La République du Congo vole au secours de Corsair
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Corsair pourrait voir la République du Congo débarquer à son capital.
Charles Platiau
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Corsair pourrait voir la République du Congo débarquer à son capital.
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Voilà désormais un an que Corsair cherche à boucler un nouveau tour de table pour se recapitaliser. Apparemment proche d'aboutir à plusieurs reprises au cours de l'année qui s'achève, cette opération n'est toujours pas bouclée. Or, comme l'a dévoilé Le Monde, la compagnie française est sur le point de lever 30 millions d'euros auprès de plusieurs parties, dont un particulièrement inattendu, à savoir la République du Congo. Corsair l'a confirmé aujourd'hui.
Selon ses termes, la compagnie « confirme avoir reçu une lettre d'offre ferme pour un apport de fonds propres de 30 millions d'euros ». Une somme qui correspond à celle espérée depuis plusieurs mois, comme l'indiquait une source interne à La Tribune en octobre. C'était d'ailleurs déjà le montant qui était proche d'être bouclé en début d'année avant que ne s'ouvre la parenthèse du mariage raté avec Air France. De quoi « répondre aux besoins de financement de la compagnie et d'assurer son développement », qui poursuit sa restructuration opérationnelle depuis la précédente recapitalisation de fin 2020.
Une somme d'autant plus indispensable que Corsair n'est toujours pas revenue à l'équilibre et encore moins aux bénéfices à l'issue de son exercice 2022-2023, achevé au 30 septembre. En dépit d'un chiffre d'affaires record de 643 millions d'euros, ses pertes pourraient encore dépasser la dizaine de millions d'euros, ce qui alarme certains observateurs après une année 2023 qui a conjugué forte demande et prix élevés.
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Corsair indique que cette somme proviendra « de la part de certains de ses actionnaires existants, du département de la Guadeloupe et de la République du Congo ». Pour les premiers, là encore, aucune surprise. Pascal de Izaguirre, PDG de la compagnie, se félicitait fin septembre « que (ses) actionnaires actuels soient toujours présents. Ce sont des convertis, des convaincus, qui y croient. La plupart d'entre eux va à nouveau participer à ce deuxième tour de table ». De « la plupart », la formulation est tout de même passée « à certains », ce qui suppose des changements d'équilibre au sein du consortium d'investisseurs antillais Outre-Mer R-Plane (OMRP) qui détient la compagnie depuis 2020.
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