Grand Paris : Thales et Siemens vont équiper les futurs métros automatiques

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(Crédits : CC0 Public Domain)
Thales et Siemens ont remporté une commande de 360 millions d'euros pour équiper les futures lignes de métros automatiques 15, 16 et 17.

La Société du Grand Paris a annoncé avoir choisi Siemens et Thales pour le marché du systèmes d'automatismes de conduite de trains et des postes de commandes centralisées des futures lignes de métros automatiques 15, 16 et 17 du autour de Paris (Grand Paris Express). Ce contrat, qui court sur une durée de quinze ans, est évalué à 360 millions d'euros au total, selon la Société du Grand Paris.

"L'attribution de cet important marché consacre deux des principales caractéristiques du Grand Paris Express : des performances élevées, grâce à un pilotage automatique qui permettra de réduire l'intervalle entre les trains à moins de 90 secondes en heures de pointe, et une centralisation du contrôle pour l'exploitant, grâce à des systèmes de très haute technicité permettant d'assurer une exploitation optimale et en toute sécurité, a expliqué le président du directoire de la Société du Grand Paris, Thierry Dallard.

Siemens a joué le jeu jusqu'au bout avec Thales

En dépit du rachat d'Alstom, qui était dans un groupement concurrent, Siemens a joué le jeu jusqu'au bout avec Thales. Aussi incroyable que cela puisse paraître, Siemens s'est battu contre Alstom sur cet appel d'offres et est donc resté très correct avec Thales. Les deux partenaires fondent leur coopération sur la complémentarité de leurs compétences, sur leur longue tradition de projets menés ensemble (Paris, New York, Caracas, Saint-Domingue), et sur un schéma de responsabilités clair reposant sur un fonctionnement en équipe intégrée.

Siemens Moblity fournira le système permettant de piloter les trains en mode automatique sans conducteur. Le groupe allemand devra concevoir, réaliser et mettre en oeuvre des automatismes de conduite basés sur la technologie la plus avancée du CBTC (Communication Based Train Control) sans conducteur et l'intégration du système de transport complet. Quant à Thales, le groupe d'électronique fournira pour sa part les deux postes de commande centralisés, qui seront installés à Champigny et à Aulnay et assureront respectivement la gestion de la ligne 15 et des lignes 16 et 17. Pour Thales, ce contrat comprend la conception, la réalisation et le déploiement des commandes centralisées (supervision du trafic, de l'énergie, des équipements auxiliaires, des moyens audiovisuels...), des équipements à la voie et du réseau.

Un très grand projet d'aménagement

Le Grand Paris Express est le plus grand projet d'infrastructure et d'aménagement d'Europe. Avec 200 kilomètres de réseau, le projet prévoit la création de quatre nouvelles lignes autour de Paris (15,16, 17 et 18), le prolongement de la ligne 14 au nord et au sud de Paris, la construction de 68 gares et l'aménagement de nouveaux quartiers autour de ces futurs pôles urbains.

Le Grand Paris Express, qui sera relié au réseau de transport existant, desservira les grands pôles d'activité de la région parisienne, notamment les aéroports mais aussi les centres de recherche et universitaires. Ainsi, en 2030, la ligne 15, avec 75 km de voie et 36 nouvelles gares, permettra aux usagers de rallier directement le nord, à Saint-Denis, au sud, à Villejuif, de la région parisienne, en passant soit par l'ouest - via Nanterre/La Défense - soit par l'est, via Rosny puis Champigny. Avec 50 km de voie et 14 nouvelles gares, les lignes 16 et 17 permettront aux usagers, depuis Saint-Denis/Pleyel, de rallier l'est parisien jusqu'à Noisy-Champs ou le nord jusqu'à l'aéroport de Roissy - Charles de Gaulle, en contournant également Paris.

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a écrit le 04/10/2018 à 20:07 :
"Siemens Moblity fournira le système permettant de piloter les trains en mode automatique sans conducteur"
Les allemands de Siemens Mobility sont très sympas de nous revendre une technologie française (Université scientifique de Lille + Matra) > Métro de Lille, 1ère mondiale.
Matra Transport International a été absorbé par le groupe Siemens qui était totalement incompétent dans les automatismes en 1996.
Mais à l'époque, l'affaire avait été vendu 50/50, gagnant/gagnant.
Réponse de le 05/10/2018 à 0:04 :
Il faut être un peu ignorant pour croire que les boites françaises, quand elles vendent à un client français, font des prix d'amis...
Réponse de le 05/10/2018 à 13:59 :
Et c'est pas fini on nous refait le coup avec le 49/50 Airbus du rail que représente la "fusion" de ce qu'il reste d'Alstom et de la branche transport de Siemens. Le tout contrôlé par Siemens Group qui dans 5 ans renomera sa filiale en Siemens Mobility et l'intégrant à 100%.

Mort d'Alstom en deux actes.
1 GE
2 Siemens
Pourquoi ? Comment cela a-t-il été permis ?
Réponse de le 05/10/2018 à 17:49 :
@ Aim9X
La France achète à Siemens Moility. Les bénéfices vont dans la caisse de Siemens et une partie des salaires versés file directement en Allemagne. Donc l'argent sort de France. la balance française des paiements est certainement déficitaire sur cette affaire à cause d'un solde des revenus primaires négatif, ce qui au final impacte négativement notre déficit.
a écrit le 04/10/2018 à 13:51 :
Encore un bel exemple de patriotisme économique....ou plutôt de collaboration avec une entreprise étrangère afin de détruire Alstom. Quelle honte , quel déshonneur.et dire que c’est l’état qui montre l’exemple, ça veut tout dire ...
Réponse de le 04/10/2018 à 16:16 :
Vous ignorez sûrement que le CBTC de Siemens (Trainguard) est concu à Châtillon.. quant à Thales, je crois que la signalo est répartie entre la France et le Canada. Bref.
Réponse de le 04/10/2018 à 16:17 :
Vous ignorez sûrement que le CBTC de Siemens (Trainguard) est concu à Châtillon.. quant à Thales, je crois que la signalo est répartie entre la France et le Canada. Bref. Mais l'article aurait pu/du le préciser.
Réponse de le 04/10/2018 à 20:18 :
"CBTC de Siemens (Trainguard) est concu à Châtillon."
Et alors, les salaires sont versés à des salariés Siemens, et c'est l'Allemagne récupère les recettes et qui creuse notre déficit !

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