Le procès de Heetch se poursuit vendredi

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UberPop, application de transport entre particuliers du géant américain Uber, avait été condamnée l'été dernier pour des chefs de prévention identiques.
UberPop, application de transport entre particuliers du géant américain Uber, avait été condamnée l'été dernier pour des chefs de prévention identiques. (Crédits : © Eric Gaillard / Reuters)
Les fondateurs de la plateforme de mobilité nocturne comparaissent jeudi et vendredi devant le tribunal correctionnel de Paris. Ils sont notamment accusés de faciliter l'exercice d'une activité illégale de la profession de taxi.

Deuxième jour d'audience pour Heetch, application de transports entre particuliers destinée aux jeunes noctambules, poursuivie en tant que personne morale, et ses fondateurs Teddy Pellerin et Mathieu Jacob devant le tribunal correctionnel de Paris.

Les jeunes dirigeants de la jeune pousse créée en 2013 et qui compte à son capital les fonds Kima Ventures (lancé par Xavier Niel, le fondateur de Free en 2010), Alven Capital et Mobivia, comparaissent pour complicité d'exercice illégal de la profession de taxi, pratique commerciale trompeuse et organisation illégale d'un système de mise en relation de clients avec des chauffeurs non-professionnels.

UberPop, application de transport entre particuliers du géant américain Uber, avait été condamnée l'été dernier pour des chefs de prévention identiques.

1.500 parties civiles

La défense a tenté en vain jeudi de faire annuler les poursuites, critiquant les méthodes des enquêteurs et ironisant sur les constitutions de parties civiles. Il s'agit d'un procès très attendu, notamment par les taxis - avec près de 1.500 parties civiles (contre une trentaine pour UberPop), essentiellement des taxis qui se plaignent de concurrence déloyale. L'audience devait en effet initialement avoir lieu au mois de juin. Mais elle avait été reportée à cause du nombre de chauffeurs venus se porter parties civiles à la barre.

D'après l'application, qui fonctionne entre 20h et 6h, et essentiellement le jeudi, vendredi et samedi, les conducteurs, dont les revenus sont plafonnés à 6.000 euros, gagneraient en moyenne autour de 1.800 euros par an. Ses 30.000 conducteurs occasionnels auraient en moyenne 25 ans. Quant aux usagers, la majorité (80%) aurait entre 18 et 25 ans, sachant que 70% des trajets incluent la banlieue, selon les derniers pointages communiqués par l'entreprise.

La société, un capital social de 10.000 euros au départ, a levé depuis environ 1 million d'euros. Elle est passée de 8 à 51 emplois. Elle a dégagé en 2015 un chiffre d'affaires de quelque 2 millions d'euros, et essuyé une perte d'environ 12.000 euros, ont indiqué ses fondateurs à l'audience.

Le procès doit se poursuivre jusqu'à vendredi après-midi. La décision devrait être mise en délibéré.

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