Malgré les aides et le plan de relance, 47% des petites et moyennes entreprises se sentent menacées, selon une enquête de la CPME. Plus du tiers estiment même qu'elles auront des difficultés à rembourser leur PGE une fois arrivées à l'échéance. Dans le secteur de l'hôtellerie-restauration particulièrement éprouvé par la crise, près de la moitié prévoit même de diminuer ses effectifs, et ce malgré l'approche des fêtes de Noël.Les prévisions des dirigeants de TPE-PME pour la fin de cette année doivent "nous alerter", prévient la CPME. C'est la mise en garde de l'organisation patronale qui a cherché à mesurer l'impact de la crise économique provoquée par la pandémie de coronavirus ainsi que la confiance des entreprises dans l'avenir, dans une enquête réalisée auprès de 1950 d'entre elles, entre le 9 au 21 septembre 2020. En cette rentrée, et malgré un plan gouvernemental à hauteur de 100 milliards d'euros en partie tourné vers les entreprises et vers l'offre, "les enseignements sont clairs", juge la CPME :
"La crise a entraîné un ralentissement de leur activité cet été, et leurs prévisions pour la fin de l'année sont pour le moins mitigées", détaille-t-elle dans un communiqué.
Aussi, toujours selon cette enquête, "près de la moitié (47%) des dirigeants interrogés estiment que la pérennité de leur TPE-PME est 'au moins potentiellement' menacée" d'ici la fin de cette année. 1 employeur sur 5 (21%) prévoit même de diminuer ses effectifs sur la même période, "cette proportion montant, malheureusement sans surprise, à 49% dans le secteur de l'hôtellerie-restauration", précisent les auteurs de l'étude.
Plus d'un tiers de dépenses en moins en un an
Le secteur dit "HCR", pour Hôtellerie, Café, Restaurant, a en effet été particulièrement touché par la crise sanitaire et ses conséquences économiques. Sur les huit premiers mois de l'année, le marché de la restauration dite "hors domicile" affiche ainsi des pertes de 35% en fréquentation et de 37% en dépenses comparé à 2019, selon un bilan du spécialiste des études de marché NPD Group publié ce mardi. Et la situation pourrait empirer.