du trafic cet été. La semaine dernière, Anne Rigail, la directrice générale d'Air France indiquait dans nos colonnes s'attendre cet été à "une reprise dynamique du trafic loisirs".
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Mais il s'agit aussi de dérouler extrêmement rapidement le plan de transformation du groupe sur le réseau intérieur français, et ainsi éviter que les compagnies à bas coûts étrangères comme Easyjet, Volotea, Vueling ou Ryanair récupèrent demain les fortes positions qu'elles détenaient avant la crise. De fait, pour Transavia, la crise du Covid-19, et la baisse de capacités qu'elle a provoqué chez les autres low-cost fortement implantées dans l'Hexagone, constitue une belle "opportunité". Tout le monde partant de zéro, la compagnie n'a pas à cavaler derrière Easyjet, Vueling ou Volotea qui qui avaient plusieurs longueurs d'avance avant la crise. Avec les fortes aides d'Etat dont sa maison-mère bénéficie, Transavia a même un avantage certain sur ses concurrentes.
Fabrice Gliszczynski