Grève des contrôleurs aériens : retards en cascade dans les aéroports français
latribune.fr (avec AFP)

A Paris-Orly, les départs accusent en moyenne 28 minutes de retard (Photo d'illustration)
Gonzalo Fuentes
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A Paris-Orly, les départs accusent en moyenne 28 minutes de retard (Photo d'illustration)
Gonzalo Fuentes
[Article publié le dimanche 19 novembre 2023 à 19h03 et mis à jour le lundi 20 novembre 2023 à 16h04] La grève des contrôleurs aériens provoque d'importants retards dans plusieurs aéroports français, voire des fermetures. Résultat, le mouvement social se répercute, par ricochet, en Europe ce lundi matin.
Le tableau des départs et arrivées montrait seulement deux vols, tous deux annulés, en provenance et à destination d'Orly.
D'autres installations de plus grande envergure subissent des retards importants au départ ou à l'arrivée, selon la même source. Les départs accusent en moyenne 95 minutes de retard à Toulouse-Blagnac, 77 à Lille-Lesquin, 64 à Marseille-Provence, 54 à Lyon-Saint-Exupéry, 46 à Bordeaux-Mérignac, 34 à Paris-Charles-de-Gaulle et 28 à Paris-Orly, en fin de matinée ce lundi. Plusieurs syndicats entendent protester contre la récente adoption par le Parlement d'une proposition de loi visant à obliger les contrôleurs aériens à se déclarer individuellement grévistes ou non 48 heures à l'avance.
La DGAC avait par conséquent demandé aux compagnies aériennes de renoncer lundi à entre 20% et 25% de leur programme de vols à Orly, Toulouse, Bordeaux et Marseille. Elle avait aussi prévenu que l'activité de centres en route de la navigation aérienne (CRNA), qui gèrent les trajectoires des appareils survolant le territoire, serait affectée, forçant potentiellement des vols à contourner la France.
De fait, les opérations de vol européennes ont été perturbées lundi, selon l'organisme de surveillance Eurocontrol, touchant en particulier des couloirs aériens en Espagne. De « très importants retards » ont également affecté la zone gérée par le CRNA de Brest.
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La compagnie aérienne irlandaise Ryanair avait appelé dimanche la Commission européenne « à prendre des mesures urgentes pour protéger les survols et la liberté de mouvement des citoyens de l'UE pendant la grève des contrôleurs aériens français » qui a lieu lundi. Au vu de la position géographique de la France, les multiples journées de grève des contrôleurs aériens français depuis le début de l'année ont obligé « les compagnies aériennes à annuler des milliers de survols de l'UE depuis l'Allemagne, l'Espagne, l'Italie, l'Irlande et le Royaume-Uni, tandis que la France utilise en particulier des lois de service minimum pour protéger les vols français », avait affirmé Ryanair dans un communiqué.
Ryanair avait déjà lancé un appel similaire à la Commission européenne en début d'année. La DGAC avait précisé dimanche à l'AFP qu'« à ce stade, le mouvement social n'est que pour la journée de lundi ». Le syndicat national des contrôleurs du trafic aérien (SNCTA), syndicat majoritaire du secteur, n'a pas appelé à la grève.
Une autre grève des contrôleurs aériens a eu lieu le vendredi 13 octobre durant laquelle la Direction générale de l'Aviation civile (DGAC) avait demandé aux compagnies aériennes de renoncer à 40 % de leur programme de vols à Paris-Orly, deuxième aéroport français.
À l'origine de ce mouvement, les chefs de file des huit principaux syndicats français (CFDT, CGT, FO, CFTC, CFE-CGC, Unsa, Solidaires, FSU) ont décidé d'acter une journée « contre l'austérité, pour les salaires et l'égalité femmes-hommes ».
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Ce préavis intervient un mois après que le premier syndicat de contrôleurs aériens, le SNCTA, s'est engagé à respecter une « trêve olympique », c'est-à-dire à ne pas faire grève d'ici à la fin des Jeux olympiques et paralympiques prévus en France pendant l'été 2024.
(Avec AFP)
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