Plus d'une PME sur deux s'inquiète pour sa pérennité

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Sur 2.400 dirigeants de PME et de TPE, 54% se déclarent «inquiets pour la pérennité de leur entreprise», contre 47% en septembre.
Sur 2.400 dirigeants de PME et de TPE, 54% se déclarent «inquiets pour la pérennité de leur entreprise», contre 47% en septembre. (Crédits : Reuters)
Les chefs des petites et moyennes entreprises sont de plus en plus nombreux à douter de leur capacité à rembourser leurs dettes ou à payer leurs charges, et près de la moitié craint de "ne pas être en capacité de supporter un troisième confinement".

Un chef d'entreprise sur deux (49%) estime "ne pas être en capacité de supporter un troisième confinement", selon une enquête réalisée par la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) auprès de ses adhérents et publiée mardi.

Sur 2.400 dirigeants de PME et de très petites entreprises (TPE) qui ont répondu du 7 au 20 janvier à un questionnaire de leur organisation, 54% se déclarent en outre "inquiets sur la pérennité de leur entreprise", contre 47% lors d'une précédente enquête en septembre.

Lire aussi : PME : le deuxième confinement a décalé la reprise d'activité

A 53%, ils considèrent que la mise en place du couvre-feu freine leur activité, et un tiers (33%) "ont le sentiment que leur entreprise est sous perfusion de l'Etat".

Interrogés sur l'évolution de leur chiffre d'affaires en novembre et décembre 2020 par rapport à la même période de 2019, les deux tiers (65%) disent qu'il a baissé, un sur cinq qu'il est stable et 15% font état d'une hausse.

Près d'un tiers en réduction d'effectif

Concernant leurs effectifs, ils sont en baisse dans 30% des cas, stables dans 61% des entreprises et en hausse dans 9%.

"Pour 2021, les perspectives sont mitigées, mais pas catastrophiques. Si 52% des répondants prévoient une baisse de chiffre d'affaires dans les prochains mois, 48% anticipent un maintien ou même une hausse", relève l'organisation patronale dans un communiqué.

"De même, si 25% envisagent de réduire leurs effectifs, 66% pensent le maintenir et 9% prévoient de recruter", poursuit la CPME.

Doute sur la capacité de remboursement

Autre signe d'inquiétude, les chefs des petites et moyennes entreprises sont de plus en plus nombreux à douter de leur capacité à rembourser leurs dettes ou à payer leurs charges.

Une entreprise sur deux a bénéficié de reports de cotisations fiscales ou sociales, et parmi celles-ci, plus d'une sur trois (36%) pense ne pas être en capacité de les rembourser, contre 28% en septembre.

Quant au prêt garanti par l'État (PGE), auquel 58% des PME et TPE répondantes disent avoir eu recours, près d'une sur deux (45%) parmi ces bénéficiaires pense ne pas pouvoir le rembourser, contre une sur trois (34%) il y a quatre mois.

Enfin, seul un quart (26%) des dirigeants de PME/TPE se sentent concernés par le plan de relance du gouvernement, et uniquement un sur dix dit en connaître les modalités.

Les réponses ont fait l'objet d'un redressement pour tenir compte d'une surreprésentation de l'hébergement-restauration et des salles de sport et d'une sous-représentation du bâtiment, précise la CPME.

Lire aussi : Hauts de France : IRD lance un fonds de « capital-transformation » pour les PME

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Commentaires
a écrit le 26/01/2021 à 20:26 :
je resume
le macaron va passer outre les avis foireux des boyards bien payes, qui veulent un confinement ' sans consequences' comme on fait des emprunts ' sans consequences' et ' non remboursables sans consequences'
au moins je me dis que certains refractaires auront peut etre un accident de voiture facon oas, donc ' sans consequence et ' sans partie prenante identifiee'
finalement, si c'est le petit fils de mitterand (je n'ai pas dit ' le fils de ""normal 1er"" aka ' scooterman', hein, meme si je le pense) .........
a écrit le 26/01/2021 à 14:38 :
Sympa de sortir cet article le même jour que celui ou Macron promets aux entreprises étrangères des aides... Pourquoi ne pas donner l'argent aux petites entreprises de notre pays plutôt qu'aux étrangères? réponse en mai 2022...
a écrit le 26/01/2021 à 12:02 :
L'heure de vérité du "quoi qu'il en coûte" approche. La catastrophe économique vient s'ajouter à la catastrophe sanitaire et sociale.
Toute tension finit par une rupture violente, celle ci n'échappera pas à la règle.
Pour faire un peu de complotisme, il peut être considéré que le manque de vaccin soit organisé.
Les bénéficiaires sont nombreux à tirer profit de la rareté, sur le plan financier et idéologique, les 2 allants souvent de pair. Les plus riches ont augmenté cette année leur capital de 3 900 milliards de dollars, il n'y a pas de raison qu'ils désirent que la fête s'arrête, et c'est bien la propagation du virus et le nombre de morts qui fait leur fortune. Comme dans toute guerre, il y a des profiteurs, d'ailleurs, la plupart des grandes fortunes (pour ne pas dire toutes) se sont bâties dans des temps troublés.
La fortune des GAFAM, s'est faite en pillant les données personnelles
de centaines de millions de personnes, une nouvelle sorte de guerre lente qui tue à petit feu l'individu, contrôle, manipule les consciences. Moins violent, mais tout aussi efficace que la guerre.
a écrit le 26/01/2021 à 11:00 :
Ca parait tellement logique, on ne comprend toujours pas pourquoi nos politiciens ont décidé d'arrêter l'économie mondiale. Même si je viens de lire une de vos dépêches AFP troublante, qui espérons n'a aucun lien...

"UBS profite à plein du dynamisme de sa clientèle fortunée" https://www.latribune.fr/depeches/reuters/KBN29V0RM/ubs-profite-a-plein-du-dynamisme-de-sa-clientele-fortunee.html

Le néolibéralisme où quand systématiquement ceux qui bossent pleurent et ceux qui ne font rien rient, quoi que c'est pas sûr ça fait belle lurette qu'on ne les a plus vu rire... plus vu du tout même en fait, peut-être sont ils morts et que la machine de la bêtise pure s'emballe toute seule en ce moment.

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