Ford, le miraculé de Detroit

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Année catastrophe outre-atlantique. 2008. l'auto américaine est moribonde. exsangues, au bord de la banque-route, GM et Chrysler vont passer sous la protection de la loi sur les faillites (chapitre XI).

Chez Ford, ça va aussi très mal. Le groupe affiche cette année-là une perte nette de 14,6 milliards de dollars (11 milliards d'euros), après un déficit de 2,8 milliards en 2007. Seulement voilà : en pleine crise, la vieille firme familiale de Dearborn (dans la banlieue de Detroit) a une toute petite longueur d'avance sur ses deux concurrents ; elle a, bien avant eux, pris conscience qu'elle allait droit dans le mur. Alors qu'il accumule des déficits abyssaux, le consortium a déjà commencé à améliorer la productivité de ses usines, à renouveler sa gamme avec des véhicules de meilleure qualité, et à réduire ses capacités. C'est la raison pour laquelle, finalement, il tiendra le choc, sans appeler l'État fédéral à la rescousse.
Tiré par un marché américain qui a retrouvé le chemin de la croissance, Ford recouvre aujourd'hui la pleine forme. La firme a frisé les 5 695 000 véhicules vendus l'an passé - contre 4 817 000 en 2009, l'année noire, mais 6 554 000 en 2007 avant la crise. Le groupe a affiché du coup un bénéfice net (hors éléments exceptionnels) de 7,8 milliards de dollars (5,7 milliards d'euros) en 2011, soit 1,2 milliard de mieux qu'en 2010 ! Pas si mal. Au premier...

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a écrit le 09/08/2012 à 14:15 :
test

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