Les Bretons produisent 110 kilos de déchets ménagers de plus que la moyenne des Français chaque année
Pascale Paoli Lebailly
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Les capteurs connectés de la société Heyliot sont installés sur 1.500 contenants, tels les conteneurs semi-enterrés, les composteurs ou les stations Trilib' Citeo. Ils permettent aux collectivités d'analyser les performances des parcs de contenants et...
Heyliot
5% de hausse des déchets ménagers et assimilés pour 35 kilos de plus par habitant et par an : le nouveau rapport de l’Observatoire de l’Environnement en Bretagne note que la production de déchets a augmenté entre 2010 et 2019. Si les ordures ménagères des poubelles grises ont tendance à baisser, les dépôts en déchetteries s’accroissent. Des villes comme Saint-Malo ou Brest optimisent leur collecte grâce aux capteurs connectés de la startup rennaise Heyliot.
Le meilleur déchet est celui qu'on ne produit pas dit l'adage. Dans ce domaine, la Bretagne a encore des progrès à accomplir. Si la région se présente comme une bonne élève en matière de réduction des ordures ménagères résiduelles (poubelle grise qui échappe au tri), en baisse de 54 kilos par habitant sur neuf ans à 196 kilos (- 21% depuis 2010), elle « présente un profil atypique en matière de déchets ménagers et assimilés(DMA) ».
Selon la quatrième édition des Chiffres clés des déchets en Bretagne, produite par l'Observatoire de l'Environnement en Bretagne (OEB) et publiée début décembre, la production de DMA est plus forte en zone littorale et le volume des déchets végétaux grimpe.
Fondé sur des données 2019, cet état des lieux 2021 montre, qu'il y a deux ans, un Breton produisait en moyenne 696 kilos de déchets ménagers et assimilés. Emballages, papier, verre, déchets fermentescibles produits par les ménages et les entreprises, ces déchets collectés et traités par le service public de gestion des déchets s'élevaient à 2,3 millions de tonnes et dépassaient de 110 kilos la moyenne nationale, établie à 580 kilos par habitant en 2017.
Deux fois plus de déchets végétaux qu'au niveau national
« Alors que la quantité de déchets ménagers et assimilés doit baisser d'ici à 2030 (objectif de la loi AGEC anti-gaspillage de -15%), elle a plutôt tendance à augmenter en Bretagne et présente même une hausse de +5% entre 2010 et 2019 », déclare l'OEB, estimant l'augmentation à 35 kilos par habitant et par an.
Les sites de traitement des déchets captent ainsi certains flux non comptabilisés auparavant et polluants tels que les décharges sauvages ou le brûlage et davantage de déchets végétaux. 500.000 tonnes de tonte de pelouse et de tailles d'arbustes sont emportées chaque année vers les déchetteries.
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Ces déchets verts représentent 23% des déchets ménagers et assimilés contre 7% au niveau national. Avec 162 kilos par habitant en 2019 pour un ratio national de 82 kilos par habitant en 2017, la Bretagne produit donc deux fois plus de déchets végétaux par habitant que le reste du pays. Entre 2010 et 2019, la quantité de déchets végétaux collectés en déchetterie a augmenté de 32 kilos par habitant et représente 42% des tonnages des sites.