Ukraine : l’Europe a-t-elle perdu contre la Russie ?

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Entre 23 000 et 100 000 personnes mobilisées, ce dimanche, à Kiev contre le refus du gouvernement ukrainien de signer l’accord d’intégration à l’Union européenne, après de longues années de négociations. / Reuters
Entre 23 000 et 100 000 personnes mobilisées, ce dimanche, à Kiev contre le refus du gouvernement ukrainien de signer l’accord d’intégration à l’Union européenne, après de longues années de négociations. / Reuters (Crédits : reuters.com)
La Tribune publie chaque jour des extraits issus de l'émission "28 minutes", diffusée sur Arte. Aujourd'hui, l'avenir de l'Ukraine, qui hésite entre une alliance avec la Russie et avec l'Europe.

Entre 23.000 et 100.000 personnes mobilisées, dimanche, à Kiev contre le refus du gouvernement ukrainien de signer l'accord d'intégration à l'Union européenne, après de longues années de négociations. Un raz-de-marée sans précédent depuis la "révolution orange" de 2004, qui accuse cette fois le président Ianoukovitch d'avoir cédé au chantage de Vladimir Poutine.

Confirmé mardi par le Premier ministre, Mykola Azarov, ce coup d'arrêt sous la pression russe pourrait mettre en péril un accord très ambitieux (création d'une zone de libre-échange, réformes judiciaires et démocratiques, facilitation du régime des visas, etc.) censé stabiliser l'ancienne république soviétique.

Les négociations pour un partenariat entre Union européenne et Ukraine ont été suspendues hier par cette dernière. Cet accord prévoit une refonte juridique et des réformes structurelles pour l'Ukraine, en échange d'un accord douanier et commercial et d'une facilitation du régime de visas. Le président ukrainien, Viktor Ianoukovitch, a préféré céder à la pression de la Russie, qui espère créer un espace de libre échange avec les ex-pays soviétiques. Mais des milliers d'Ukrainiens ont, eux, défilé dans la rue pour montrer leur attachement à renforcer les liens avec l'Union européenne. L'Ukraine navigue-t-elle sans boussole entre Est et Ouest ?

28 minutes

MISE AU POINT
Par Sandrine Le Calvez

DEBAT :
Pour débattre de ce sujet, Annie Daubenton, journaliste, ancienne conseillère culturelle de l'ambassade de France à Kiev, Jacques Rupnik, directeur de recherches à Sciences Po, spécialiste de l'Europe centrale et orientale et Pierre Verluise, docteur en géopolitique, directeur du site Diploweb.com

 

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Commentaires
a écrit le 11/12/2013 à 15:30 :
pour avoir connu des ukrainiens , c'est difficile de comprendre sans s'y rendre , un coté européen , un coté russe , le russe considère l'Ukraine comme le berceau de toutes les russies , ( idem la belarus ) , le rapprochement du temps de l'Urss était bien vu malgré des millions de morts en 1918-1923 .. ainsi un dirigeant soviétique sera lui meme issu de ce pays .. Nikita .. pour ceux qui se rappellent de la crise des missiles cubains , le monsieur qui a l'Onu disait niet a tout .. aujourd'hui le coeur des ukrainiens balancent , un tango qui donne le haut le coeur .. ce pays divisé , dépecé pendant les 2 guerres européennes aux frontières tant de fois rapiécées .. l'influence de la russie qui s'exercera toujours sur ce voisin proche .. l'Europe a beaucoup a perdre en gérant mal cette crise et en intégrant pas plus tard comme disait Degaulle ( l'Europe c'est de brest a Vladivostock ) visionnaire ..
a écrit le 29/11/2013 à 13:24 :
Pour votre débat, il eut été préférable d'avoir un panel d'invités d'opinions plus diverses et pas tous favorables au rapprochement entre l'Ukraine et l'UE. Au final il apparaît que l'Europe et par derrière elle les USA, vrai tutelle de fait de l'UE exigeait beaucoup de la part des autorités ukrainiennes sans leur promettre grand chose en échange si non un abaissement des droits de douane qui aurait été préjudiciable à l'industrie ukrainienne non compétitive. l'UE demandait à l'Ukraine d'engage des réformes qui allaient bien au-delà de ce qui peut concerner normalement un traité de libre échange et au final comme l'indiquait un ancien Commissaire e européen, ce traité d'association avait surtout une finalité politique : éloigner l'Ukraine de la Russie et ne répondait pas à une logique économique évidente.

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