Fleur Pellerin : « L’innovation, c’est un projet de société »

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Fleur Pellerin, ministre de l'innovation, des PME et de l'économie numérique détaille les mesures du plan pour l'innovation du gouvernement. | REUTERS
Fleur Pellerin, ministre de l'innovation, des PME et de l'économie numérique détaille les mesures du "plan pour l'innovation" du gouvernement. | REUTERS (Crédits : REUTERS, Charles Platiau)
Les mesures du nouveau plan pour l'innovation prolongent les efforts du gouvernement pour soutenir l'entrepreneuriat et la R&D en France. Fleur Pellerin, ministre déléguée chargée de l'Innovation, des PME et de l'Economie numérique, développe pour La Tribune le contenu et les enjeux de cette "nouvelle donne".

Pourquoi une « nouvelle donne pour l'innovation » ?

Fleur Pellerin : l'innovation est un facteur essentiel de la montée en gamme de notre économie et un antidote au "low-cost". La compétition uniquement par les coûts entraînerait la France dans une spirale infernale qui n'est pas compatible avec notre modèle social. C'est pourquoi il faut nous différencier et donc innover. Or nous ne maximisons pas ce potentiel de l'innovation.

Par exemple, le numérique a contribué à 25% de la croissance française contre 37% aux Etats-Unis ces 25 dernières années, ce qui représente un manque à gagner de 0,5 à 0,6 point de PIB par an pendant vingt ans. Le numérique et l'innovation en général ne jouent pas tout leur rôle dans la création de valeur et d'emploi en France.

Nous avons un problème de logiciel dans notre manière d'appréhender l'innovation, qui est souvent perçue comme un accessoire de la Recherche & Développement. La France est toujours bien classée en R&D, au 6e rang mondial, mais elle fait plutôt partie des pays dits "suiveurs" en matière d'innovation, autour de la 15e place selon les classements. Cela doit nous faire réagir.

L'innovation n'est pas toujours issue d'une recherche scientifique. Elle vient aussi et peut-être surtout de petites structures agiles, de start-ups, qui osent, ont ce côté disruptif et sont dans une forme de dissidence car il faut "tester" et bousculer pour que l'innovation se réalise

 

Quelle est votre définition de l'innovation ?

L'innovation c'est un nouveau produit, un nouveau service, qui satisfait une demande ou rencontre un marché, et qui est porté par une entreprise, c'est un aspect capital. L'invention du chercheur ou de l'ingénieur est souvent fondatrice : cette dimension reste cruciale et la France a besoin d'une recherche forte, comme le souligne très justement Geneviève Fioraso. Mais une invention n'est pas encore une innovation. La création de valeur vient de la rencontre entre l'invention, le marketing, le design, un modèle économique… et bien sûr une demande.

L'innovation doit être évaluée en fonction de son impact économique, ou du bien-être social, bref de son "output" : elle ne se mesure pas au nombre de publications scientifiques, au nombre de brevets, même s'ils sont essentiels, mais au nombre d'emplois, de produits et d'entreprises créés. Or à ce jour, il n'y avait pas d'instrument de suivi, alors que les dispositifs publics autour de l'innovation sont très nombreux. Nous allons ainsi créer une commission d'évaluation des politiques d'innovation, au sein du commissariat général à la stratégie et à la prospective.

Et pour la première fois, il existe un ministère chargé de l'innovation, qui a toute sa cohérence avec les PME, l'entrepreneuriat et le numérique, dont  j'ai également la charge. L'innovation est un beau concept, que l'on associe à tort à l'idéologie libérale, mais qui participe en réalité d'une vision progressiste de la société et de l'économie, celle d'une gauche moderne : c'est la lutte contre les rentes, l'idée qu'il faut rebattre les cartes à chaque génération et donner sa chance à tout le monde, indépendamment des origines socio-économiques.  L'innovation n'est pas un sujet technique, c'est un projet de société.

 

Comment stimule-t-on justement "l'innovation par tous" ?

Évidemment, on ne peut pas décréter l'innovation. Les nouveaux secteurs de croissance comme le numérique, les biotechnologies ou les technologies vertes ne fonctionnent pas comme cela, mais on peut créer l'environnement, les conditions favorables. On peut accompagner, accentuer des dynamiques de foisonnement et de fertilisations croisées. Il faut surtout faire sauter un verrou essentiellement mental : il faut ancrer la culture de l'innovation dans notre pays, auprès des entreprises, des laboratoires, de l'État et dans toute la société, même si cela n'a pas d'effet immédiat sur l'emploi.

Une enveloppe de 20 millions d'euros sera consacrée à la diffusion de la culture de l'entrepreneuriat et de l'innovation dès le plus jeune âge, via un appel à projets en lien avec le ministère de l'Éducation nationale. Il faut décrisper les Français sur le thème de l'échec utile, l'idée d'une seconde chance : la suppression de l'indicateur 040 [du fichier de la Banque de France recensant les entrepreneurs ayant fait l'objet d'une liquidation judiciaire NDLR], suite aux Assises de l'entrepreneuriat, participe de cette vision.

Plus concrètement, nous allons créer une "bourse pour les nouveaux entrepreneurs",  qui sera portée par Bpifrance et dotée d'une dizaine de millions d'euros par an, afin de soutenir la création de plusieurs centaines de projets innovants chaque année, quel que soit le domaine choisi. Cette bourse rendra la création d'entreprise innovante accessible à tous, quelle que soit leur formation, et surtout aux jeunes qui n'ont pas de relations ou d'héritage : elle offrira un soutien autour de 30.000 euros, l'argent initial, le  « love money » comme disent les Américains, pour ceux dont la famille ne peut pas les aider financièrement. Cela permettra de vivre pendant le temps que l'entreprise soit mise sur les rails en se concentrant sur leur projet d'innovation.

 

La France a-t-elle les moyens d'attirer et de garder les talents ?

Il le faut, c'est un élément clé de la compétition mondiale ! Nous allons lancer un programme baptisé les "nouveaux Argonautes", qui est un peu le pendant du programme de relocalisation industrielle d'Arnaud Montebourg : il s'adresse aux Français expatriés, il y en a 50.000 dans la Silicon Valley, pour qu'ils reviennent créer de la valeur, de l'emploi en France. Le nom est un clin d'œil à un ouvrage américain sur l'importance de la circulation des talents dans l'économie mondiale de l'innovation. Nous aurons une action ciblée, très proactive, sur ces publics afin de leur présenter les avantages qu'ils auraient à s'installer dans les écosystèmes innovants de nos territoires. 

Nous assistons à un mouvement mondial autour du soutien à l'innovation, centré sur les start-ups, comme Startup America aux Etats-Unis, mais aussi en Amérique latine, à Berlin, y compris des initiatives très "agressives", comme la création de zones franches à New York. Nous ne pouvons pas rester en spectateurs et nous préparons un programme de "Quartiers numériques", avec le Commissariat général à l'investissement et la Caisse des dépôts, qui ambitionne de mettre la France en bonne place sur la carte mondiale de l'innovation.

Nous aurons par ailleurs une stratégie offensive dans les brevets, en créant un fonds souverain de propriété intellectuelle de 100 millions d'euros, qui a vocation à acheter des portefeuilles de brevets essentiels pour le développement en France des filières émergentes d'hypercroissance. Nous devons aussi renforcer notre capacité d'influence en matière de standardisation, sur le modèle du NIST américain : l'Europe avait su imposer le GSM dans le mobile, mais celui qui maîtrisera les standards de demain dans le paiement sans contact, l'identité numérique, les objets connectés, bénéficiera d'un avantage compétitif majeur.

L'évolution de l'Institut National de Propriété Industrielle vers l'accompagnement des PME innovantes est une autre facette de cette stratégie offensive. J'en profite pour saluer la nomination d'Agnès Paillard, la présidente du pôle de compétitivité Aerospace Valley, à la tête du conseil d'administration de l'INPI : avec Yves Lapierre, son directeur général, nous avons là un duo de choc !

 

Quid du financement, le point faible de l'écosystème de l'innovation en France ?

Depuis 1990, la seule success story dans l'innovation qui a émergé en France et est arrivée dans le CAC40 est Gemalto, quand plus d'une vingtaine de champions mondiaux naissaient aux Etats-Unis, alors que l'économie américaine ne représente que 6,5 fois la nôtre en taille. Le challenge qui se pose à la France, c'est donc aussi d'accompagner des entreprises innovantes de croissance qui puissent devenir des entreprises de taille intermédiaire (ETI) et des champions mondiaux.

Pour cela, la France a besoin d'une industrie du financement de l'innovation performante et nous y travaillons avec Pierre Moscovici. Le gouvernement va prendre une série de mesures en faveur du capital-investissement, notamment un allégement des contraintes pesant sur les sociétés d'investissement de business angels (SIBA) en 2014, afin d'augmenter les montants unitaires investis, une simplification des FIP et FCPI, permettant d'augmenter la taille et leur champ d'intervention, ainsi qu'une action ciblée pour attirer de grands fonds d'investissement étrangers en France.

BPI France va aussi renforcer son rôle de banque publique de l'innovation, avec son ambitieux plan de transformation interne Nova. Elle a lancé un nouveau fonds de 500 millions d'euros, Large Venture, qui a réalisé cet été son premier investissement, de 11 millions, dans la startup française Withings [qui a inventé la balance connectée NDLR], en participant à un tour de table de 23,5 millions d'euros. Ce fonds va lui permettre de répondre, en co-investissement avec le privé, aux difficultés de financements des entreprises françaises qui cherchent à lever plusieurs dizaines de millions d'euros, alors qu' aujourd'hui nos pépites s'expatrient trop systématiquement pour lever des fonds.

 >> Lire aussi : Ce qu'il faut retenir du nouveau plan pour l'innovation 

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Commentaires
a écrit le 15/01/2014 à 3:07 :
"il s'adresse aux Français expatriés, il y en a 50.000 dans la Silicon Valley, pour qu'ils reviennent créer de la valeur, de l'emploi en France."

Fleur, il ne faut pas y compter. C'est totalement ridicule et sans avenir.

Un Français devenu américain qui fait partie des 50000.
a écrit le 16/12/2013 à 18:53 :
Mme la ministre vous avez conscience de l'enjeu du numérique qui doit dans un futur projet sociétal réiventer l'homme né du numérique pour une nouvelle ère appelée la démocartie virtuelle.
a écrit le 06/11/2013 à 22:21 :
Comment s'approprier ce qui existe déjà ?
Le fonds souverain existe : il s'appelle France Brevets et a été créé avec le grand emprunt de Sarkozy il y a presque 3 ans !
De plus, Fleur revendique "un truc" qui ne sert à rien. 100 millions par la fenêtre...
Je la pensais plus intelligente que ça.
Réponse de le 06/11/2013 à 22:31 :
En fait, Fleur veut se lancer dans la guerre des brevets contre Apple, Google, Samsung etc.
Belle ambition !
Réponse de le 06/11/2013 à 22:31 :
En fait, Fleur veut se lancer dans la guerre des brevets contre Apple, Google, Samsung etc.
Belle ambition !
a écrit le 06/11/2013 à 18:49 :
Des chrysanthèmes pour fleur...
a écrit le 06/11/2013 à 13:53 :
C'est malin, c'est propre, c'est concret. n'en déplaisent à ceux qui ne sont jamais contents, je trouve que cette ministre comprend ce dont elle a la charge et met en place des stratégies et des politiques enfin adaptées et en phase avec les conclusions des entrepreneurs.

Bravo!

Seul trou dans la raquette: l'articulation avec le ministère de M. Hamon où la combinaison Social Business (solidaire) et technos peut permettre d'envisager des centaines de milliers d'emploi.
Réponse de le 06/11/2013 à 15:01 :
Tient il y a encore qui croit en cette bande d'incompétents de gauche ou c'est tout simplement le fait que certaines personnes vivent de l'aide de l'état.
Réponse de le 07/11/2013 à 18:48 :
Il faut tout de même reconnaître que Fleur est franchement à part, comparé aux autres guignols !
a écrit le 06/11/2013 à 13:28 :
Madame Pellerin est très gentille et bien intentionnée....

Ceci étant elle fait partie de cette caste de beaux penseurs et beaux parleurs issus de l'ENA et qui ont conduit la France au désert industriel et technologique que l'on subi aujourd'hui.

Ne parlons pas du gouvernement de nuls dont elle fait partie
a écrit le 06/11/2013 à 13:07 :
"L'innovation n'est pas toujours issue d'une recherche scientifique. Elle vient aussi et peut-être surtout de petites structures agiles, de start-ups, qui osent, ont ce côté disruptif et sont dans une forme de dissidence car il faut "tester" et bousculer pour que l'innovation se réalise".
... Tout l'échec de l'économie française est expliqué dans ces 3 lignes. grosses familles, gros groupes industriels, gros instituts de recherche. Pays de vieux mammouths !
a écrit le 06/11/2013 à 12:50 :
C'est malin, c'est propre, c'est concret. n'en déplaisent à ceux qui ne sont jamais contents, je trouve que cette ministre comprend ce dont elle a la charge et met en place des stratégies et des politiques enfin adaptées et en phase avec les conclusions des entrepreneurs.

Bravo!

Seul trou dans la raquette: l'articulation avec le ministère de M. Hamon où la combinaison Social Business (solidaire) et technos peut permettre d'envisager des centaines de milliers d'emploi.
a écrit le 06/11/2013 à 11:19 :
J'adore les énarques aux commandes depuis 40 ans, qui sont maître dans l'art de faire de phrases creuses, et qui ont réussi à ruiner le pays, faut de compétences en gestion et en raison d'idéologie socialisante. Madame Pélerin a encore tout faux.
Réponse de le 07/11/2013 à 18:02 :
Votre proposition ?
a écrit le 06/11/2013 à 10:51 :
Commençons par l'innovation sociale en créant des zones d'emploi où les entreprises "innovantes" peuvent embaucher et licencier sans entrave.
a écrit le 06/11/2013 à 10:44 :
Non madame, l'innovation ce sont des entreprises qui gagnent de l'argent et investissent dans la R&D, mais pour cela il faut une pression fiscale basse, et non le harcèlement imbécile d'un Etat au bord de la banqueroute en raison de sa thrombose administrative.
a écrit le 06/11/2013 à 10:35 :
"Une enveloppe de 20 millions d'euros sera consacrée à la diffusion de la culture de l'entrepreneuriat et de l'innovation dès le plus jeune âge". Ah bon? Ils pensent réussir à massivement reprogrammer les enseignants français pour qu'ils ne trouvent plus abject que l'école puisse préparer au monde de l'entreprise? Pour faire en sorte que la culture de l'éducation nationale ne soit plus, au mieux, "passe des diplômes pour trouver un boulot de salarié"? Et comment vont ils faire pour que des fonctionnaires, qui sont majoritairement dans le service public pour la sécurité de l'emploi, soient soudainement capables d'être crédibles pour faire la promo de entrepreneuriat? D'ailleurs que penser d'une énarque qui parle d'innovation? Pourquoi les énarques n'arrivent ils pas à réformer notre fonction publique, pourquoi aucune innovation de leur part, sauf pour nous taxer plus? Tout cela est risible.
a écrit le 06/11/2013 à 10:29 :
Madame, que faites vous dans cette equipe de bras-casses ?? mettez votre intelligence au service de l'entreprise ?
a écrit le 06/11/2013 à 10:19 :
Oseo, membre de BPI, est une entreprise condamnée pour harcèlement moral, licenciements abusifs, qui finance des projets de boutiquiers pour faire du chiffre, a une gouvernance défaillante par la faute de son directeur délégué Joël Darnaud et le DRH de BPI Jérôme Lesseure. Ces deux potentats dirigent une entreprise publique à la BNP Paribas, en se servant largement, sans servir l'intérêt général. Ils doivent être virés, c'est urgent !
Réponse de le 06/11/2013 à 10:52 :
Effectivement, Oseo est une couleuvre, qui mérite le même traitement que les portails de l'éco taxe ...

tout juste bon à brûler.
a écrit le 06/11/2013 à 10:06 :
Cette fleur est un pèlerin du socialisme. Gare aux épines !
a écrit le 06/11/2013 à 9:35 :
Avec une réglementation gigantesque dans tous les domaines et continuant de croître, avec des taxes sans cesse à la hausse, avec des impôts toujours plus élevés comment imaginer que cet environnement puisse être favorable à l'innovation en France quelque soit les aides versées par le gouvernement....Mme Pellerin joue son rôle de ministre sans plus elle devrait s'attaquer aux dépenses de l'état voir envisager la suppression de son ministère et de son poste comme exemple à suivre d'économie....
a écrit le 06/11/2013 à 9:24 :
Ou comment servir la soupe à un ministre ! Nul
a écrit le 06/11/2013 à 8:55 :
L'innovation ne se décrète pas, il faut créer l'environnement favorable. Pourtant, c'est bien ce que fait ce gouvernement. Pour avoir de l'innovation, il faut laisser les innovateurs créer des entreprises. L'environnement n'est pas favorable à la création d'entreprise en France. De toute façon, ce gouvernement est nul et ne comprend rien.
Réponse de le 06/11/2013 à 9:43 :
Vous avez mille fois raison. Le gouvernement n'a rien à faire dans un domaine où la seule innovation q'il maîtrise trop bien pour nous, c'est celle de nouvelles taxes. Pour le reste qu'il s'occupe d'une chose et d'une seule: réduire les missions de l'état et réduire son périmètre et,, par voie de conséquence ce million de fonctionnaires inutiles, sans compter les milliards gaspillés en pure perte dans des comités Théodule ou agences sans aucun intérêt, sans parler des subventions de clientélisme.
a écrit le 06/11/2013 à 8:45 :
Que resterait-il de la vie politique, et de l'action politique, en cas de grève des médias? Nous vivons deux mondes, un monde virtuel fait de petites phrases et de pseu
Réponse de le 06/11/2013 à 9:01 :
..et de pseudo actions, et un monde vrai. Ce qui remarquable, c'est la perte de crédit du gouvernement et de l'état, le refus d'une majorité de nos citoyens des structures de représentation nationale (qui voterait pour conserver le Sénat en France?), et la foi touours bien ancrée dans l'esprit de nos concitoyens que la solution va venir d'en haut..Il s'agit là d'une religion, d'un sentiment mystique, qui ne peuvent être expliqués que par les psys..
Réponse de le 06/11/2013 à 9:02 :
..et de pseudo actions, et un monde vrai. Ce qui remarquable, c'est la perte de crédit du gouvernement et de l'état, le refus d'une majorité de nos citoyens des structures de représentation nationale (qui voterait pour conserver le Sénat en France?), et la foi touours bien ancrée dans l'esprit de nos concitoyens que la solution va venir d'en haut..Il s'agit là d'une religion, d'un sentiment mystique, qui ne peuvent être expliqués que par les psys..
a écrit le 06/11/2013 à 8:31 :
C'est ça la société basée sur la croissance économique infinie. Il faut toujours créer de nouveaux marchés pour augmenter le PIB, sans se faire devancer par les autres pays. Du coup on doit rechercher l'innovation pour l'innovation. On ne sait même pas de quoi on a besoin, mais c'est pas grave, il faut innover, on trouvera bien quelque chose à inventer. Et puis il y a le marketing pour convaincre les gens qu'ils ont vraiment besoin de la nouvelle invention. Rien que le mot "innovation" est déjà en lui-même à moitié du marketing. Un jour, quand le PIB sera tellement élevé qu'il sera impossible d'aller plus haut, ce sera la fin de ce système. Ca va faire mal. On en est pas loin.
Réponse de le 06/11/2013 à 9:16 :
Il faut tempérer votre propos, l'innovation est positive lorsqu'il s'agit de réduire des émission, améliorer le rendement énergétique, augmenter la durée de vie tant pour les humains que pour les biens.

Votre point de vue trouve une justification lorsqu'il s'agit de prévoir l'obsolescence, créer ds besoins sans intérêt réel comme les jeux électroniques d'adultes qui feraient mieux de faire du sport et de donner un peu dans le bénévolat ..

ce ne sont que quelques exemples...
a écrit le 06/11/2013 à 8:07 :
Il n'y a aucun projet de société dans l'innovation. Pour qu'il y ai "projet" il est nécessaire d'avoir quelque base sur lequel s'appuyer et, l'innovation est de l'ordre de l'inconnue. Tout cela n'est que virtuel et jeu de mot!

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