Emballages : comment une taxe a fait des Norvégiens les rois de la consigne

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En Norvège, la consigne des bouteilles en plastique a permis d’atteindre un taux de collecte de 88 % en 2018, contre 57 % en France.
En Norvège, la consigne des bouteilles en plastique a permis d’atteindre un taux de collecte de 88 % en 2018, contre 57 % en France. (Crédits : iStock)
Cité en exemple, en France, par les partisans de l’instauration d’une consigne des canettes et des bouteilles en plastique, le dispositif de collecte scandinave repose sur un système complexe, alliant innovations technologiques et incitations législatives.

Un sac rempli de bouteilles en plastique à leurs pieds, deux jeunes filles les insèrent une par une dans une machine située à l'entrée du supermarché de la chaîne Coop Obs ! à Lillestrom, une petite ville au nord-est d'Oslo. Elles repartent avec un bon d'achat qu'elles pourront échanger en caisse, utiliser pour payer leurs courses et jouer à un loto dédié, ou encore donner à une ONG. Nous sommes en Norvège, où une consigne de 2 ou 3 couronnes (20 ou 30 centimes d'euro) doit être payée pour chaque canette et bouteille en plastique. Adopté par le pays scandinave à la fin des années 1990, ce dispositif a permis d'atteindre des taux de collecte très élevés : 88 % pour les bouteilles en plastique et 87 % pour les canettes l'an passé.

En France, seulement 57 % des bouteilles en plastique sont recyclées. Pas étonnant, alors, que le modèle norvégien soit cité en exemple par les partisans de la consigne. Une mesure portée par le ministère de la Transition écologique, mais critiquée par les collectivités locales et les recycleurs. Pour l'instant, le Sénat l'a limitée à la seule consigne des emballages réutilisables. En Norvège, le succès du dispositif repose sur un système complexe,...

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a écrit le 18/11/2019 à 14:55 :
Le plus avancé des pays "Nordiques" dans le domaine, est la Finlande. Tous les emballages de boisson sont recyclés dans des machines automatiques du constructeur Tomra. Après dépôt sur le convoyeur, l'emballage est scanné puis dirigé vers le container approprié. Les retours sont de 0,10 € pour les bouteilles en verre, 0,15 € pour les canettes en Alu et 0,20 € pour les bouteilles en plastique. Vous pouvez recevoir l'argent directement à une caisse attenante ou l'utiliser pour vos achats dans le même magasin. Ces machines sont dans tous les magasins, même de taille moyenne, ou des magasins du monopole des alcools, Alko. Si vous oubliez par hasard, une bouteille ou une canette, quelque part, elle disparaitra dans les 5 minutes ramassée par un gamin ou un Rom qui ira directos à la Tomra récupérer les sous à votre place. RIEN ne traîne dans l'espace public.
a écrit le 18/11/2019 à 14:37 :
" Il admet toutefois que cette recherche de réduction des coûts est la raison de l'abandon en 2012 de la consigne des bouteilles réutilisables, qui pourtant existait depuis 1900."

Donc il y avait un circuit de consigne et de traitement spécifique pour les bouteilles en plastique réutilisables qui maintenant sont assimilées aux bouteilles non réutilisables et finissent dans la consigne pour recyclage?
Je n'arrive pas à m'imaginer quelles seraient les bouteilles en plastique réutilisables. Celles qui contiennent des détergents?
a écrit le 18/11/2019 à 9:25 :
Le retour à la consigne des contenants en verre et en plastique est une évidence, mais les principaux freins sont les gestionnaires du tri, les collectivités intercommunales qui ne veulent pas perdre une source de revenus alors qu’elles ne parlent que d,e ologie
a écrit le 17/11/2019 à 20:35 :
Disons qu'en Scandinavie, la question fait la réponse sur les enjeux. Disons que je pratique ces langues depuis 20 ans a présent, mais plus loin sur ce qui est a mon avis plus vraiment un choix, celui qui est fait pour que nous puissions avoir une démarche vertueuse globale.

Du coup, cela fait un moment qu'ils sont sur ces questions en fournissant des solutions pragmatiques, avec des lobbys qui ne sont pas l'état, autrement dit pas de confusions, car tout vient de la.

Nous trouvons nous pas logique de simplifier l'use ou l'utilisation des objets, que j'ai pu constater par exemple sur le portable, la différence de relation.

Et cela pour le simple fait, que lorsque nous appelons une jument qui est "gravide" et une femme enceinte, ils disent gravide pour les deux....

Le fait qu'il ne se dissocie pas de la nature enclenche une logique qu'il peut y avoir ici, mais peu en fait.

C'est un pays de r&d, du coup comment dire si l'on regarde ce que nous sommes (quoi que je ne m'inclus pas du fait d'avoir ces cultures en moi, mais ou pour cela il faut a partir de ce principe qu'a partir de l'investissement que cela amènerait il y aurait d'autres choses.

Mais pour le moment, disons que nous n'avons pas non plus l'innovation a la tête du pays pour voir plus loin que la valorisation économique a court terme.

Ok, il y a toujours des solutions. Mais si j'observe celui que je vois le plus souvent comme les machines faisant cendrier et poubelle installé j'imagine avec des coups conséquents, et de voir qu'ils ont fait un petit trou pour mettre la cigarette, et lorsqu'il y a un trop plein c'est tout le système qui ne fonctionne pas.

La fréquence me permet de constater que c'est encore moins efficient. Par contre le coût de la machine (c'était présent par exemple a Bruxelles, pour le moins discutable dans la captation des mégots, mais pour autant apparaît ici sans améliorations alors qu'il était visible que cela ne pouvait être efficient.

Sur Madrid par exemple, ils sont vidés plus souvent car il y a du personnel pour cela. Mais je pense qu'ils captent beaucoup plus de mégots, et cela se voit dans la ville par comparaison au nord ou vous avez des outils techno, avec des petits panneaux solaires, mais ou vous avez un trou qui en fait laisse des cadavres de mégots tout autour.

Bref tout cela pour dire que j'imagine personne ne sait, que tout cela n'est pas visible, et pourtant ayant fait ces deux capitales, (Bruxelles et Madrid) des choses justes de l'ordre de la demande dans le contrat, pourrait rendre la ville plus propre.

Mais j'imagine joindre la technologie, l'expérience et l'efficience est plus difficile du fait de ne savoir qui décide et a partir de quels exigences par principe.

Mais bon.....
a écrit le 17/11/2019 à 17:01 :
l'idee, c'est d'encaisser une taxe, apres on discute
en france y a plein d'endroits ou les gens recyclent ( et ou on ne manque bienentendu pas de leur facturer ce ' service', du moins ' a ceux qui en ont les moyens eux car ils en ont la chance eux'))
et les poubelles ' recyclees' vont a l'incinerauteur car sinon ca manque de matiere premiere.......
avantage, ca reduit les inegalites dans le deficit public ( c'est de la novlangue pour que le vulgus pecus entende ' c'est bon pour tout le monde')
a écrit le 17/11/2019 à 16:01 :
Le tri n'est pas fait à la main avec ses risques d'erreur, mais par une machine qui analyse-reconnait le retour et rembourse la consigne. C'est très commode et facile pour l'usager qui l'impute sur un achat au supermarché. Invention viking qui se pratique en Allemagne mais pas encore en Normandie. Les lots de déchets constitués sont homogènes et exploitables par l'industrie, sans retour ni amende.
a écrit le 17/11/2019 à 14:28 :
Ouais, une usine a gaz qui a fait s'arreter la consigne des bouteilles reutilisables, bravo le concept ecologique, mais bon si ça fait plaisir a monsieur veolia, hein. La finalité de la chose me semble plus dorée que verte.

La priorité devrait être donnée a l'obligation de la consigne des batteries des vehicules electriques qui contiennent des produits bien chers et qu'ils esperent recuperer gratis, voire en faisant payer une "depollution"

Lu sans payer en farfouillant dans pressreader, na!

Le lapin radin
a écrit le 17/11/2019 à 13:51 :
Bonjour,

Adopte en 1990 !

Imaginez le retard dans les départements Français :

Au sein de ma commune notre Maire est opposé à la collecte collective du papier et du plastique , les populations doivent se déplacer pour gérer eux- même
le triage sur des sites ( containers)au bord de la route ou bien près des commerces ou bien certains par paresse ne trient pas sachant que la commune a limité le nombre de sac ménager par an.
Pour rappel il n’y a pas de composteur car ce sont des lotissements d’immeubles , ce qui ne posent pas un problème pour les maisons individuelles.

Il est clair que le système Norvégien est motivant et ça contribue à l’économie locale .

Cordialement,
a écrit le 17/11/2019 à 13:34 :
En Suède, c'est 1Kr pour les bouteilles plastique(10cts), zéro pour le verre, les canettes sont consignées également (5cts ? Ai oublié de vérifier en juin en rayon, j'achète pas ces trucs là). On voit parfois des bouteilles plastique trainer mais c'est trèèès rare. Les cannettes, par contre, on en voit dans le conteneurs métaux (les sites où y a les conteneurs, c'est marqué Tak (merci) pour les efforts faits en rapportant les emballages ici), 5cts = peu. Eux prennent tout plastique dans les conteneurs, ça permet aux gens d'acheter un sac en caisse à chaque fois, sans soucis vu que c'est payant mais "recyclé", pourquoi en avoir un durable ??
Vers 1980, les bouteilles verre étaient consignées en France, on en voyait quand même dans les poubelles, me souviens de Cola, torsadée, jolie, facturée 1F50 mais les gens trouvaient ça trop lourd une fois vide, et 1F50, savaient-ils qu'ils les avaient payés ? Voire pas excessivement cher, intégré au prix du produit dans leur tête.
Eau du robinet, jus de légumes en verre, lait fermier en verre, le seul plastique qui reste est celui qu'on doit jeter (pot yaourts en PS pur sans étiquette ni encre), blisters, ....

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