Macron va-t-il nous faire préférer le train ?

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Si Emmanuel Macron parvient à réformer le système ferroviaire français en évitant le blocage du pays, il aura gagné ses galons de grand réformateur.
Si Emmanuel Macron parvient à réformer le système ferroviaire français en évitant le blocage du pays, il aura gagné ses galons de grand réformateur. (Crédits : Reuters)
[ÉDITO] Ouverture à la concurrence, changement de statut de la SNCF et des cheminots, fermeture de lignes non rentables, le grand chantier de l'avenir de la SNCF est lancé. Le rapport Spinetta a provoqué l'émoi la semaine dernière chez les syndicats de cheminots. L'exécutif consulte et concerte. Mais pourra-t-il s'attaquer à ce tabou français sans éviter un blocage du pays ?

Le 22 mars prochain, ce sera donc, à l'aube du printemps 2018, la date de la première grande grève de l'ère Macron. Une journée de manifestations et de grève à la SNCF qui n'est sans doute pas, pas encore, le début de la grève générale à laquelle rêvent certains nostalgiques de l'automne 1995, ou du 22 mars 1968, date symbolique du cinquantenaire des « événements » de cette année mythique ! Mais, au vu de la nature et du calendrier des réformes à venir, une date à suivre, à coup sûr, et un test pour la méthode du gouvernement comme pour la capacité de résistance des syndicats.

Deux sujets majeurs seront à l'ordre du jour de ce printemps : l'avenir de la SNCF, désormais posé sans tabou depuis la remise du rapport de Jean-Cyril Spinetta sur le ferroviaire ; et celui de la fonction publique, lui aussi mis en chantier par le gouvernement sans prendre trop de gants puisque tout, y compris la possibilité de plans de départs volontaires, est sur la table des négociations. Après une demi-année 2017 consacrée à la mise en oeuvre de son programme pour le secteur privé, avec les ordonnances assouplissant le marché du travail et les grandes réformes fiscales, 2018 sera pour Emmanuel Macron l'année de la transformation du secteur public.

Concerter plus, pour réformer mieux

Sur la fonction publique, l'objectif est connu : 120.000 fonctionnaires de moins d'ici à 2022. Fillon parlait, lui, de 500.000 postes. À la manœuvre, le ministre de l'Action et des Comptes publics, Gérald Darmanin, transfuge de la droite, attend le rapport de la mission CAP 22 qui lui sera remis en avril. Tout dépendra ensuite de la méthode : les agents publics savent bien qu'un certain nombre de leurs métiers vont disparaître avec le numérique. Le deal sera de proposer aux fonctionnaires un plan de formation pour les préparer à ces transformations inéluctables.

Pour cela, le gouvernement veut s'attaquer aux rigidités qui freinent la mobilité, et pour cela assouplir le statut de la fonction publique, tabou ultime, augmenter le recours aux contractuels notamment dans l'encadrement supérieur, et mettre en place la rémunération au mérite, en fonction de critères de satisfaction des usagers-clients. Bref, adopter dans le public des modes de management plus inspirés du privé. Si cela se fait dans la concertation, en respectant les fonctions régaliennes et en revalorisant les métiers, cela peut passer. L'État n'a de toute façon pas trop le choix : la course-poursuite est désormais lancée entre la hausse des taux et les charges d'intérêt de la dette. La situation de la SNCF est tout aussi urgente. Certes, l'entreprise nationale a dégagé 1 milliard d'euros de bénéfices l'an dernier mais ce résultat est largement fictif, puisqu'il ne tient pas compte de la dette galopante du ferroviaire. Le grand mérite du rapport Spinetta est de dire aux Français la vérité des chiffres : « Les concours de l'État et des collectivités locales à la SNCF sont de 10,5 milliards d'euros par an et, malgré tout, la dette augmente de 3 milliards par an. Dès lors, il faut se demander si chaque euro dépensé crée de la valeur ».

Spinetta ose le dire : il faut changer le statut de la SNCF

À ce rythme, la dette de la SNCF, qui est de 46 milliards fin 2017, frôlera les 60 milliards au terme du mandat du chef de l'État. Une situation insoutenable, alors que l'entreprise doit se préparer à affronter la concurrence à partir de 2019 sur les TGV, puis en 2023 sur les TER et les Intercités. Le deal proposé implicitement par Emmanuel Macron l'été dernier est simple : l'État reprend cette dette qui n'est pas imputable qu'à la seule SNCF, mais aux errements de la politique du tout TGV, et, en échange, il muscle l'entreprise ferroviaire. Spinetta ose le dire : il faut changer le statut de la SNCF pour en faire une société anonyme - 100 % publique bien sûr - et non plus un Epic bénéficiant de la garantie implicite de l'État ; il faut faire évoluer le statut des cheminots pour les nouveaux embauchés, comme cela a été le cas pour France Télécom et La Poste ce qui permettra à l'entreprise d'augmenter sa productivité et de normaliser son régime de retraite. Et, alors que de nouvelles formes de mobilités ("cars Macron", covoiturage) se développent, il faut fermer les lignes les moins fréquentées qui coûtent une fortune en entretien.

En contrepartie, comme cela est prévu dans le rapport Duron sur les infrastructures, l'État pourra ainsi réorienter les investissements dans les transports du quotidien, afin d'améliorer la qualité de services pour les millions de salariés otages du train pour leurs trajets domicile-travail, particulièrement en Île-de-France. La SNCF doit consacrer 46 milliards d'euros sur les dix prochaines années à des travaux de rénovation des réseaux (ce qui n'est pas sans lien avec les quelques pannes spectaculaires récentes, comme celles de la gare Montparnasse). Enfin, la SNCF devra rendre une partie de ces gains de productivité à ses clients en développant des tarifs plus compétitifs comme la gamme low cost Ouigo.

Emmanuel Macron est au pied du mur. Son défi est de convaincre que les réformes en cours n'ont pas pour objectif de « privatiser » les services publics, mais au contraire de les renforcer en améliorant leur rapport coût-efficacité. Sa chance est de lancer ces chantiers dans un moment de reprise économique, ce qui permettra de rechercher des compromis gagnant-gagnant, et son habileté sera de les mener à bien rapidement. S'il y parvient en évitant le blocage du pays, il aura gagné ses galons de grand réformateur.

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a écrit le 26/02/2018 à 21:55 :
Le problème c'est qu' ils n'ont pas l'intention de nous demander si on préfère le train, ils l'imposent à tous, sauf pour eux. (juste pour la foto, comme les vaccins) mdr.
a écrit le 26/02/2018 à 21:32 :
Faites nous un petit article sur le chemin de fer allemand et son mode de fonctionnement. Les lignes à grande vitesse sont à la Deutsche bahn, et le trains régionaux privés sont subventionnés. La soi-disant concurrence est un leurre.
a écrit le 23/02/2018 à 16:58 :
Déjà qu'en fermant les bureaux de poste, on faisait le lit du FN, en supprimant le train on va encore renforcer le FN. Jolie maneuvre. Mais pourquoi ne pas supprimer totalement le train, comme ça plus de déficiit. Ainsi on va pouvoir revenir aux calèches à cheveaux et aux diligences, car avec l'Internet, on n'a plus besoin de bouger vite, ni de bouger du tout.. Fabuleuse idée n'est-ce-pas ?
Réponse de le 26/02/2018 à 20:06 :
Marine le pen est cramée mais si Marion Maréchal revient dans le jeu, elle peut créer des surprises.
a écrit le 23/02/2018 à 8:11 :
Toute notre économie est basée sur une erreur de raisonnement concernant le role de l'énergie. Il faut répartir les charges sociales sur le travail ET sur l'énergie. Voir la note n°6 du CAE, si quelqu'un est capable de comprendre la page 12 de cette note.
a écrit le 23/02/2018 à 0:58 :
Curieux. On nous explique de prendre le train pour polluer moins, et on ferme des lignes pour les remplacer par des modes plus polluant. Cela dit, on peut varier les tailles de véhicules et les circuits.
a écrit le 22/02/2018 à 22:40 :
"Certes l'entreprise nationale a dégagé 1 milliard d'euros de bénéfice l'an dernier, mais ce
résultat est largement fictif puisqu'il ne tient pas compte de la dette galopante du
ferroviaire..."
Qu'est ce que cela peut bien vouloir dire ??? Vous soupçonnez la SNCF de présenter
des faux bilans qui ne feraient pas état de l'endettement du ferroviaire ???
Par ailleurs, monter en exergue l'endettement de la SNCF de 46 milliards, alors que
s'agissant pour l'essentiel d'une dette liée aux infrastructures, qui ont vocation à être
utilisées sur des dizaines d'années, il est tout à fait normal que ces opérations soient
financées par emprunt, c'est le contraire qui ne le serait pas, un peu comme si on
considérait qu'un particulier pour acheter un logement devrait forcément payer "cash"
Je ne vois pas d'ailleurs pourquoi cette dette devrait être reprise par l'état, sauf à faire
payer les contribuables pour avantager les nouveaux arrivants, concurrence pourquoi
pas mais sur la base du coût global (amortissement des infrastructures, financement,
entretien etc..) et non en offrant aux nouveaux arrivants des conditions privilégiées...
Quant à dire que l'objectif n'est pas de privatiser les parties rentables de la SNCF cela
reste à démontrer, en cas de création de sociétés anonymes, il y aurait avantage à
inscrire dans les statuts l'interdiction formelle de distribution de bénéfices pour limiter
les tentations...
Réponse de le 26/02/2018 à 20:05 :
Que la branche mobilité est bénéficiaire, mais que la branche réseau est à la fois déficitaire et très lourdement endettée depuis sa création (c'est un choix politique).

Quant à la dette, qui la reprendra si ce n'est l'état? En plus c'est de sa faute puisque c'est lui le propriétaire et le gérant de la SNCF.
a écrit le 22/02/2018 à 17:04 :
non..
les cars ! ? mais ils polluent ! ! actuellement tout va tres mal...( il faut lire la presse locale.. ) la politique de com a ses limites
Réponse de le 26/02/2018 à 21:53 :
Pas tous :

www.engie.com/wp-content/uploads/2017/09/dossier-de-presse-pau-v2.pdf
a écrit le 22/02/2018 à 16:23 :
Cette entreprise n'a plus guère de national que ses énarques, les subventions versées par les régions; nous ne voyons rien des dividendes qu'elle verse au gouvernement.
a écrit le 22/02/2018 à 12:30 :
Macron va surtout nous inciter à voter ailleurs que pour sa petite société.

Si ça continue et si Marion maréchal Lepen se présente en 2022, il y a plus de risques que jamais que le FN arrive au pouvoir.
Réponse de le 22/02/2018 à 16:26 :
Arriver au pouvoir pour se dégonfler en dernière minute, lui qui n' jamais pensé FREXIT pour y gagner une rémunération généreuse ...? Même Philippot a monté un club avec un poil de l' entregent de l' ex Fn (donc de l' extrême droite) racontant à qui veut l' entendre qu' il a pensé le Frexit quand celui-ci est porté par l' UPR depuis plus 11 ans...!

Le vrai FREXIT est je le rappelle, la triple sortie et inconditionnelle de l' UE, de l' euro, de l' otan.
Réponse de le 22/02/2018 à 17:10 :
Je ne suis pas sur qu'on se soit compris.

Si les choses continuent à ce rythme, on votera n'importe quoi pour dégager Macron, le macronisme te les godillots de LREM en 2019, tellement il aura exaspéré les français.

Et si c'est le FN qui est en face au second tour, tant pis. On n'est pas obligé par la suite de lui donner une majorité à l'assemblée. Et s'il y a crise de régime, on changera la constitution pour casser la dictature présidentielle.
a écrit le 22/02/2018 à 12:29 :
Vous ne devez visiblement pas lire vos propres articles pour trouver quelque chose de bon dans ce rapport.
Les solutions préconisées sont celles mises en œuvre en Angleterre depuis 30 années. Avec le succès que l’on sait.

Bref, ce n’est ni plus ni moins que la destruction de ce précieux service public, la destruction de notre réseau pour ne servir que quelques territoires privilégiés où ce sera rentable et où le privé pourra se faire un max de fric à nos dépens.

Comme pour les autoroutes, etc. Tout ce qui est privatisé devient plus cher, moins efficace. Et pourtant, on continue de nous faire croire l’inverse.

Je prends le train tous les jours. Je serais aux côtés des syndicats de cheminots pour défendre mon moyen le locomotion préféré avec le vélo et les transports en commun.
a écrit le 22/02/2018 à 11:19 :
je doute fort que des ligne fermées nous fassent préférer les trains. Là Macron devrait prendre exemple sur les Allemands qui mettent le paquet sur le ferroviaire pour les 25 ans à venir afin de délester les routes et renforcer le transport des marchandises sur le rail, secteur qui a été complètement explosé en France.
Réponse de le 22/02/2018 à 11:50 :
la sncf a 2 probleme:
1) sur le fret ils sont completement largués, pas uniquement au niveau des tarifs mais aussi du service. En plus un train c est quand meme moins flexible qu un camion: on va pas faire partir un train pour 2 containers

2) sur les voyageurs, c est vrai que si vous ne partez pas de paris ou n allez pas a Paris, c est quand meme pas simple. exemple recent 8 h pour faire 450 km (des bouches du rhones a haute savoie. en voiture c est 4h30). Le probleme c est que si vous supprimez des lignes, vous allez rendre le train encore moins attractif car il faudra prendre votre voiture pour aller jusqu a la grosse gare. dans ce cas, pourquoi se casser la tete et pas prendre la voiture pour tout le trajet ?
a écrit le 22/02/2018 à 10:29 :
La seule chose vraie et comme le rappelle l' UPR, c’est que ce type de mesures découle directement de Bruxelles et plus précisément de l’article 106 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), qui nous interdit d’avoir la politique des services publics de notre choix puisque celle-ci ne peut-être contraire aux sacro-saints principes de concurrence privée.

Cet article 106 vient en complément de l’article 121 du même traité, qui nous impose les « Grandes orientations de politiques économiques » (GOPÉ), feuille de route économique imposée à Matignon par des Commissaires européens non élus, avec sanctions à la clé contre la France si elles ne sont pas appliquées.

La seule chose fausse, c'est la feinte inquiétude du texte sur
les résistances syndicales.

Les directions faillies de la plupart des organisations se refusant à remettre en cause d'une qu elconque manière le cadre européiste de toutes ces décisions, elles vont juste agiter l'opinion contre le gouvernement -encore une fois celui-ci n'est que le fidèle exécutant de contre-réformes à l' oeuvre dans toute l'Ue conformément aux exigences bruxelloises des GOPE..

Elles vont donc demander une "autre réforme" qui aboutira, comme d'habitude, après que des milliers de cheminots aient perdu des jours de salaires pour grève, à un recul tactique du gouvernement sur des points secondaires et à la capitulation des mêmes directions sur l'essentiel sous prétexte d'insuffisance de la mobilisation..
https://www.youtube.com/watch?v=3A6SH-HnH_Q
a écrit le 22/02/2018 à 10:00 :
Un 1995 bis est en preparation. La France, quel talent !
Réponse de le 22/02/2018 à 17:28 :
Parce que vous croyez que les gens font faire grève pour soutenir les cheminots ?.
a écrit le 22/02/2018 à 9:15 :
"et mettre en place la rémunération au mérite"

N'oublions pas l'évaluation annuelle qui détermine la rémunération au mérite avec d'autres conséquences :

Le constructeur de voitures électriques Tesla a licencié environ 400 personnes lors de la semaine écoulée, a dit un ancien employé du groupe en confirmant une information de presse. Le groupe de Palo Alto (Californie) a indiqué dans un communiqué que l'évaluation annuelle de ses collaborateurs avait donné lieu à des "départs", sans en préciser le nombre;On ne connaît pas le chiffre exact", a dit l'ancien employé, qui travaillait sur une chaîne de montage et a demandé à rester anonyme. Il a souligné avoir été licencié bien que n'avoir jamais fait l'objet d'une évaluation négative.
a écrit le 22/02/2018 à 8:58 :
" il faut faire évoluer le statut des cheminots pour les nouveaux embauchés"

Il faut faire régresser le statut des cheminots pour les nouveaux embauchés serait plus juste.
a écrit le 22/02/2018 à 8:01 :
Il suffirait d'appliquer la note n°6 du CAE pour régler le problème. Mais qui est capable de le comprendre? Demandez aux rédacteurs de cette note et à notre prix Nobel d'économie.
a écrit le 21/02/2018 à 23:57 :
Gros travail en perspective : Une berline est plus confortable, elle part de chez vous, vous dépose devant chez vous, vous pouvez vous arrêter pour déjeuner si vous le souhaitez, vous avez des voisins choisis, la musique sur chaine haute fidélité, la clim ne vous transmet pas les microbes grand public, les fauteuils sont en cuir si vous avez choisi l'option, enfin à plusieurs c'est moins cher.
Réponse de le 26/02/2018 à 21:39 :
Comme en Corée, tous ses privilèges sont réservés aux membres du parti, pour les autres à pieds ou en vélo ou éventuellement les wagon de la mort.
a écrit le 21/02/2018 à 23:23 :
Le rapport préconise en préalable de supprimer 9000 km de lignes, soit le quart du réseau actuel.
Donc c'est foutu pour tous ceux qui habitent en province et ne seront pas sur une ligne qui va vers Paris, capitale de la Macronie.

Ensuite, si l'état reprend la dette c'est pour pouvoir vendre la SNCF, sinon ca n'a pas de sens.
Le repreneur va évidemment réagir comme pour les autoroutes et les réseaux d'adduction d'eau.... "Mon pauvre monsieur, vous voyez dans quel état ils sont ces rails et ces wagons !!!..... je vais être obligé de mettre beaucoup d'argent et de vendre cher les billets!"
Et puis cette ligne là, ne sera jamais rentable ! donc je dois la supprimer.

Dans 5 ans, ne resteront que quelques lignes hyper rentables, hyper bondées et très chères.

Donc, on oublie le train, la voiture (à 2€ le litre de carburant on comprendra pourquoi).

On oublie aussi le vélo électrique (plus d'incitation financière)... je pense que je vais ressortir le vélo de mon grand-père avec la petite charrette en remorque, à moins que Macron n'invente d'autres taxes.
Réponse de le 22/02/2018 à 11:05 :
La situation que vous décrivez, nous y sommes déjà. Difficile de prendre le train sans réservation, et difficile de se rendre dans des villes de moyenne importance de province. Essayez de vous rendre à Sedan par exemple depuis Paris: une fois sur deux, vous finissez en taxi, avec une demi-heure de retard. et dans l'autre sens, la même chose, et vous loupez "la correspondance" non assurée alors que vous aviez acheté un billet depuis Sedan.. Donc, il va bien falloir bouger. Nous avons beaucoup perdu au cours des années, puisque les services n'y sont plus, et nous avons au surplus une dette qui ne cesse d'enfler (50 milliards, ce n'est pas une bagatelle..).
Réponse de le 22/02/2018 à 12:11 :
On ne peut pas donner notre argent pour renforcer l' UE et s' en sortir indemne, c' est la principe des vases communicants.
Le résultat de notre appartenance à l’ UE est catastrophique. Une monnaie surévaluée et l’article 63 du TFUE, qui facilite les délocalisations , mettent à mort tout le patrimoine industriel de la France.
Entre 2006 et 2015, l’industrie manufacturière a perdu 27 300 établissements employeurs et 530 000 salariés
https://www.upr.fr/…/revue-de-presse-de-semaine-selection-1… …

https://www.insee.fr/fr/statistiques/3324380
a écrit le 21/02/2018 à 23:17 :
50 MDS de dette c est la faute au statut .
160.000 cheminots dont 40.000 cadres et hauts fonctionnaires c est la faute à qui ?
Qu il soit dit, que ce ne sont pas les lampistes qui se réunissent pour s auto promulguer cadre à tour de rôle .....puis haut fonctionnaires en fin de carrière .
a écrit le 21/02/2018 à 22:34 :
Ramassis de poncifs libéraux. Assouplir le statut de la fonction publique, muscler la SNCF, on dirait un coach de salle de sport.

Salaire au mérite, soit le règne des petits chefs dans la fonction publique, avec discrimination à l'embauche et sur les salaires, l'une des spécificités du privé vis à vis du public : l'esprit discrétionnaire. Tout le reste est du même acabit, je suis pas payé comme cet échotier pour pérorer à longueur de journée.
a écrit le 21/02/2018 à 22:05 :
Il y a trop de «  morts » sur les routes!
La SNCF permet de libérer un peu les routes...
L’utilite Est publique
Pourquoi changer les statuts des cheminots ?
Vous voulez aussi les uberiser ?
Marginal ça veut pas dire spolier les droits des travailleurs !
Réponse de le 22/02/2018 à 11:06 :
Si vous avez 50 milliards à investir, allez-y...
a écrit le 21/02/2018 à 20:48 :
On verra tout cela à l'epreuve des faits....sur le papier et du haut de son bureau de l'Elysée Macron peut toujours échaffauder des plans, des stratégies....au bout de 10 jours de blocage total (merci pour ceux qui prennent le trains tous les jours) il reverra peut-être ses prétentions à la baisse...bref, l'avenir nous le dira :)

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