Emmanuel Macron veut une loi d'orientation sur les mobilités en 2018

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(Crédits : DR)
Emmanuel Macron a annoncé à Rennes une loi d'orientation sur les mobilités au premier semestre 2018, après des assises de la mobilité en septembre. Il veut donner la priorité aux « transports du quotidien » et assurer le financement du renouvellement des infrastructures. Une déclaration qui prépare les esprits à une remise en cause de l'aéroport de Notre-Dame-des-Landes ?

Emmanuel Macron, président des mobilités du quotidien ? Le président de la République Emmanuel Macron a profité, samedi 1er juillet lors de l'inauguration de la nouvelle ligne Paris-Rennes, pour faire un discours recadrant les grands projets d'infrastructure à l'avenir en France. Ainsi, selon le chef de l'Etat, il convient désormais de mettre la priorité sur « les transports du quotidien » plutôt que sur de nouveaux « grands projets » tels que la LGV.

Le président, qui venait de parcourir le trajet Paris-Rennes en moins d'une heure trente, a salué dans le LGV « un succès technologique ». « Le combat que je souhaite engager pour les années à venir, ce sont les transports du quotidien », a-t-il dit, ajoutant qu'il n'entendait pas « relancer de grands projets nouveaux mais s'engager à financer le renouvellement des infrastructures ».

« Près de 50 ans après le discours de Quimper du général de Gaulle et le lancement du plan routier breton qui a permis de désenclaver le territoire (...), c'est une nouvelle étape, décisive, pour l'accessibilité du territoire breton. » Mais, a-t-il ajouté, « en venant inaugurer ce projet ce soir (...), je suis en train de vous dire : le rêve des cinq prochaines années ne doit pas être un nouveau grand projet comme celui-là ». « Ce succès technique (...) ne doit en rien nous faire renoncer à penser à la mobilité du futur, car (...) bien des combats restent à mener : les infrastructures essentielles à notre attractivité sont insuffisamment entretenues », a-t-il insisté.

Il ainsi annoncé pour le premier semestre 2018 une "loi d'orientation sur les mobilités". Cette loi conditionnera d'éventuels futurs grands projets. "Dans le premier semestre 2018, une loi des mobilités apportera des réponses à ces situations qu'on a laissées perdurer", évoquant les difficultés de transport dans certains territoires. "L'État ne lancera pas de grand chantier tant que la loi de mobilité ne sera pas adoptée", a-t-il par ailleurs précisé.

La question de la mobilité sera abordée lors de la Conférence nationale des territoires prévue le 17 juillet prochain, ainsi que lors d'Assises de la mobilité qui devraient se tenir en septembre. "La promesse que je veux que nous tenions (...) c'est de ne pas relancer de grands projets mais de financer tous les renouvellements d'infrastructures et les échelonner dans le temps", a déclaré Emmanuel Macron.

En clair, il n'est plus temps de promettre des TGV ou des aéroports de proximité à tous les chefs-lieux. Une préparation des esprits à une remise en cause du projet controversé de construction d'un aéroport à Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique), au sujet duquel une mission de médiation a été lancée début juin ? La question n'est pas tranchée, mais la question est implicite dans cette déclaration du président de la République, même s'il n'y a pas fait d'allusion explicite dans son discours.

La déclaration d'Emmanuel Macron intervient aussi alors que la dette du ferroviaire suscite de graves inquiétudes. SNCF Réseau (sans compter celle de SNCF Mobilité) a accumulé un endettement de 40 milliards d'euros, et le cap des 63 milliards est attendu pour 2026. Saluant la prouesse "technologique", "industrielle" et "humaine" après avoir inauguré la ligne TGV Bretagne-Pays-de-Loire, Emmanuel Macron a insisté sur la rénovation de l'existant, en jugeant que "la SNCF doit devenir le champion de la mobilité du XXIe siècle". Une façon de mettre la pression sur son président, Guillaume Pépy...

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Commentaires
a écrit le 03/07/2017 à 15:50 :
Allez, c'est reparti pour un tour. le psdt micron y va de ses discours creux et de ses phrases vides. Encore autant de bla-bla que du vent pour un petit bonhomme dont les succès en matière de mobilité ont été - grâce à la success story (?????) des cars macron - aussi éblouissant que ses résultats en matière d'économie. Et si on lui disait de la boucler et de faire ce qu'il sait le mieux faire : rien du tout ? Ah ben non ! En bon démocrate il a sciemment détruit toute opposition démocratique, j'oubliais...
a écrit le 03/07/2017 à 14:30 :
Les élus de Loire Atlantique vont perdre sur tous les tableaux. Cette obstination à vouloir faire cet Aéroport ND des Landes est une idiotie. Du coup plutôt , comme pour Bordeaux ,
de privilégier l’extension du TGV Paris /Nantes qui aurait permis de mettre les deux villes à 1H20 , nos élus ont voulu l'avion , polluant et sonore. Avec cette obstination, on n'aura ni Aéroport ni une prolongation de la ligne TGV , ni un LVG , Macron voulant privilégier l'infrastructure existante. Nantes restera à 2 H de Paris alors que cette ville n'est qu'a 380 Km de la capitale , bien plus proche que Bordeaux.
a écrit le 03/07/2017 à 13:06 :
Les 2 lignes TGV ouvertes hier sont effectivement très coûteuses (13 milliards pour les 2) et le retour sur investissement sera très long voire impossible. Et c'est 20 fois le prix de NDDL (en plus d'une emprise au sol considérable). Mettre les 2 au même niveau est très spécieux.
Rappelons que le projet de NDDL a été relancé par la décision de ne pas construire le 3è aéroport francilien donc par la nécessité de développer les plate-formes aéroportuaires régionales.
a écrit le 03/07/2017 à 11:54 :
NDDL n'est pas un aéroport de proximité, et en matière de coût, l'indemnisation de Vinci et la mise à niveau de Nantes Atlantique coûteront aussi ou plus cher que le nouvel aéroport.
a écrit le 03/07/2017 à 7:31 :
Il faut revoir la rentabilité des transports, le train, l'avion, la route. Cette rentabilité passe obligatoirement par une taxe sur l'énergie destinée à participer au financement des charges sociales. C'est bon pour le climat. Mais les Français n'arrivent pas à le comprendre. Alors, adieu les avions et les trains.
Réponse de le 04/07/2017 à 20:01 :
La Taxe cacher existe déjà.? et comme les français son des veau et en plus naïfs : Tu prend ta facture d'EDF devenu Enédis "réseau de france".??
Donc derrière votre facture se trouvent une petite ligne CSPE.. est un impôt cacher, la taxe est aux prorata du montant de votre facture à payer + la TVA qui ne faut pas oublier..
Alors cette Taxe est encaissée par EDF, et qui serre à financé les Énergies dit alternative..? Donc l’Éolien, et le Voltaïque, et cela sur les six (6) factures annuelle et par 35 millions de consommateurs..??
Or le financement de l’Éolien et du Voltaïque ne leurs coutes pas chers, de plus cet le gouvernement qui est majoritaire à 87% de EDF "Enédis"...
Réponse de le 04/07/2017 à 20:03 :
La Taxe cacher existe déjà.? et comme les français son des veau et en plus naïfs : Tu prend ta facture d'EDF devenu Enédis "réseau de france".??
Donc derrière votre facture se trouvent une petite ligne CSPE.. est un impôt cacher, la taxe est aux prorata du montant de votre facture à payer + la TVA qui ne faut pas oublier..
Alors cette Taxe est encaissée par EDF, et qui serre à financé les Énergies dit alternative..? Donc l’Éolien, et le Voltaïque, et cela sur les six (6) factures annuelle et par 35 millions de consommateurs..??
Or le financement de l’Éolien et du Voltaïque ne leurs coutes pas chers, de plus cet le gouvernement qui est majoritaire à 87% de EDF "Enédis"...
a écrit le 02/07/2017 à 19:39 :
Arrêtons les gaspillages de l'argent public.Nous avons un nombre record d'aéroports dans notre pays!
Quand on compare la pollution et le nombre de passager le coût (2 pilote 2 hôtesses stewarts) qu il faut pour un avion ,on se rends compte que le TGV est pertinent sur toute la ligne.
Il faut aussi arrêter les arrêts ou station TGV ou personne ne monte ou descends mais qui n'arrangent que certain politiques!
J'irai même jusqu'à supprimer certains aeroport coûtant très cher au contribuable et ne lui servant pas (bauvais castres etc...)
a écrit le 02/07/2017 à 18:38 :
Quand on parle de mobilité, c'est aussi parler du travailleur détaché, car ne vous imaginez pas qu'il pense a vous facilitez les déplacements! Il pense, comme cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles, a vous forcez au dogme de la convergence au moins disant social!
Réponse de le 03/07/2017 à 0:43 :
Grâce à l'Union européenne le niveau social ne cesse de s'améliorer. toutes les études le démontrent. Informez vous mieux merci.
a écrit le 02/07/2017 à 18:36 :
Quand on parle de mobilité, c'est aussi parler du travailleur détaché car ne vous n’imaginez pas qu'il pense a vous facilitez les déplacements! Il pense, comme cette zone administrative qu'est l'UE de Bruxelles, a vous forcez au dogme de la convergence au moins disant social!
a écrit le 02/07/2017 à 16:20 :
Enfin une décision intéressante en matière de transports Favoriser l’entretien et l’amélioration de ce qui existe en ferroviaire. Arrêter les projets inutiles tels que les aéroports supplémentaires genre Nantes NDDL, cela semble logique. L’intention est bonne, attendons la suite.
Réponse de le 03/07/2017 à 11:56 :
NDDL n'est pas un aéroport supplémentaire mais un aéroport qui remplace l'existant.

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