• La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Une du journal La Tribune

Dernière édition

Flèche menu déroulant
Newsletters
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat
Logo La Tribune
  • Économie
  • Finance
  • Tech & IA
  • Énergie & industrie
  • Transports
  • Défense & aérospatiale
  • Climat

Sélectionnez votre région

Logo La Tribune

RECHERCHER

Loupe

LTD
La Tribune Dimanche
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre
Air&Cosmos icon
Air&Cosmos
Ouvrir dans une nouvelle fenêtre

À la une
  • Finances publiques
  • Fiscalité
  • Immobilier
  • Consommation
  • Distribution
  • Politique internationale
  • Finances personnelles
  • Banque & assurances
  • Marchés financiers
  • Intelligence artificielle
  • High tech
  • Télécoms
  • Start-up
  • Énergie
  • Politique industrielle
  • Chimie & pharmacie
  • Automobile
  • Mobilités
  • Aéronautique
  • Défense
  • Spatial
  • Environnement
  • Agriculture & agroalimentaire
Idées & débats
Kiosque numériqueNewsletters
La Tribune DimancheLa Tribune AfriqueAir&Cosmos
  • La Tribune Now
  • Votre argent avec Finance Héros
  • Construire les mobilités de demain
  • Fonction Finance 2.0 avec Cegid
  • Transformations durables avec Forvis Mazars
  • Accélérer avec le Cloud par AWS
  • Fisher Investments
  • Au coeur du business
  • VisionAir avec Bpifrance
  • Adaptabilité permanente : Le pouvoir d’agir avec IBM Consulting
  • Succès d'entreprises avec Deloitte
  • L'Œil sur vos Finances
  • Les Rencontres de Roissy Meaux Aéropôle
  • France Travail accompagne le Salon des Maires
  • La CCI Paris Ile-de-France, le réflexe des entrepreneurs
  • #La Tribune Business Interviews
  • #La Tribune Business Dossiers
  • #La Tribune Business TV
  • Instant Sélection
Événements
OpinionsTribunes

Emmanuel Macron, président candidat rassembleur et aseptisé

Claude Patriat

Publié le 07 mars 2022 à 07:08

le candidat

Photo d'illustration

Youtube

Le Quotidien Numérique

04 juillet 2026

Photo d'illustration de l'article
LireS'abonner

Les plus lus

  • 1

    Or : après avoir racheté des mines, le Burkina Faso face au défi de leur financement

  • 2

    Arrêt des frégates F126 en Allemagne : Thales boit aussi la tasse

  • 3

    Après le redéploiement de Claude Fable 5, Anthropic dévoile une échelle de gravité des "jailbreaks"

  • 4

    Stéphane Bern : « J’aimais ma mère comme on aime son bourreau »

  • 5

    Loi d’urgence agricole : « Les agriculteurs ont été trompés »

  • 6

    Raccordement des renouvelables : la publication d'une carte des zones saturées inquiète la filière

Régions

  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne-Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur

La Tribune +

  • Espace abonné
  • Kiosque numérique
  • Annonces légales
  • Déposer vos annonces légales

Services

  • Supplément
  • La Tribune now

Evénements

  • ACT50
  • Aéroforum
  • AIM
  • Bordeaux Solar Summit
  • Family & Business Forum
  • Forum Europe Afrique
  • Impacts Santé
  • Les Lauréates
  • Paris Air Forum
  • Sommet Aéronautique & Spatial de Bordeaux
  • Sommet Économique de la Corse
  • Tech For Future
  • World News Media Congress
  • Tous nos événements en régions

Pour gérer vos consentements,

Suivez-nous sur les réseaux sociaux

YouTube
LinkedIn
Facebook
Instagram
X

Application mobile

App Store
Google Play

  • Nous Contacter
  • Charte d'indépendance et de déontologie
  • Mentions Légales
  • CGU
  • CGU Pro
  • Gestion des cookies
  • Exercez vos droits
  • Politique de confidentialité

Droits de reproduction et de diffusion réservés @LaTribune

Partenaire digital de confiance - Certification de qualité
  • La Tribune
  • La Tribune Dimanche
  • La Tribune Afrique
  • Air&Cosmos
  • |
  • Événements
  • L'instant Sélection
Google icon
Ajouter La Tribune à vos sources préféréesAjouter La Tribune à vos sources préférées
OPINION. Bien différent du candidat audacieux de 2017, Emmanuel Macron se pose comme un rassembleur en temps de guerre, protecteur de la nation. Par Claude Patriat, Université de Bourgogne – UBFC

Il s'est voulu président du « en même temps », mais il n'avait certainement pas prévu le scénario ukrainien.

Équilibre difficile à tenir par un seul et même homme : président candidat, Emmanuel Macron doit désormais en tant que chef d'État faire face à une guerre menaçant la démocratie et les valeurs européennes ; en tant que candidat, il s'oblige à ne pas négliger la confrontation démocratique interne et à ne pas écraser la concurrence sous le poids des circonstances.

D'où cette Lettre aux Français, avec un convenu qui confirme l'attendu.

La déclaration de candidature était un passage formellement obligé, la lettre en constitue une manière de service minimum.

À fleuret moucheté

La rupture de ton est manifeste avec l'intervention du 2 mars sur l'Ukraine. Toute dimension tragique est soigneusement écartée : la lettre vise avant tout à rehausser la capacité de la France, via son président, à affronter les dangers et les crises. Si l'ombre de la tragédie rôde autour du propos, elle reste voilée par le choix d'un vocabulaire aseptisé, reprenant les fondamentaux du genre et empruntant à ses adversaires leurs termes favoris : fraternité, lutte contre les inégalités, sécurité, inquiétude pour l'avenir, dignité, travail, courage. On va même jusqu'à capter le terme « reconquête »...

L'ensemble est baigné dans une atmosphère de modestie teintée d'humilité et de lucidité, qui ouvre la fenêtre à une discrète autocritique. Tout est fait pour éviter une provocation directe des adversaires. Certes, le président multiplie les incursions sur les terrains des concurrents, plante des banderilles ici et là. Mais on n'attaque qu'à fleuret moucheté, avec une soutenable légèreté, glissant parfois jusqu'au facilités des formules de communicants : « L'enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance. »

Comme le choix répété du « nous » entend le surligner, l'heure est au rassemblement, et non pas à la division ou à la dispersion. Certes, ce thème de la « France unie » est devenu un classique pour un président en fonction souhaitant être réélu. Les circonstances en font plus que jamais un passage obligé.

Au candidat décomplexé de 2017 prônant la rupture, voire la révolution, a succédé, par la force du contexte, un président plaidant sagement la continuité, nécessaire par gros temps. Sur fond d'inquiétude causée par le chaos possible, Emmanuel Macron esquisse d'une plume délibérément modérée sa capacité à incarner l'unité nationale.

Newsletter

Ma Tribune

L’actualité qui compte pour vous, chaque jour dans votre boîte mail.

Illustration de la newsletter Ma Tribune

Un message qui s'adresse aux Français par-dessus la tête des autres candidats. Il n'en reste pas moins que, suspendue qu'elle est à l'évolution de la situation en Ukraine, cette déclaration ne renseigne pas sur ce que sera son engagement dans la campagne. Il est candidat. Il participera. Mais avant tout, il présidera. Ses concurrents n'ont toujours pas d'adversaire.

Vidéo savamment cadrée

Contraint par les circonstances, Emmanuel Macron entretient habilement avec ses compétiteurs une étrange partie de cache-cache. Condamnés à un chiasme permanent, ceux-ci s'épuisent voir dans le président un vrai/faux candidat, et dans le candidat un faux/vrai président. Toute la campagne semble dès lors appelée à se dérouler dans une dialectique de l'être et du paraître : être ce que l'on est ou paraître ce qu'on veut être, là est la question.

Les lieux et les moments des confrontations qui ne peuvent manquer d'advenir restent dans la pénombre. Certes, elles auront lieu, démocratie oblige, et Emmanuel Macron l'a promis. Mais elles seront le plus souvent indirectes et médiées. Le jour même de la parution de la lettre, le néo-candidat a d'ailleurs tenu à diffuser via sa chaîne YouTube une vidéo savamment cadrée : un peu plus de quatre minutes, où il est saisi sur son lieu de travail (l'Élysée), mais veste tombée et avec la simplicité du contact qui sied à tout candidat.

Les circonstances aidant, dans cet espace-temps limité à quelques courtes semaines, les réseaux sociaux, répercutés par les chaînes d'information en continu, seront sans aucun doute l'arène principale du débat, donnant l'image d'une guérilla entretenue.

On ne choisit pas toujours le cadre du combat, mais il faut savoir se servir du terrain. Et la Lettre aux Français en est une habile illustration. Point besoin pour Emmanuel Macron d'énoncer longuement un programme ni d'assumer une vraie campagne. Il a son bilan et, depuis six mois, les promesses qu'il égrène sont autant de petits cailloux blancs : sécurité, santé, grand-âge, éducation... Le moment venu, il suffira de les rassembler dans la dernière ligne droite.

Aux antipodes de 2017

Nous voici donc bien loin de l'élection de 2017. Symétriquement à l'opposé. Alors, un jeune candidat audacieux, s'appuyant sur une méthode de combat originale, partait victorieusement à l'assaut des appareils politiques. Il se déclarait porteur d'une promesse de gouverner autrement, proposait de substituer au vieux monde politique usé par son impuissance, l'espoir d'une révolution fière et conquérante.

La campagne, voulue comme une transgression du traditionnel clivage droite/gauche, s'afficha longue et riche. La victoire fulgurante fut totale. Droite et gauche de gouvernement volèrent en éclats. Chassés du pouvoir, vivant leur défaite comme une usurpation, les vieux partis ne surent ou ne purent s'en remettre. Incapables de se positionner clairement par rapport au nouveau Président, hésitant entre le rejet complet et le compromis constructif, ils se sont montrés impuissants à construire une alternative et à se rassembler derrière de nouveaux leaders. Et donc à opposer un projet crédible.

Le résultat est là : un paysage politique dévasté, une extrême-droite suractivée (à plus de 30 %), un parti socialiste parti aux abysses, Les Républicains déchirés entre leur tropisme centriste et leurs vieux démons nationalistes, une participation annoncée en berne...

À lire également

  • Macron, le tragédien, et son rêve de puissance
  • Emmanuel Macron, « en même temps » fidèle et félon de gauche
  • Macron organise à Versailles un sommet pour décider d'un "nouveau modèle économique" de l'UE
  • Poutine assure à Macron ne pas vouloir attaquer les centrales nucléaires

Le chemin de campagne d'Emmanuel Macron s'en trouve tout tracé : laisser ses opposants se disputer les fruits amers de leurs divisions, et affirmer son image de rassembleur dans un pays fracturé, en proie au doute et à l'inquiétude. C'est qu'il ne s'agit plus de monter à l'assaut d'une citadelle, mais d'apparaître comme le gardien ferme et rassurant de la maison qu'on occupe. Nul besoin d'avancer une forte artillerie. Il suffit d'ouvrir largement les ailes pour accueillir les soutiens venus des différents horizons. Seul le « en même temps » subsiste. Il change toutefois de sens : il voulait dire agir à gauche et à droite ; il signifie aujourd'hui réunir, sur tous les fronts.

Dès lors, on ne saurait s'étonner que la Lettre aux Français n'en dise pas plus. C'est dans ses silences qu'elle parle le plus fort.

Par Claude Patriat, Professeur émérite de Science politique Université de Bourgogne, Université de Bourgogne - UBFC.

La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation.

Claude Patriat

Sur le même sujet

Clôture des Rencontres d'Aix 2026

OPINION. Rencontres économiques d'Aix : « 14 engagements pour une présidentielle des idées et de l’action »

Après trois jours de débats réunissant près de 10 000 participants, 480 intervenants, 55 pays et 90 sessions, la 26e édition des Rencontres Économiques d'Aix-en-Provence se conclut par un appel à l'action.

Idées & Débats
Vianney Devienne

OPINION. Mobilité électrique : « On n’achète pas une borne, on achète un écosystème de services »

Obligées de verdir leurs flottes, les entreprises françaises accélèrent l’électrification. Ce mouvement impose en parallèle le déploiement d’infrastructures de recharge. Or, derrière une borne se cache un écosystème complet de services : supervision, gestion des utilisateurs, optimisation énergétique. Ces paramètres techniques et contractuels ont un impact direct sur le TCO de l’infrastructure.

Idées & Débats
Jean-Roch Varon

OPINION. « La France a gagné la bataille de l'attractivité, celle de la confiance commence maintenant »

La France est paradoxale, elle qui doute souvent de son potentiel tout en restant, pour la septième année consécutive, le premier destinataire des investissements directs étrangers en Europe. Ce paradoxe mérite d’être surmonté : apprenons à reconnaître nos atouts tout en offrant aux investisseurs le climat des affaires qu'ils attendent.

Idées & Débats
Kristin Thorsteinsdottir

OPINION. « L’hôtellerie n’est plus un secteur de curiosité pour les investisseurs : elle est devenue un vrai moteur économique ! »

Les investisseurs institutionnels redécouvrent l’hôtellerie. La résilience post-pandémie, la vigueur du tourisme et des volumes de transactions en hausse transforment la perception du secteur. Cette mutation impose un changement de posture : l’hôtel est d’abord une entreprise opérationnelle, et non la simple addition de murs et d’actifs financiers.

Idées & Débats
Cécile Gaubert

OPINION. « Commerce international et industrie spatiale : la conformité réglementaire, nouvelle frontière compétitive »

L'IPO de SpaceX bouscule l'industrie spatiale européenne. Face à la puissance financière américaine, l'Europe doit maîtriser un cadre réglementaire international complexe.

Idées & Débats
Jonathan Corcos

OPINION. « L’IA ne doit pas être l’angle mort des prochaines élections présidentielles »

Alors que l’IA s’impose comme une technologie structurante pour l’économie et la société, ses implications politiques restent peu abordées. Pourtant, fiscalité, emploi, protection sociale, éducation ou encore souveraineté technologique seront directement impactés par cette révolution.

Idées & Débats
Barbara Moser-Desmarest

OPINION. « Les années 2030, point de bascule de l’accompagnement des personnes âgées »

Valoriser les métiers des Services à la Personne n’est pas un combat sectoriel : c’est une condition pour garantir à chacun le droit de vieillir dignement à domicile

Idées & Débats
Caroline Young et Gilles Effront

OPINION. « À l’ère des drones et de l’IA, l’expérience devient une technologie critique »

Les visiteurs d’Eurosatory ont pu mesurer l’accélération spectaculaire des technologies de défense. Drones autonomes, intelligence artificielle embarquée, robotique terrestre, systèmes de commandement augmentés : jamais l’innovation n’a semblé avancer aussi vite. Dans un contexte de réarmement mondial et de montée des tensions géopolitiques, la technologie apparaît plus que jamais comme la clé de notre souveraineté.

Idées & Débats