God save the King !
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HENRY NICHOLLS
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Oh my God ! Anarchy in France ! Grève du Mobilier National ou pas, il n'y aura pas de « red carpet » pour Charles III ! Puisqu'il n'y aura pas de roi d'Angleterre à la table de la République. Et donc pas de dîner en grandes pompes à Versailles non plus. Dans le contexte social du moment, cela n'aurait pas été « sérieux », a reconnu Emmanuel Macron. Le symbole aurait été il est vrai un peu « too much » et la cible trop facile pour les « factieux et les factions ». L'effet diplomatique est désastreux : la France ne serait-elle donc pas capable d'assurer la sécurité de la délégation royale, qui nous gratifiait de la première visite à l'étranger du roi Charles III. Un signe important pour la réconciliation franco-britannique après les cicatrices du Brexit. Les dégâts sur l'image de la France au moindre incident sur la personne du roi à l'occasion de cette visite à hauts risques auraient il est vrai été irréparables.
Pourtant, Emmanuel Macron aime beaucoup recevoir à Versailles : il passe souvent ses week-ends à La Lanterne et reçoit chaque année au Château les grands patrons lors du Sommet Choose France. Le président aime tellement Versailles et ses fastes qu'il est incapable de se passer de sa présidente, l'ancienne journaliste du Point Catherine Pégard, pourtant atteinte par la limite d'âge.
En réalité, c'est surtout la persistance de la mobilisation syndicale qui a eu raison de la visite de King Charles. Le fils aîné d'Elisabeth II en a pourtant vu d'autres, même s'il n'a pas que de bons souvenirs de Paris... Mais après les émeutes de jeudi, la perspective d'une dixième journée d'action mardi 28 mars a convaincu les deux Palais, celui de l'Elysée et celui de Buckingham, qu'il serait plus sage de reporter cette visite.
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Comment renouer les fils du dialogue avec les syndicats dans ce climat explosif ? Emmanuel Macron s'est dit vendredi « à disposition de l'intersyndicale » pour discuter des questions liées au travail, mais sans remettre en cause sa réforme des retraites qui, comme il l'a affirmé avec fermeté jeudi, doit « achever son parcours démocratique » au Conseil Constitutionnel.