Bond des redevances de navigation aérienne : les compagnies arrachent quelques concessions à la DGAC
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La crise n'aura épargné personne. Avec l'effondrement du trafic, les revenus des compagnies aériennes et des aéroports se sont écroulés. Ceux de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) aussi. A l'heure où le transport aérien tente de se projeter vers la reprise - dont l'incertitude est illustrée à merveille par les événements de ces derniers jours - chacun tente de reconstituer ses capacités financières tant bien que mal. Ce qui n'est pas sans susciter des tensions : les aéroports et la DGAC augmentant taxes et redevances, là où les compagnies aériennes qui les payent demandent de la modération pour ne pas tuer la reprise dans l'œuf. Des compromis parviennent tout de même à être trouvés. C'est le cas avec la DGAC qui a accepté de modérer la hausse de ses redevances de navigation aérienne sous la pression des compagnies. L'augmentation reste tout de même très conséquente en comparaison de ses voisins européens.
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Le Syndicat des compagnies aériennes autonomes (Scara) savoure sa victoire : deux semaines après avoir dénoncé l'imposante hausse des redevances de navigation aérienne proposées par la DGAC, il a réussi à convaincre l'administration publique de revoir ses prétentions à la baisse concernant les hausses de redevances l'an prochain. Alors qu'elle proposait une hausse globale de 26 % des taux unitaires, elle a accepté de revenir à « seulement » 20 %. Cela devrait représenter une économie d'une centaine de millions d'euros l'an prochain pour les compagnies aériennes opérant en France ou la survolant.