Uber fait un geste pour les chauffeurs VTC mais ne plie pas

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Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports a pris note de l'annonce d'Uber concernant le fonds de soutien, qui devra être discuté dans le cadre des négociations sous l'égide du nouveau médiateur nommé mardi par le gouvernement, Jacques Rapoport, inspecteur général des finances, ancien président de SNCF Réseau.
Alain Vidalies, le secrétaire d'Etat aux Transports a pris note de l'annonce d'Uber concernant le fonds de soutien, qui devra être discuté dans le cadre des négociations sous l'égide du nouveau médiateur nommé mardi par le gouvernement, Jacques Rapoport, inspecteur général des finances, ancien président de SNCF Réseau. (Crédits : CC0 Public Domain)
La plateforme VTC a annoncé la création d'un fonds de soutien pour les chauffeurs en difficulté mais a refusé de geler temporairement la récente hausse de sa commission passée de 20% à 25%. Un refus condamné par le gouvernement et les chauffeurs qui ont annoncé la reprise de la mobilisation dès vendredi.

Il y a du progrès, mais c'est sans doute encore loin des attentes des VTC (voitures de transport avec chauffeur) qui ont pris part au mouvement contestataire lancé jeudi contre les plateformes en général, et Uber en particulier. En effet, Uber a annoncé mardi la création d'un fonds de soutien de 2 millions d'euros pour les chauffeurs en difficulté. Les modalités précises de ce fonds seront déterminées dans les semaines à venir. La première étape sera d'interroger les chauffeurs utilisateurs de l'application Uber sur différents points relatifs à leur rentabilité (chiffre d'affaires, coûts et charges), a précisé l'entreprise dans un communiqué.

La filiale française de la multinationale de Travis Kalanick a également confirmé sa volonté de participer à de nouvelles tables rondes avec l'ensemble des acteurs du secteur et les pouvoirs publics. Tout en précisant que "celles-ci ne pourront avoir lieu qu'en cas de fin totale et durable de tous les blocages et de toutes les violences, ainsi qu'avec la participation active de toutes les plateformes à ces réunions".

Hausse des commissions maintenue

La plateforme n'a en revanche pas cédé à la pression du gouvernement lui demandant de geler sa commission, récemment passée de 20% à 25% pour les courses en UberX. Cette augmentation est allée de pair avec une hausse des tarifs pour les chauffeurs, censée améliorer la rentabilité des chauffeurs de 5%. Ceux-ci ont salué le geste, mais ont toutefois déploré que cette légère hausse ne compense pas la baisse arbitraire de 20% décidée en octobre 2015.

Nouveau médiateur avec un calendrier serré

Le gouvernement a pris note de l'annonce d'Uber concernant le fonds de soutien, qui devra être discuté dans le cadre des négociations sous l'égide du nouveau médiateur nommé mardi par le gouvernement, Jacques Rapoport, inspecteur général des finances, ancien président de SNCF Réseau, a-t-il annoncé dans un communiqué. "Sa mission commence dès aujourd'hui, autour de quatre thématiques : la tarification ; les conditions de déconnexion des plateformes pour les chauffeurs ; la protection sociale ; et les charges. Ces négociations devront se conclure d'ici le 31 janvier 2017", précise le document.

Alain Vidalies a en revanche déploré le choix d'Uber de ne pas répondre favorablement à sa demande, quant au maintien des frais de service de la plateforme à 20%. Selon lui, cela "favorise pas le bon déroulement des discussions à venir". Il appelle cependant tous les acteurs du secteur à l'apaisement et leur demande de s'inscrire dans le cycle de négociations proposé. Il rappelle qu'aucune violence ou blocage sur la voie publique ne saurait être toléré.

Une deuxième salve de critiques est intervenue de la part du Premier ministre, Bernard Cazeneuve. Il a demandé à Uber de "s'engage(r) dans la voie du progrès", faute de quoi la plateforme "aura face à elle un gouvernement absolument déterminé".

En attendant, plusieurs organisations de VTC ont appelé les chauffeurs à se mobiliser vendredi dès 4h autour des aéroports d'Orly et Roissy, selon l'AFP.

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Commentaires
a écrit le 21/12/2016 à 14:49 :
Pas rentable et ç est les champions de l optimisation fiscal !!
a écrit le 21/12/2016 à 11:39 :
avec 3 milliards de pertes en 2016 (dixit Bloomberg), va falloir augmenter la commission a 50% ?

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