« Le TGV est naturellement plus cher que l'avion » (Elisabeth Borne)
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune
Les acteurs du transport aérien seront ravis des propos tenus par la ministre des Transports, Elisabeth Borne, ce mercredi lors d'une audition au Sénat. Ceux du ferroviaire beaucoup moins.
En réponse à une sénatrice qui indiquait que le prix du TGV restait abordable par rapport à l'avion, Elisabeth Borne, qui connaît parfaitement le transport ferroviaire pour avoir été directrice de la stratégie de la SNCF il y a quelques années, a déclaré :
La relative faiblesse du prix du baril a également permis aux compagnies aériennes de baisser leurs tarifs.
Et face aux remarques de certains sénateurs sur le bilan carbone de l'aviation, moins favorable à celui du ferroviaire, Elisabeth Borne n'hésite pas à monter au créneau.
« On pourrait ouvrir le débat sur les émissions des gaz à effets de serre. J'ai demandé à mes services qu'on ait le bilan carbone (du TGV, NDLR) en tenant compte de la construction de la ligne et à mon avis le bilan carbone d'une infrastructure de ce genre, à coup de béton et d'acier, doit être intéressant et doit s'amortir sur un certain temps pour arriver à un bilan satisfaisant. »
À lire également
Des arguments qui rappellent la joute verbale qui opposait Air France à la SNCF, quand cette dernière avait lancé en 2006 un comparateur de CO2 pour les voyages en avion et en train, favorable à ce dernier.