Crimée : quelle responsabilité occidentale ?

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(Crédits : DR)
Si la démarche belliqueuse de Vladimir Poutine en Ukraine est unanimement dénoncée par le camp occidental, les arguments, les intérêts et les craintes des Russes doivent être entendus. La responsabilité des pays de l’Otan dans l’escalade du conflit doit également être questionnée. Par Marc Meillassoux, correspondant à Berlin, envoyé spécial à Simferopol

95% de voix en faveur d'un rattachement de la Crimée à la Russie. Un plébiscite donc. Ou un vote digne de l'époque soviétique non-conforme au droit international, c'est selon. A l'annonce des résultats des urnes, aucun incident n'était à déplorer dans Simferopol, la capitale de la Crimée. Plus haut, à l'Est de l'Ukraine, la situation reste tendue. Les événements tragiques survenus ces derniers jours dans les villes de Kharkiv et Donetsk, laissent place à tous les scénarios. L'annexion d'autres régions de l'Est, majoritairement russes ou russophones, par la Russie en est une. Une trêve a été décrétée entre la Russie et l'Ukraine jusqu'au 21 mars.

Le parlement russe, la Douma, travaille actuellement à un texte permettant le rattachement des populations frontalières « manifestant la volonté et le vœu de rejoindre la Russie ». La partition de l'Ukraine qui se dessinerait alors serait vécue par la majorité des Ukrainiens, pro-Maïdan, comme pro-Russes comme une tragédie nationale.

 Moscou s'accroche à sa position

Alors que les dirigeants européens et américains ont refusé en cœur de reconnaître la légitimité et la légalité du référendum de dimanche, Moscou s'accroche à sa position. Après avoir bloqué samedi 15 mars la résolution soumise au Conseil de sécurité de l'ONU récusant la validité du référendum, la Russie revendique donc la Crimée comme nouveau territoire russe. Accusé de violer le droit international, Vladimir Poutine retourne inlassablement la base légale des accusations à ses détracteurs, dénonçant le gouvernement « putschiste » ukrainien, auquel il ne reconnaît lui-même aucune légitimité légale.

Alors qu'Obama invoque une « violation de la constitution ukrainienne », certains constatent pourtant une rupture dans la continuité constitutionnelle lors de la prise du pouvoir de l'opposition. « À partir du 22 février, nous avons assisté au remplacement du Président ukrainien régulièrement élu par un pouvoir de fait, et la dissolution de la Cour Constitutionnelle ukrainienne. Or, seule cette Cour avait le pouvoir de constater la déchéance éventuelle du Président et de proposer une solution intérimaire.

Ceci n'a pas été fait, et il y a donc une interruption de la continuité constitutionnelle » écrit Jacques Sapir, directeur d'étude à l'EHESS et spécialiste de la Russie. Selon lui, soit on est face à une révolution, une rupture constitutionnelle donc, et alors chaque partie a voix au chapitre - et la Crimée à l'autodétermination -, soit on reste dans le cadre constitutionnel et le gouvernement provisoire est illégitime, ayant outrepassé le droit constitutionnel ukrainien et n'étant pas issu du verdict des urnes.

La question du droit international et le précédent du Kosovo

Sur la Crimée, Poutine a donc beau jeu de citer de l'article 1er de la Charte de l'Onu, qui affirme le principe de l'égalité et du droit à l'autodétermination des peuples, et de renvoyer l'Europe et les Etats-Unis au précédent du Kosovo. C'est également ce que rappelle Gregor Gysi, président de die Linke et figure de la réunification allemande. « Aujourd'hui, les chancelleries européennes ne reconnaissent pas le droit à une région de s'affranchir de la tutelle d'un Etat, même par référendum. Pourtant ce sont les mêmes qui ont reconnu le droit à l'autodétermination du Kosovo. (…)» pointe Gysi, ironisant ensuite sur les accusations de « violations du droit international » de l'administration américaine, en dépit des précédents irakiens et afghans.

Kissinger fustige la "diabolisation" de Poutine

En Europe, les dirigeants politiques semblent dépassés et condamnés à poursuivre leurs condamnations contre Poutine, sans grand succès jusqu'ici. La semaine dernière, l'ancien secrétaire d'Etat américain, Henri Kissinger, qu'on ne saurait taxer de pro-Poutine, avait lui-même fustigé la « diabolisation » de Vladimir Poutine par les politiques européens, témoin selon lui de l'absence de stratégie et de l'impuissance des Européens. L'ancien Chancelier allemand Gerhard Schröder - aujourd'hui président du conseil de surveillance du pipeline germano-russe Nordstream - dénonce également la responsabilité des Européens dans le dossier ukrainien. « L'Union européenne a posé à l'Ukraine la question en ces termes : soit l'Union Européenne, soit l'Union douanière avec la Russie. Cela ne pouvait que mal se passer, justement parce que le pays est scindé en deux sur la question » a regretté l'ancien Chancelier le 3 mars dernier à Paris.

Berlin garde le contact

Alors que l'ensemble des pays européens et la communauté internationale, la France en tête condamne quotidiennement les penchants dictatoriaux de Vladimir Poutine, seul Berlin - qui tisse depuis dix ans une relation privilégiée avec son premier fournisseur de gaz - tente de garder coûte que coûte le contact avec le Kremlin. Une Realpolitik qui tranche avec la position véhémente du Quai d'Orsay. Comme le confiait jeudi à la Tribune le tumultueux Oleg Lyashko, candidat pro-UE à la prochaine élection présidentielle en Ukraine, « la France fait entendre sa voix, nous lui en sommes reconnaissant. Mais Poutine n'a que faire des mots, la seule chose qu'il comprend, c'est l'action ». Et en termes d'action, les Européens sont bien dépourvus, le pistolet gazier russe étant pointé sur leur tempe. Les sanctions promises contre la Russie ont en effet accouché d'une souris : des restrictions de visas et le gel des avoirs européens de quelques responsables politiques. On est loin d'un embargo ou de restrictions des importations du gaz en provenance de Russie.

Crimée

Le parlement de Crimée, photo Pascal Dumont

 

Derrière la bataille politique, la question centrale du gaz eurasiatique

Car derrière la crise diplomatique et le soulèvement démocratique d'une partie du peuple ukrainien, c'est bien la question gazière, la position stratégique de l'Ukraine et l'interdépendance des économies ukrainiennes et russes qui sont au cœur des préoccupations russes. La Crimée, région de deux millions d'habitants avec un PIB par tête inférieur à 3000 $/an, n'est pas une fin en soi pour la Russie. Les riches régions de l'Est, où se concentrent l'industrie et les forces exportatrices du pays, tournés vers la Russie, le sont bien d'avantage. Ce qui est aussi en jeu, c'est évidemment la base navale russe de Sébastopol contrôlant la mer Noire, fenêtre sur quatre pays de transit gazier (Roumanie, Bulgarie, Turquie et Géorgie) et sur les pipelines Blue Stream, qui relie la côte russe à la Turquie, et le gazoduc South Stream qui permettra une jonction directe vers la Bulgarie dès l'an prochain.

L'Ukraine, la cible des géants américains

L'Ukraine est la plaque tournante du gaz eurasiatique avec trois pipelines majeurs qui traversent le pays. Un tube de Jamal-Europe descend par l'Ouest du pays pour approvisionner la Slovaquie, fenêtre sur l'Europe. Brotherhood, qui traverse l'Ukraine de part en part, fait transiter 80% du gaz russe vers l'Europe et Soyouz achemine le gaz naturel en provenance du Kazakhstan. L'Ukraine, pré-carré historique de la zone d'influence de Moscou, via Gazprom, est depuis ces dernières années devenue la cible des géants américains Chevron et Exxon, qui s'intéressent aux vastes réserves de gaz de schistes ukrainiens. Kiev se retrouvent ainsi à l'épicentre du duel à distance que se livrent Moscou et Washington dans la région des corridors énergétiques eurasiatiques.

« La Russie redoute que dans l'ombre de l'Union Européenne se cache l'Otan, dont elle perçoit la progression à l'Est comme une menace majeure. Au regard de la mémoire historique des dernières guerres terribles sur sa frontière occidentale, c'est une peur compréhensible » note enfin Jeffrey Sachs, économiste de renom de l'Université de Columbia, dans Foreign Affairs, le 4 mars dernier. On le sait, le projet américain de bouclier anti-missile est également un motif de méfiance de la Russie et l'entrée de l'Ukraine dans la sphère d'influence de l'Otan est considérée par le Kremlin comme une menace directe à sa sécurité intérieure - comme ce fut le cas dans l'épisode géorgien de 2009 -.

De là serait née, d'après l'économiste américain, la volonté des Russes de créer une Union Economique Eurasiatique incluant l'Ukraine, la Biélorussie, le Kazakhstan, Kyrgyzstan, and l'Arménie. Un projet défensif davantage qu'une volonté de recréer un empire post-soviétique.

Les Etats-Unis dans les coulisses du dossier ukrainien

Et le jeu en sous-main des Etats-Unis ces dernières années en Ukraine ne calme pas les angoisses des Russes. A cet égard, la conversation téléphonique du 6 février qui a fuité sur internet entre la secrétaire d'Etat américaine adjointe Victoria Nuland et l'ambassadeur des Etats-Unis en Ukraine Geoffrey Pyatt en dit long sur le travail en coulisse mené par les Etats-Unis sur le dossier Ukrainien On entend Victoria Nuland faire une revue des potentiels futurs dirigeants du gouvernement provisoire et d'avancer « Yats » (Arseni Yatseniouk, actuel premier ministre) comme le plus apte en raison de ses « compétences économiques et de gouvernance » avant d'évoquer un arrangement avec deux figures des Nations-Unies, Robert Serry et Ban Ki-Moon, pour pousser sa candidature. Que cela ait été décisif dans la nomination du nouveau premier ministre, rien ne permet de l'affirmer. Cela montre toutefois que les Etats-Unis sont bels et bien actifs dans les coulisses du dossier ukrainien.

La sortie de l'Ukraine du giron de Moscou, avec ou sans la Russie?

Le soutien des Américains aux opposants Ukrainiens n'est d'ailleurs pas un secret. Nafeez Ahmed, directeur de l'Institute for Policy Research and Development de Brighton rappelait dans le quotidien britannique the Gardian du 6 mars qu'à l'époque de la « Révolution Orange » en 2004, l'administration Bush avait dépensé quelques 65 millions de dollars pour dispenser des « exercices de démocratie » (« democracy trainings ») aux partisans de Victor Iouchtchenko. En décembre dernier, la même secrétaire d'Etat américaine adjointe, Victoria Nuland, annonçait lors d'une conférence au National Press Club de Washington, que les Etats-Unis avaient déboursé « plus de cinq milliards » pour « promouvoir une Ukraine prospère, sure et démocratique » avant de féliciter le mouvement Euromaidan.

Les Etats-Unis n'enfreignent, ce faisant aucune règle internationale et il serait naïf de croire que les Russes attendent les bras croisés de leur côté. Toutefois, le rôle actif des Etats-Unis est rarement mentionné et éclaire les inquiétudes - certains diront la paranoïa - des Russes. Si tout a été dit, sur les méthodes « d'un autre temps » du président russe et les menaces qu'il fait peser sur l'équilibre de l'échiquier mondial, il s'agit donc néanmoins de garder à l'esprit le lien historique et les intérêts fondamentaux de la Russie avec l'Ukraine. Si cette dernière devait sortir du giron de Moscou, cela devrait se faire « avec et non contre la Russie » pour reprendre Gerhard Schröder. En fournissant des gages en termes de sécurité et de coopération à la Russie, qui se sent menacée, à tort ou à raison.

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Commentaires
a écrit le 20/03/2014 à 9:59 :
Igor Miroshnichenko, député de Svoboda demande gentiment au directeur de la Télé Alexander Panteleymonov qu’il démissionne suite a la diffusion du discours de Poutine apres l' annexion de la Crimee :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cmWB7O4j1rk

Pas beau le gouvernement ukrainien made in EU-USA ?

Enfin, un petit film de militants de Secteur Droit à Donetsk ( zone russophone ) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YP5as5A1En4
a écrit le 20/03/2014 à 9:59 :
Igor Miroshnichenko, député de Svoboda demande gentiment au directeur de la Télé Alexander Panteleymonov qu’il démissionne suite a la diffusion du discours de Poutine apres l' annexion de la Crimee :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=cmWB7O4j1rk

Pas beau le gouvernement ukrainien made in EU-USA ?

Enfin, un petit film de militants de Secteur Droit à Donetsk ( zone russophone ) :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=YP5as5A1En4
a écrit le 20/03/2014 à 8:24 :
Merci à la Tribune pour ce texte qui contrebalance un peu le refrain répété religieusement par les medias
a écrit le 19/03/2014 à 12:02 :
Texas assez pour nourrir Washington
a écrit le 19/03/2014 à 0:10 :
Pour la Russie il ne fait aucun doute que des agents américains et allemands BND ont agit sur la place Maiden (canard enchainé). Si la rapidité avec laquelle l'annexion à été pliée peut laisser penser que l'option avait été envisagée, il n'en demeure pas moins qu'il y a de quoi se poser des questions du coté du kremlin, en moins de 2 ans la Russie à faillit perdre Sébastopol et Tartous. Même si il n'y aura probablement pas de suite, Donetsk, Odessa ou Karkiv ne sont pas stratégiques pour la Russie, les pays ayant une forte minorité russe doivent se dire qu'ils ont intérêt de ne pas trop mépriser leurs concitoyens d'origine russe. Le Kazakhstan avec 24 % n'a pas trop de souci à se faire tant qu'il restera dans l'Union Economique Eurasiatique. Il n’empêche la Russie pourrait renvoyer l’ascenseur à ces agressions dans son pré carré et un pays pro-occidental, producteur de pétrole et de gaz pour l'Europe comme l'Azerbaïdjan pourrait en faire les frais en cas de conflit avec l’Arménie pro-russe.
a écrit le 18/03/2014 à 15:41 :
Et si on regardait plutôt ce que les ukrainiens veulent ?
S'ils veulent se rapprocher de l'UE, Poutine n'a qu'à cuver sa déception à la chasse.
S'ils veulent se rapprocher de la Russie, et ben ça fera aucune différence pour nous.
S'ils veulent se placer sous le parapluie de l'OTAN, c'est peut être parce qu'ils ont peur qu'un état voisin les envahisse...oh ba mince, je crois que c'est trop tard!
Réponse de le 18/03/2014 à 16:07 :
il faudrait pour ça qu'il y ait des élections légales et comme l'article le souligne pas piétiner la constitution parce que 100 000 personnes descendent dans la rue...
Réponse de le 18/03/2014 à 16:51 :
veulent tout simplement qu'on leur foute la paix, à commencer par la Russie. Que Poutine arrête de leur foute dans les pattes des dirigeants corrompus et inefficaces, qu'il cesse d'utiliser le gaz comme une arme d’assujettissement et abandonne son délire paranoïaque concernant l'Europe. Ce n'est pas parce que l'Ukraine vendra des choses à son voisin polonais que ca mettra la CEI en danger ! Au contraire ce serait une chance pour tous de développer les échanges économiques.
a écrit le 18/03/2014 à 14:58 :
Bon article qui a le mérite d'inciter les idéologues à réfléchir. Ce qui est clair, c'est que nous devons construire une Europe forte pour nous débarrasser de l'influence néfaste des uns et des autres. Chacun a ses propres intérêts et ce n'est pas à nous à défendre les intérêts américains dans ce dossier. Qu'avons-nous à gagner à être en conflit avec nos voisins? Pour De Gaulle l'Europe allait de l'Atlantique à l'Oural.
a écrit le 18/03/2014 à 14:38 :
En dépit de mon commentaire précédent quelque peu ironique, je trouve cet article très complet et ''efficace'' !
a écrit le 18/03/2014 à 13:51 :
En dépit de mon commentaire précédent quelque peu ironique, je considère que cet article fait le point de la "situation ukrainienne" de manière complète et efficace !
a écrit le 18/03/2014 à 13:41 :
Refuser en ''chœur'' ,je crois! Et non en ''coeur'' !
Le niveau en orthographe baisse chez les journalistes , on le sait. On a vu il y a peu sur ''Itele'' un 'journaliste' en charge du bandeau déroulant des news écrire que Copé était le ''bouquet-mystère'' de la gauche . Au lieu évidemment de ''bouc-émissaire''. On n'en est pas là dans cet article, mais....
a écrit le 18/03/2014 à 13:26 :
Garantir que l'Ukraine n'intègrera jamais l'OTAN (sachant que la Russie est l'un des trois garants de ses frontières suite à la suppression des armes nucléaires en Ukraine) et pourquoi pas une Ukraine démilitarisée, que la Russie conservera la base de Sébastopol, que l'Ukraine ne pourra obtenir qu'un contrat d'association avec l'Union européenne, qu'elle respectera ses populations et ré-introduira le russe comme langue officiel ; ceci ne pourrait-il pas être des pistes de sortie de crise ?
a écrit le 18/03/2014 à 13:14 :
Serons-nous informé sur ce point de vue?

http://fr.ria.ru/presse_russe/20140318/200748952.html
a écrit le 18/03/2014 à 12:47 :
En adoptant une attitude agressive et colonialiste Poutine est juste en train de pousser l'Ukraine à passer définitivement à l'Ouest et à se placer sous le bouclier de l'Otan. C'est stupide. Si vous voulez garder des voisins dans votre camp il vaut bien mieux les caresser que les menacer et voler leur potager. En cas de conflit, l'URSS pardon, la CEI ne tiendra pas plus d'un trimestre, son économie est anémique et ne tient que par les exportations d'hydrocarbure. Les oligarques ont ruiné le pays et ont tout placé à l'étranger pour mettre leurs butins hors d'atteinte de la rapacité des autres oligarques (Poutine en premier). Saisissez leurs avoirs et le système s'écroule. Si poutine va à la confrontation armée, il faut se souvenir que le pacte de Varsovie n'est plus et que la Russie serait seule.
Réponse de le 18/03/2014 à 13:34 :
De quelle attitude agressive parlez vous ?. de l'attitude des extrémistes néo nazis comme ici :
http://rt.com/news/radical-opposition-intimidating-techniques-882/
Vous pensez que ce sont eux qui vont instaurer une vraie démocratie en Ukraine ?
a écrit le 18/03/2014 à 11:58 :
Non l'article est plutôt mesuré.
Il ne mentionne pas par contre la deuxième écoute entre responsables européens qui parlent des snipers couverts par les euromaidan qui ont tiré et sur les policiers berkouts et sur la foule.
a écrit le 18/03/2014 à 11:33 :
Cet article est caricatural, ne donne aucune solution à la crise actuelle et omet un point fondamental. La Russie est entrain de s'enfoncer... au lieu de s'en tirer par le haut.

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