La privatisation d'ADP prend du plomb dans l'aile : adieu le pactole ?

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(Crédits : © Charles Platiau / Reuters)
Le Conseil constitutionnel a donné son feu vert à la proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) de parlementaires opposés à la privatisation d'Aéroports de Paris, ouvrant la voie à la poursuite d'un long processus, inédit, pouvant conduire à la consultation de la population et au rejet de la privatisation. La Bourse a réagi brutalement, le cours de l'action chutant de 13% depuis hier soir, soit une perte de 2,2 milliards d'euros en termes de capitalisation.

[Article publié le 10.05.2019 (17:22), mis à jour le 11.05 (10:54) avec la Bourse]

Votée le 11 avril dernier dans le cadre de la loi Pacte, la privatisation contestée d'ADP prend du plomb dans l'aile. Le conseil constitutionnel a validé ce jeudi 9 mai la proposition de référendum d'initiative partagée (RIP) déclenchée le 10 avril par 248 parlementaires de tous bords hostiles à la privatisation du gestionnaire des aéroports parisiens. Cette proposition de loi prévoit dans son article unique que "l'aménagement, l'exploitation et le développement des aérodromes de Paris" - Roissy et Le Bourget -, "revêtent les caractères d'un service public national".

Neuf mois pour convaincre 4,7 millions d'électeurs

La privatisation va non seulement être gelée pendant de longs mois, mais risque même d'être remise en cause en cas de vote « contre » et faire s'envoler l'espoir du gouvernement de toucher le jackpot de la cession de tout ou partie des 50,6% qu'il détient dans le capital d'ADP, aujourd'hui valorisés en Bourse à 9 milliards d'euros.

Les parlementaires à l'initiative du RIP ont en effet neuf mois pour recueillir le soutien de 10% de l'électorat (4,7 millions de personnes), nécessaire pour lancer le référendum. Le Parlement aura ensuite six mois pour examiner la proposition de loi que les initiateurs du RIP soumettront au référendum. A défaut, le chef de l'État devra organiser le référendum même si aucun texte ne lui fixe de délais.

Un revers pour le chef de l'État

Si les 4,7 millions de voix semblent pour beaucoup impossibles à atteindre, l'hostilité parmi les citoyens à l'égard d'Emmanuel Macron et à la privatisation d'ADP est telle que le référendum a bel et bien des chances d'être lancé et la privatisation remise en cause. La facilité du vote électronique est également un atout pour les partisans du maintien d'ADP dans le giron public. Un revers de taille pour le chef de l'Etat qui comptait aller vite.

Plongeon en Bourse

Ce vendredi 10 mai, au lendemain du feu vert du Conseil constitutionnel à un RIP sur la privatisation du groupe, le cours de l'action du gestionnaire d'aéroports avait chuté de 15% depuis l'annonce du conseil constitutionnel. Soit 1,35 milliard d'euros parti en fumée en 24 heures.

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Commentaires
a écrit le 12/05/2019 à 13:38 :
paul92@.Même si les 4.7 millions de signatures sont réunies,l'AN(majorité LERM) peut empêcher la tenue du référendum.Le RIP,est complètement verrouillé.
a écrit le 11/05/2019 à 13:52 :
Question pratique. Ou et comment voter pour ce référendum. Jusqu'à maintenant les référendums se faisaient suivant les règles du Code Electoral pourquoi ce serait différent. Votes organisés suivant le Code Electoral et placés sous le controle de la justice en proximité ainsi qu'au niveau national. Le Code Electoral est la meilleure garantie du sérieux de la consultation.
a écrit le 11/05/2019 à 10:06 :
bruno_bd@,il faut avoir la volonté politique de contrer les paradis fiscaux!.Ce n'était pas le cas de NS,niFH et encore moins de EM
a écrit le 11/05/2019 à 8:46 :
Après toutes les promesses intenables pour certaines, voilà que notre Gouvernement met en vente les "bijoux de famille" de la France. Une pirouette de notre Président qui risque de tourner mal !
a écrit le 11/05/2019 à 0:00 :
Article du 10/05 modifié le 11/05.
-> problème on est pas encore le 11/05!!!
a écrit le 10/05/2019 à 19:31 :
Il faut éviter à Paris le désastre de Toulouse-Blagnac. Les dessous de cette pitoyable privatisation offerte aux chinois sont révélés dans le récit "L'empreinte du Dragon de Jean Tuan chez CLC Editions. Ne manquez pas cette lecture jubilatoire disponible via fnac.com et Amazon.
a écrit le 10/05/2019 à 17:42 :
Le jackpot ?? 9 milliards d’euros , c'est ça le jackpot ? Alors qu'on a 2400 milliards de dettes et que l'on donne allégrement 9 milliards à l'UE ANNUELLEMENT qui servent en partie à financer l'achat des F35 polonais !
Réponse de le 10/05/2019 à 22:06 :
48 heures après le référendum, Farrage himself a reconnu que le brexit ne serait pas la manne qu'il avait annoncée. "Economiser" 9 milliards sur ce que nous coûte l'UE... pourrait nous coûter bien plus cher.
a écrit le 10/05/2019 à 13:54 :
Et QUID de la privatisation des ouvrages hydrauliques d'EDF ? 100 x plus scandaleux
Réponse de le 10/05/2019 à 17:23 :
En quoi est-ce scandaleux ? Vous ne savez pas que vous avez le droit depuis très longtemps de posséder et d'exploiter une centrale hydraulique sur votre propriété ? L'Etat est impotent et incapable de gérer, paralysé qu'il est par des querelles politiciennes d'élus et des procédures démocratiques. La mentalité gilets jaunes ne conduit à rien de constructif et d'efficace : elle ne sait que détruire et stériliser toute initiative
Réponse de le 10/05/2019 à 18:22 :
@Britannicus, impotent ou pas, ce n'est pas à des fonctionnaires européens de décider comment nous devons gérer nos barrages. Et concernant les barrages et les centrales nucléaires d'EDF, "l'impotence" de l’état depuis 50 ans a plutôt été positive.
Réponse de le 11/05/2019 à 17:52 :
Scandaleux parce que les barrages sont un outil qui permet à EDF de gérer les pointes de consommation , de lisser les courbes en évitant d'engager des moyens plus coûteux , d'importer de l'électricité ou de délester des clients. Si ces centrales financées par les français , et amorties, sont cédées au privé (groupe étranger probablement) son seul but sera de vendre l’électricité (stockée sous forme d'eau) au prix le plus élevé possible. Augmentation du prix de l’électricité et problèmes de réseau garantis. Mais j'ai l impression que ces critères techniques vous dépassent comme ils dépassent le député LAREM de base....
a écrit le 10/05/2019 à 11:51 :
".. l'action du gestionnaire d'aéroports décrochait brutalement dès l'ouverture de la Bourse... la capitalisation a chuté de 17,4 milliards d'euros hier à 15,2 milliards d'euros ce matin, soit 2,2 milliards partis en fumée" : cela prouve bien que les rapaces de la finance étaient à l'affût et n'attendaient qu'un signal pour dépecer la proie. Ces 2,2 milliards (d'€) partis en fumée, c'était de l'argent gagné en dormant, de l'argent purement virtuel qu'aucune activité d'entreprise n'avait généré, mais seulement la spéculation sur les marchés boursiers et financiers. Si le "signal" attendu avait été donné, combien de milliards (d'€) virtuels auraient été "gagnés" là aussi en dormant ? Honte à la finance, honte aux banques, honte à l'Etranger, honte à Macro. et à ses affidés de RLEM !
Réponse de le 10/05/2019 à 12:51 :
Vous crachez sur tous les petits porteurs français qui ont placés leurs épargnes dans des fonds divers, des assurances vie pour leur retraite, des Sicav, des actions qui soutiennent l'industrie et l'économie...etc....votre niveau de réflexion est aveugle et nul.
a écrit le 10/05/2019 à 10:18 :
Non, leloup@,une partie importante des bons du trésor français,est détenue par des sociétés situées dans les paradis fiscaux et détenues,par les grandes fortunes françaises.Cet argent provient de l'évasion fiscale et des énormes réductions d'impôts,que ces grandes fortunes,ont obtenu,depuis 35 ans.Ces sociétés sont étrangères mais détenues par des français.Si l'on compte la totalité de la dette publique française, aux mains de citoyens français,on arrive à 70-80% de la dette.Au Japon c'est près de 90%.
Cela étant dit, il faut arrêter avec le délire de la dette.La dette..la dette...la dette...ce n'est pas le vrai problème français.Vous ne faites que répéter une idée reçue.
Réponse de le 10/05/2019 à 11:35 :
@Faux naïf 10/05/2019 10:18
Citation
"une partie importante des bons du trésor français,est détenue par des sociétés situées dans les paradis fiscaux et détenues,par les grandes fortunes françaises.Cet argent provient de l'évasion fiscale et des énormes réductions d'impôts,que ces grandes fortunes,ont obtenu,depuis 35 ans.Ces sociétés sont étrangères mais détenues par des français.Si l'on compte la totalité de la dette publique française, aux mains de citoyens français,on arrive à 70-80% de la dette"

Quelles sont vos sources (fiables, bien entendu) ?
Réponse de le 10/05/2019 à 11:46 :
@faux naïf
beau roman mais c'est n'importe quoi ! : la dette française est détenue à plus de 65 % par des "non-résidents" français. La notion fiscale de "résident" et de "non résident " et ses implications légales vous semblent inconnues.
Même si c'est un français vivant à Londres ou en Belgique, ça ne change pas grand chose, c'est une dette "non résident" !
Le Japon a 90% de dette détenue par des "résidents ".
Réponse de le 11/05/2019 à 9:26 :
@Faux naïf : quand bien même auriez-vous raison, ne croyez vous pas que les grandes fortunes françaises évadées dans les paradis fiscaux ne crèvent pas d'envie de faire mordre la poussière à un état boulimique et obèse, et de le contraindre à se mettre enfin à la diète ?
a écrit le 10/05/2019 à 9:14 :
n'étant pas spécialement ni ultralibéral (terme complètement détourné de son sens soit dit en passant... puisque les grands manitous actuels décriés comme tel, sont les personnes/sociétés les plus gavées aux rentes de situation... par nature non libérales. je préfère le terme de néolibéral, qui traduit mieux l'ambiance (une nouvelle vision du libéralisme...)) ni ultrasocialiste, la chose positive que je vois ici, c'est la dynamique positive en vu du prochain combat qu'il conviendra de mener, celui de la privatisation tant voulu par l'Europe et pour laquelle Macron a fini par dire oui, je parle de la privatisations des barrages hydroélectriques français... une honte
a écrit le 10/05/2019 à 8:41 :
Pourquoi adieu le pactole? Rien n'est encore fait mais si la privatisation ne se fait pas pas de Pactole pour Vinci et rente conservée pour l'Etat
a écrit le 10/05/2019 à 8:19 :
Bruno_bd@N'importe quoi!.Les japonais sont endettés à hauteur de 250% de leur PIB et il ne se passe rien.La France à 98% serait proche de la faillite?.Vous rigolez. Surtout que les taux resteront très bas, très,très longtemps.
Réponse de le 10/05/2019 à 8:59 :
@Faux naïf
La dette japonaise est détenue par les japonais eux même, la dette française est détenue par des étrangers...ça fait une "petite" différence.
Réponse de le 10/05/2019 à 9:19 :
Au lieu de s'intéresser aux sexe des anges, il serait sage que le gouvernement nous parle, même à titre informatif, de cette dette monstrueuse et qui me semble hors de contrôle, ce qui imposerait de clarifier une politique sur ce sujet. J'estime, peut être à tort, que c'est une des deux choses, avec l'Islam politique, qui pourrait nous conduire à la catastrophe. Hors en l'espèce, le silence est assourdissant..
a écrit le 10/05/2019 à 7:55 :
Privatiser « les boutiques business » d’ADP pourquoi pas MAIS. Oui il y a un mais, à priori la somme ne serait pas allouée à la R&D mais au budget, seul les intérêts quelques centaines de millions, une goutte d’eau, à la recherche sur les nouvelles technologies. Le budget sous cet exécutif, comme sous les prédécesseurs, est un puits sans fond. M. Le Maire et de la députée Mme Grégoire sont plus dans la communication que dans la vérité. Cette majorité pour laquelle j’ai voté est comme les autres, l’efficacité est remplacée par de la communication soit mensongère soit enjolivée et surtout très opportuniste. Pour être crédible la somme de la privatisation devrait être versée à la banque d’investissement qui devra cibler les projets de R&D. Toutes les sommes issues des taxes ou privatisations dont l’aboutissant est parfaitement ciblé, ne devront plus passer par les mains des politiques qui sont juste bon à faire de la dépense sous couverts de mensonges. Le grand débat n’ a pas soulevé le mensonge politique dommage un sujet qui aurait eu le mérité de montrer que politique et mensonges sont les mamelles des gouvernances. Sauf erreur de ma part sur la destination réelle de la somme, je soutiens la démarche de la non privatisation d'ADP business.
Réponse de le 10/05/2019 à 8:28 :
Un référendum sur la privatisation d'une boutique de luxe...? on croit rêver.
a écrit le 10/05/2019 à 2:56 :
Il semblerait que la fin de regne du micron soit termine.
Un RIC. Puis que les europeennes soient elles aussi perdues....
Il est temps que le peuple dise stop.
La France doit redevenir une vraie nation.
a écrit le 09/05/2019 à 22:33 :
On peut comprendre l'inquiétude des parlementaires concernant la privatisation d'adp.
la privatisation de l’aéroport de Toulouse Blagnac, a l'initiative du ministre de l’économie de l’époque monsieur macron, aurait selon la cour d'appel fait l'objet de petit arrangement avec la loi.
- La cour d'appel a annulé la vente estimant que la décision d’Emmanuel Macron de choisir le consortium CASIL était illégale. En effet durant la procédure d'appel d'offre, il était interdit aux candidats de changer leur équipe. Pourtant la SNC LAVALLIN partenaire de Casil (SNC LAVALLIN, avait la compétence aéroportuaire et Casil apportait le financement) pour le rachat de Toulouse Blagnac s'est retiré de la procédure rendant la candidature de Casil irrecevable. la proposition chinoise n’était plus qu'une simple offre financière portée par des spéculateurs n’ayant aucun projet industriel
- un certain nombre de point pose question, le journaliste Laurent Mauduit a révèle le pacte d'actionnaire entre l'état et Casil par lequel l’État acceptait de se lier les mains avec l’opérateur privé, pour une durée de 12 ans sans contrepartie
- Aucun des investissements prévus n’a été engagé, et le conseil d'administration a systématiquement distribué sous forme de dividendes les profits réalisés. une délibération a même décider que tous les bénéfices réalisés seront distribués sous forme de dividendes et ce pendant cinq ans
- Le consortium cherche désormais a revendre ses parts en réclamant une plus value de 200 millions d'euro (plus-value de 75%) alors qu'il s'était engagé a être un actionnaire de long terme.
On peut d'ailleurs se demander si encore une fois l'état n'a pas brader la cession de ses part, en moins de 4 ans leur valeur serait passé de 300 à 500 millions alors qu'aucun investissement n'a été effectué.
a écrit le 09/05/2019 à 22:17 :
La démocratie dite "participative" et si chère aux gauchistes et à ceux qui les flattent par démagogie n'est qu'une source d'impuissance et de chaos. Détruire est à la portée de tout le monde, même des gauchistes. Mais pour construire... En attendant, les aéroports du monde entier se modernisent (voir l'exemple stupéfiant du nouveau hub de Singapour) pendant que la France se complaît dans l'illusion du passé...
Réponse de le 10/05/2019 à 9:31 :
@basilic
C'est le communisme qui est déjà rentré dans l'histoire des idéologies défuntes, ça n'a jamais marché, les derniers dinosaures sont en France malheureusement.
a écrit le 09/05/2019 à 21:40 :
Parfait, parfait... comme ça la troïka FMI/BCE/UE aura au moins ça à faire vendre par la France aux chinois quand la crise de la dette publique française éclatera (à ce propos depuis sa vente forcée aux chinois qui y investissent massivement, le port du Pirée se développe à grande vitesse et est devenu une véritable locomotive économique de la Grèce).
a écrit le 09/05/2019 à 21:13 :
Allez donc prendre un vol à CDG ou pire y tenter une correspondance ! Et vous comprendrez qu'il ya urgence à investir et développer , faute de quoi les passagers ont le ,choix avec plein d'autres HUB : Francfort , Amsterdam , Dubai .....
Réponse de le 11/05/2019 à 17:56 :
Apparemment, de nombreux touristes étrangers passent par Roissy ... Ca doit donc leur convenir ! Et je ne suis jamais parti par Francfort ou Amsterdam. Quant à Dubai, pour information c'est pas à côté ! Donc la concurrence ....
a écrit le 09/05/2019 à 20:27 :
enfin une nouvelle majorité se dessine, par ordre d'entrée RN,LR,LFI,PS, que du bon heur,au café du coin les discussions vont aller bon train,ne pas oublier d'endosser la tenue jaune,l'exception française,la démocratie directe…..
a écrit le 09/05/2019 à 19:56 :
Les parlementaires à l'initiative du RIP devront faire preuve de subtilité pour recueillir le soutien d'électeurs dont les motivations peuvent être contradictoires:
- ceux s'opposent à la privatisation pour s'opposer au gouvernement,
- ceux qui s'opposent à la privatisation car ils pensent que l'état doit garder des participations dans des entreprises "stratégiques",
- ceux qui, instruits par l'exemple des autoroutes, ne font pas confiance au gouvernement pour négocier la privatisation dans les meilleures conditions pour les contribuables,
- et enfin ceux qui ne sont hostiles ni au gouvernement ni à la privatisation, mais qui pensent que le gouvernement devrait d'abord montrer sa capacité à diminuer la dépense publique avant de vendre les bijoux de famille.
Réponse de le 09/05/2019 à 21:43 :
oui, comme au référendum de 2005, une majorité hétérogène (pour ne pas dire éroclite) de non ne pouvant déboucher sur rien.
a écrit le 09/05/2019 à 19:35 :
Et la française des jeux et les autoroutes et et et la bise aux sages du conseil mais surtout aux Gilets Jaunes..
a écrit le 09/05/2019 à 19:24 :
Le titre est provocateur et plutôt mal trouvé. Le but principal est quand même de pouvoir trouver plus facilement des financements pour investir davantage dans un équipement qui se traine depuis des années dans le fond du tableau des grands aéroports au niveau confort des utilisateurs et de la qualité du service...l'état n'a jamais été bon gestionnaire ni bon entrepreneur.
Si cette DSP avec contrainte devait être rejetée, le grand perdant sera l'attractivité touristique de la France : des milliers d'emplois.
Réponse de le 09/05/2019 à 21:19 :
Il y a qu'à voir pour les sociétés d'autoroute. Depuis la privatisation, les français sont ravis des augmentations des tarifs des bons gestionnaires. Avant, tout le monde le sait, c'était catastrophique.

Certains sont tout bonnement fachés avec la réalité
Réponse de le 09/05/2019 à 21:50 :
@René MONTI : les tarifs augmentaient très (et peut être même plus) rapidement avant privatisation. Et ne pas oublier aussi qu'une part importante des hausses de tarifs subies depuis la privatisation a pour origine la très forte hausse de la redevance domaniale payée par les sociétés d'autoroutes à l'état (car la propriété des autoroutes reste à l'état, même s'il ne paie pas un kopeck pour leur entretien, cette redevance domaniale a connu par exemple une hausse de +50% en 2013.
Réponse de le 09/05/2019 à 21:54 :
@Réné Monti
Vous savez visiblement pas faire la différence entre une privatisation réelle avec cession de propriété et une DSP avec contrainte pour une période prédéfinie ( ou l’État conserve la propriété ) et investissements massifs car nécessaires : c'est pas tout à fait la même chose...
Réponse de le 09/05/2019 à 23:03 :
Roissy Charles de Gaule n'est qu'une partie d'ADP.
A travers ses filiales, il gère des aéroports dans le monde, de l'ingénierie de grands bâtiments et des grands bâtiments eux-mêmes. Avec un trafic aérien annoncé à la hausse, les aéroports français ne sont qu'une partie des bénéfices escomptés. A tel point que les appétits du privés sont aiguisés. Les grands fauves gavés mais pas repus par les autoroutes, sont en chasse.
Personne ne dit qu'une partie des bénéfices des autoroutes est directement envoyée à l'étranger, par le biais des actions possédées par des investisseurs internationaux.(Vinci: 57.7% des actions hors France, Bouygues: 38.9%, Eiffage: ? , Abertis: Espagnol)
De plus ou non rebat les oreilles, sur la mise en concurrence des sociétés d’électricité, de barrage, du rail, etc sous la pression de l'Europe. Expliquez moi, ou est la mise en concurrence d'une autoroute ? Vous me direz que l'on peut se déplacer sur la nationales. OK vitesse -10 km/ h, truffés de variation de vitesse (rond-points et autres) et de radars placés au bon endroit pour les exploités. Et hop, un petit coup de pouce au business sous les meilleurs raisons du monde: sauvés des vies et l'écologie!
On retrouvera le même problème sur Roissy.
Quand à l'état mauvais gestionnaire ou entrepreneur, il est encore pire vendeur... Mauvais conseils de hauts fonctionnaires pantouflards ?
a écrit le 09/05/2019 à 19:24 :
Adieu le pactole c'est pour Vinci ou les dessous de table/job chez Vinci de complaisance ?
a écrit le 09/05/2019 à 19:13 :
"Les parlementaires à l'initiative du RIP ont en effet neuf mois pour recueillir le soutien de 10% de l'électorat (4,7 millions de personnes), nécessaire pour lancer le référendum"

C'est pas un revers c'est une véritable claque, est-ce que c'est déjà arrivé ?

Faut vraiment que les citoyens français rejettent massivement ce gouvernement quand même hein...
Réponse de le 09/05/2019 à 21:53 :
Etant par principe totalement opposé à la pratique référendaire (et même favorable à son interdiction par la constitution), lesdits parlementaires n'auront en tout cas pas mon soutien.
Réponse de le 10/05/2019 à 11:32 :
@ girouette:

tu t'es encore trompé dis donc distrait que tu es ! Tu vois pas que je parle pas du tout de ça ? Ta vie ton oeuvre toussa je m'en tape ! Tu fais ce que tu veux mec...

JE t'ai signalé hein et la prochaine fois, fais un commentaire au lieu de répondre à côté, merci.
Réponse de le 12/05/2019 à 10:00 :
@citoyen : je n'apprécie guère ce gouvernement crypto-socialiste... mais j'ai une profonde aversion pour la pratique référendaire dont il ne sort jamais rien de positif.
a écrit le 09/05/2019 à 18:18 :
Il serait temps que les représentants du peuple, acceptent de représenter le peuple, et non pas les intérêts de la minorité possédante. La démocratie directe s'impose constitutionnellement à la démocratie représentative. La décision des représentants du peuple de contourner le résultat du référendum de 2005, disqualifie la démocratie représentative. Cet évènement est l'une des racines de la révolte populaire. Ce n'est pas parce que l'Etat dispose de la force publique contre le peuple, qu'il dispose de la légitimité pour le bafouer.
Réponse de le 09/05/2019 à 22:02 :
Pour la xième fois : Si Sarkozy n'avait pas très clairement et très explicitement annoncé lors de sa campagne ce qu'il ferait en matière européenne (un nouveau traité ratifié par voix parlementaire) vous seriez en droit de vous offusquer. Mais il l'a fait et là-dessus il a tenu parole. Il a, grâce à une très forte participation à la présidentielle, recueilli sur son nom au second tour plus de suffrages sur son nom que le "non" de 2005. Et il est très probable que son engagement sans ambiguïté lui a rapporté de nombreux suffrages venant du centre voire de gauche ulcérés du résultat du référendum de 2005 qui de par l' hétérogénéité des "non", a été incapable de construire une offre politique alternative. Qu'on ait tiré la chasse sur le référendum de 2005 sans autre forme de procès est une excellente chose.
Réponse de le 09/05/2019 à 22:42 :
@bruno_bd: votre argumentation est parfaitement recevable sauf sur un aspect qui est malheureusement essentiel.
A partir du moment où le peuple s'est exprimé par referendum et que son choix s'est prononcé clairement dans un sens, son choix doit être respecté et appliqué rapidement. Ce qui a été le cas en 2005 pour l'expression populaire, mais pas pour le vote parlementaire qui relève de la manipulation des années après. Démocratie bafouée dans ce cas.
Réponse de le 10/05/2019 à 8:51 :
Encore une fois, les promesses des candidats sont multiples et variées, souvent contradictoires. Elles ne sont utiles que pour appâter l'électeur et ratissent large. Votez pour un candidat, ce n'est pas voter pour ses promesses mais pour l'homme que vous jugez le plus apte à remplir cette fonction.
Je rappelle que c'est le premier ministre qui détermine la politique de la nation et que c'est le parlement qui vote ou non, les lois.
Réponse de le 10/05/2019 à 22:20 :
@Daniel Roux : la néfaste réforme du quinquennat a renforcé la côté présidentiel du régime et désormais le premier ministre est ravalé au rang de simple collaborateur. Le choix de 2005 a été appliqué, la France n'a pas ratifié le TCE. Maintenant basta avec ce référendum. A moins d'être sourd et autiste, nul n'a ou ignorer le point de vue de Sarkozy pendant sa campagne, ça ne l'a pas empêché d'être l'un des présidents les mieux élus de la Vè (hors présence du FN au second tour). Et je crois même que le fiasco du référendum voulu par Chirac a été la principal facteur du triomphe de Sarkozy en 2007, sa promesse sans ambiguïté sur la question lui a certainement permis de ratisser large au centre et à gauche.
a écrit le 09/05/2019 à 18:14 :
mince, le peuple va pouvoir s'exprimer, vous savez les petits riens..... si cela continue il ne sera plus possible de faire du fric facilement... dur, dur, comment va réagir la bourse à un vrai début de démocratie ?
a écrit le 09/05/2019 à 18:14 :
Adieu le pactole pour Vinci voulez-vous dire ??? 😂😂

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