Blablacar valorisé 1,6 milliard de dollars après une levée record de 200 millions

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Créé en 2006 sous le nom de covoiturage.com, le site revendique plus de 20 millions d'utilisateurs.
Créé en 2006 sous le nom de "covoiturage.com", le site revendique plus de 20 millions d'utilisateurs. (Crédits : DR)
La plateforme de covoiturage présente dans 19 pays compte accélérer son développement, notamment dans les pays émergents en Asie et en Amérique latine. Elle avait déjà levé 100 millions de dollars en 2014.

C'était le candidat le plus crédible pour rejoindre le très fermé club des "licornes". Le champion français du covoiturage Blablacar a annoncé mercredi 16 septembre avoir levé 200 millions de dollars (177 millions d'euros) auprès notamment des fonds d'investissement américains Insight Venture Partners et Lead Edge Capital. Ce montant -un record pour une jeune pousse hexagonale-, lui permettra d'accélérer son développement, notamment dans les pays émergents en Asie et en Amérique latine.

Selon une source proche du dossier, la valorisation de l'entreprise atteint 1,6 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros).

Pour rappel, son système consiste à mettre en relation des automobilistes proposant un trajet et des voyageurs, une partie de la somme revenant au site jouant le rôle d'intermédiaire. Les coûts du trajets, essence et péages, sont partagés entre les passagers.

      | Lire l'interview de Frédéric Mazzella,cofondateur et directeur général de BlaBlaCar

20 millions d'utilisateurs

Créé en 2006 sous le nom de "covoiturage.com", le site revendique plus de 20 millions d'utilisateurs dans 19 pays -dont de nombreux en Europe, comme par exemple la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne ou la Grande-Bretagne-. Il également présent en Russie, au Mexique, en Turquie et en Inde.

"Nous allons nous lancer au Brésil début décembre", a déclaré Nicolas Brusson, l'un des fondateurs de BlaBlaCar, dans une interview à Reuters.

"En 2016, nous allons nous concentrer sur l'Asie et d'autres pays d'Amérique latine", ajoute-t-il. Dans une interview à l'AFP il avoue regarder des marchés comme la Chine, "même si c'est compliqué", ou encore le Japon, la Corée du Sud et l'Indonésie.

Des levées de fonds toujours plus importantes

Par le passé, le site avait déjà levé 1,25 million d'euros en 2011, puis 10 millions de dollars en 2012 et 100 millions de dollars en 2014, avant d'établir son record, qui dépasse le précédent -100 millions d'euros- détenu par la start-up toulousaine Sigfox depuis février dernier.

     | Lire Sigfox prévoit une nouvelle levée de fonds de plus de 100 millions d'euros

Celui-ci ne risque toutefois pas de tenir longtemps tant le montant de ces levées de fonds parait exponentiel.

(avec AFP et Reuters)

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Commentaires
a écrit le 17/09/2015 à 13:26 :
Covoiturage, colocataire, copartenaire, communisme ?

C'est la nouvelle économie , super !
a écrit le 17/09/2015 à 9:12 :
Tout est beau tout est bien, blablacar cocorico!
J' aimerais aussi qu' on parle un peu des utilisateurs que blablacar a pris en otage.

Leur stratégie :
- Conquérir un marché grâce à une offre gratuite, et il faut le dire efficace.
- Une fois qu'il y a suffisamment d'utilisateurs, notamment grâce au rachat des compétiteurs, passage en mode paiement par carte de crédit obligatoire pour tous.
- Augmentation progressive des frais, nous en sommes à environ 20% si réservation le jour même, alors que blablacar avait commencé à environ 7%.
- A noter qu'à part le passage en mode payant, aucune modification technique importante n'a été faite sur blablacar.

Alors bien sûr, avec une stratégie aussi agressive, on peut s'attendre à ce que les investisseurs se ruent sur blablacar. Malheureusement, le consommateur en prends pour son grade encore une fois.
Réponse de le 17/09/2015 à 10:24 :
Merci pour cette très bonne synthèse Snoopy. Le rappel des étapes clés de la société nous éclaire.

Je serai un peu plus sévère encore.
Blablacar a avancé masqué pendant près de 5 ans en jouant sur la fibre entraide citoyenne. Le story telling un peu naïf du fondateur passé par Stanford fut magnifique : l'idée m'est venue lorsque j'ai cherché à me rendre à Nantes pour Noël. Peut-être cela figure-t-il encore sur le site.

Le passage en mode payant a fait sourciller de nombreux utilisateurs et Blablacar a eu beaucoup de mal à le justifier. Le service communication a récité son couplet (besoin de financer les serveurs etc.) mais personne ne fut dupe sur le dessein de la société et le business model. Aujourd'hui Blablacar déroule son modèle froidement.
Ce serait bien que leur identité visuelle soit un peu moins friendly happy car elle est désormais en contradiction avec le business model incisif. Ca me gêne.
a écrit le 17/09/2015 à 9:00 :
Et c'est quoi la différence avec ÜberPop exactement ?...
a écrit le 17/09/2015 à 9:00 :
L'argent attire l'argent pour valoriser du virtuel qui ne vit que par la pub! C'est digne des sites de rencontre!

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