La Russie défiée par le prix du baril

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Gérard Vespierre
Gérard Vespierre (Crédits : Valérie Semensatis)
Il est paradoxal de voir la Russie déployer une grande énergie à l'extérieur alors que la santé économique du pays n'est pas des meilleures. Mais les discussions avec l'Arabie Saoudite peuvent porter aussi bien sur la crise syrienne que sur le prix du pétrole... Par Gérard Vespierre, associé fondateur de Strategic Conseils, Chercheur associé à la Fondation pour l'Etude du Moyen-Orient (FEMO)

La Russie a entrepris depuis plus d'un an une activité extérieure, militarisée. Elle intervient maintenant en Syrie directement avec des bombardements aériens. Mais, à l'intérieur, la santé de la maison Russie n'est pas bonne. Les négociations avec l'Arabie Saoudite sur la question syrienne auront-elles d'autres effets ?

La Russie aurait pu intervenir en Syrie plus tôt, ou rester un acteur indirect. Elle rentre maintenant dans le conflit au moment où son allié, le régime syrien, fait face à la plus difficile des situations, depuis 4 ans, et que les bases militaires russes dans l'ouest de la Syrie allaient finir par être sous le feu des groupes rebelles.
La situation de la Russie est pour le moins paradoxale. Elle se déploie à l'extérieur alors que sa santé intérieure, économique, est particulièrement difficile.

Des perspectives économiques pas très bonnes en 2016

A l'annexion de la Crimée, et à l'appui aux forces russophones de l'est de l'Ukraine en 2014, il a fallu ajouter en 2015 la recrudescence des vols militaires à la limite des espaces aériens de nombreux pays du nord de l'Europe. Début septembre, Moscou a augmenté ses équipements militaires sur ses bases syriennes de Tartous et Lattaquié, et le 30 septembre a déclenché ses frappes aériennes. Impressionnant.
Mais quand le regard est attiré vers l'extérieur, il est toujours intéressant de regarder ce qui se passe à l'intérieur, donc en Russie même. Si la dynamique est « très forte » à l'extérieur, quelle est la dynamique intérieure ? Elle est toute autre. La situation économique russe est mauvaise, et les perspectives 2016 ne sont pas très bonnes non plus.

Un PIB en régression

Si on analyse les grands indicateurs économiques, que voyons-nous ?
La croissance du PIB cette année va être négative, et se situer autour de -4%. Cette situation est donc inquiétante, surtout quand elle survient dans une phase de décélération depuis 2012... En cela, la Russie se distingue de tous les grands Etats industriels, soulignant sa dépendance vis-à-vis de ses exportations de matières premières, en premier lieu énergétiques, et son retard vers un déploiement industriel plus équilibré.
Le graphique ci-dessous illustre cette situation, et, selon les données du Fonds monétaire international (FMI), la situation 2016 est projetée à nouveau avec une croissance négative du PNB, naturellement sur la base des conditions actuelles du marché du gaz et du pétrole.
Croissance russe

Russie croissance

Une monnaie dépréciée de 50%

Si l'on regarde attentivement les 2 graphiques ci-dessous représentant la fluctuation de la valeur du baril en dollar et les variations du rouble par rapport à cette même monnaie, leurs profils, sur une même échelle de temps, sont tout à fait similaires.

Baril de Brent en dollars

brent

Valeur du Rouble en dollar

rouble

En 2013 pour 100 roubles on obtenait 3 dollars, en octobre 2015, on n'obtient plus que 1,5 dollar, soit 50% de dépréciation.

De ces deux graphiques, on peut tirer cinq conséquences :
- Le fléchissement du rouble a débuté au deuxième trimestre 2013, non pas avec les évènements à Kiev sur la place Maïdan, mais 6 mois auparavant, c'est-à-dire avec les premières déclarations de Moscou annonçant qu'une signature de l'Ukraine avec l'Union européenne ne serait pas sans conséquence. Les marchés monétaires sont très sensibles aux menaces économiques, et au risque...

- Le véritable décrochage du rouble a bien eu lieu à partir de septembre 2014, au moment où le baril est passé sous les 100 dollars.

- Les sanctions décidées par les Etats-Unis et l'Union européenne ont eu des conséquences sur les flux financiers de la Russie, mais pas directement sur le taux de change du rouble.

- Le rouble est bien remonté quand le baril est revenu à 65 dollars et a replongé ensuite, suivant ainsi fidèlement sa valeur-support.

- La réappréciation du rouble et son retour à une parité moins pénalisante vis-à-vis du dollar passe impérativement par une remontée du cours du pétrole.


L'inflation, conséquence de la baisse du rouble

La baisse importante et durable de la valeur du rouble a naturellement créé un renchérissement immédiat en monnaie locale de tous les produits importés, industriels et alimentaires, créant une valse des étiquettes de prix, et donc en parallèle un développement rapide et significatif de l'inflation comme l'illustre le graphique ci-dessous, d'octobre 2014 à août 2015.

inflation russe

 On y voit clairement le ralentissement correspondant à la remontée du rouble au printemps de cette année au moment où le baril est revenu pour quelques semaines dans la zone des 60-65 dollars, et la remontée de l'inflation avec la rechute du rouble, pendant l'été, liée à la nouvelle baisse du baril dans la zone des 45 dollars.

La 4e variable, le taux de la Banque Centrale

Devant une telle baisse de sa devise, la Banque centrale russe après une semaine d'hésitation en décembre 2014 a fini par relever brusquement et fortement son taux de base à 17%. Cette spectaculaire envolée avait pour objectif de réduire la fuite des capitaux qui alimentait la baisse de la monnaie.

Depuis lors, elle a suivi une stratégie de repli très dynamique, consciente de l'asphyxie économique auquel un taux de ce niveau conduisait les entreprises russes.
La rechute du taux de change du rouble depuis l'été, et la remontée de l'inflation, aurait pu l'inciter à remonter son taux directeur, mais l'arbitrage intérieur, en faveur des entreprises, a de nouveau prévalu.
Au vu de l'ensemble de ces éléments, il apparaît clairement que la situation économique russe est mauvaise, qu'elle est liée à la chute en 2014 du prix du pétrole, et que les prévisions 2016 annoncent également une année difficile si le prix du baril ne remonte pas rapidement et substantiellement.
Dans un article précédent paru dans Latribune.fr, « Pétrole : l'Arabie Saoudite en passe de gagner son pari », nous avons eu l'occasion de présenter le rôle et la stratégie de Riyad dans le marché pétrolier.

Il n'est pas inintéressant pour Moscou de pouvoir parler avec l'Arabie Saoudite.

Le nouveau rythme des rencontres russo-saoudiennes

Si Vladimir Poutine a été le premier plus haut dirigeant russe à se rendre en Arabie Saoudite, cet évènement remonte à... février 2007.
Depuis lors, beaucoup d'évènements ont eu lieu, et des tensions fortes sont apparues après les attentats de Volgograd, en décembre 2013, et les déclarations de dignitaires saoudiens prétendant tenir le Caucase russe dans leurs mains... La crise syrienne, par son ampleur et sa durée, ont créé de façon paradoxale un nouveau champ de contact entre les deux États, et l'année 2015 est exemplaire dans ce rapprochement.
Depuis la rencontre en juin à Moscou entre le Président russe et le ministre de la Défense du Royaume saoudien, les entretiens ont été nombreux à Riyad, à Doha, et le week-end dernier à Sotchi entre ministres russes et saoudiens, de la Défense et des Affaires étrangères.
Comme ce ruban adhésif spécifique, à deux faces adhésives, les discussions russo-saoudiennes auront-elles aussi deux faces de négociation? L'une sur la Syrie, et l'autre sur les affaires internationales, c'est-à-dire... le pétrole?
Il nous reste à observer attentivement le cours du baril qui vient de repasser au-dessus des 50 dollars depuis quelques jours et à attendre avec intérêt la prochaine réunion de l'OPEP, en décembre, moins de 8 semaines !

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Commentaires
a écrit le 26/10/2015 à 19:46 :
Un moment donné, il va falloir que tout cela cesse. Même si ce n'est qu'une guerre économique, se tirer dans les pattes de la sorte est franchement médiocre.

Il va faut que les russes se débarrassent de leur dictateur et nous des notre.
a écrit le 25/10/2015 à 19:14 :
La croissance sera 2 fois plus forte en Ukraine qu'en Russie dès 2016, quel pied de nez à l'envahisseur poutine. La baisse des prix du pétrole permet à de nombreux pays de se désendetter et la dépendance énergétique européenne à l'égard de la Russie diminue. L'aventure en Crimée et en Ukraine + celle en Syrie entre autres aura malheureusement coûté cher aux russes. Tirer des missiles depuis des navires sur Daech en ratant en plus leurs cibles n'a pas de sens militairement c'est uniquement pour les médias russes, d'ailleurs Daech continue d'avancer. Et soutenir financièrement marine le pen et le fn est du même niveau, sans intérêt car derrière le fn il n'y a pas d'idées nouvelles sinon négatives pour l'Europe et donc à terme la Russie. Il est temps que poutine soit remplacé par quelqu'un de plus visionnaire et intelligent.
a écrit le 25/10/2015 à 13:23 :
Je remarque qu’il y a une incompréhension massive dans la question de la dette publique. Le rapport « dette publique/PIB » sans savoir d’autres nuances (l’influence du pays, l’importance de sa devise, le type du système financière, les taux, l’inflation, la part des dépenses publiques etc.), c’est juste une valeur avec importance relative. En 1998 la Russie a fait le défaut en ayant à peine plus de 20 % de dette par rapport au PIB. Le Japon ne le fera pas même avec 300% (actuellement 230%). Les Etats-Unis dépensent à peine 10 % de son budget pour payer sa dette. Ce n’est pas grande chose, si on approxime la situation à un ménage, le ménage qui paye 10% de son revenu pour rembourser ses crédits peut être considéré comme peu endetté.
a écrit le 25/10/2015 à 10:46 :
Et sinon c'est bien payé les articles à charges sur la Russie..?

Vous rendez-vous compte qu'il y a de moins en moins de gens qui avalent vos couleuvres..?
a écrit le 24/10/2015 à 20:57 :
C'est balot mais la Russie est un pays sans dette quand les US croulent sous la dette !
Réponse de le 25/10/2015 à 7:13 :
C'est normal, les Russes sont parmis les 1er producteurs de gaz au monde et 1er producteurs de pétrole au monde. Et la Russie possède 30% des réserves en gaz du monde et 20% des réserves en pétrole du monde...
a écrit le 24/10/2015 à 20:05 :
@ BONSOIR ; Enfin un comique ce n'est pas trop tôt. Alors avant de critiquer la RUSSIE regardez donc dans quel état se trouve l'économie française !!!
En deux ans de temps M. HOLLANDE a réussi a ruiner la FRANCE .... Bravo beaux résultats ! M. HOLLANDE a, volontairement sacrifié les intérêts économiques de la FRANCE au profit des intérêts stratégique américain l'affaire de l'Ukraine en est le meilleur exemple peut être espère t il un emploi aux U.S.A. dans le personnel de la maison blanche ?????
a écrit le 24/10/2015 à 18:43 :
L’article n’est pas stupide. Quelques nuances à ajouter :
1. L’intervention de Russie en Syrie est liée plutôt à la défaite de sa politique en Ukraine et à l’aggravation de sa situation globale extérieure comme l’intérieure (si on peut vraiment parler de la défaite quand les actions russes en Ukraine étaient dès le début très schizophrènes et contradictoires). En réalité le soutien d’Al Assad est en retard de quelques années, mais à l’époque au contraire la Russie ne l’a pas aidé. Actuellement Al-Assad ne peut gagner la guerre dans aucun cas, uniquement ne pas la perdre complétement. Il faut aussi remarquer que les vrais intérêts de la Russie en Syrie sont quasi-absents (merci de ne pas parler de la base navale à Tartous, sa valeur à longue terme est nulle, voir son importance à l’époque de l’URSS).
A mon avis les dirigeants russes et l’oligarchie derrière eux essaient de casser le jeu (ou des jeux) occidental pour vendre ensuite leur retrait de la Syrie (ou l’aide dans le départ d’Al Assad/démantèlement de Syrie etc.) en échange de la fin des sanctions (faibles pour le pays, mais fortes envers certains personnages) et la reconnaissance de la Crimée, soit ils travaillent déjà pour la réalisation d’un scénario occidental pour le même but. On peut voir clairement cette envie de négocier dans les déclarations récentes des officiels russes.

2. Au niveau de livraisons de pétrole actuellement le Riad augmente sa part sur le marché européen plutôt au détriment de Moscou pour lequel c’est un marché traditionnel et prioritaire.

3. Dans la situation actuelle l’Arabie Saoudite et la Russie sont les amis-ennemis. Elles ont un certain nombre des intérêts communs et des possibilités des alliances complémentaires, mais aussi des points de divergence forte (Syrie, parts de marché pétrolier etc). Egalement les deux pays ont des problèmes graves (pour l’A.S. –Yémen et probablement ISIS), et les deux semblent être en défaveur occidental. Il est possible que toute cette histoire se termine mal pour les deux.
4. L’inflation de 17% signifie en réalité la hausse de 40-50 % du panier du supermarché pour les habitants de la Russie. La politique de la Banque Centrale russe est peu compréhensible (à condition qu’elle doive agir pour le bien de l’économie russe). Comme par hasard sa directrice a eu le titre du meilleur banquier central du monde :)
a écrit le 24/10/2015 à 15:46 :
LA RUSSIE SENS SORTIRAS TOUJOURS CAR LEURS ANNALYSE POLITIQUE A TOUJOURS ETE BONNE? ET L EUROPE A EU DANS LE PASSE BESOIN DEUX PENDANT LA GUERRE MONDIAL ? DES MILIONDEDE RUSSES SONT MORT POUR SAUVE LE MONDE DU NASIME ET RETABLIR LA PAIX EN EUROPE. NOUS LEUR DEVONS AUTANT QU AUX AMERICAIN. ET CELA LES HISTORIENS N EN PARLE PAS ASSEZ???
Réponse de le 25/10/2015 à 7:06 :
Les soldats russes sont morts car Staline les a envoyé contre son ennemi Hitler. Mais avec le Stalinisme, il y a eu des millions de morts car envoyés dans des camps en Sibérie.
Réponse de le 25/10/2015 à 13:59 :
@ @Vérité: C'est faux de parler des millions des morts dans les camps de Sibérie. Le nombre totale des personnes jugées pour les articles politiques dans la période de 1921-1953 est à moins 4 mln. personnes sans discuter le fait que les articles politiques ont souvent été donnés en compliment avec des articles de droits communs. La peine de mort a été prononcé envers 700.000 personnes, réellement exécutée pour 350.000. Donc, il reste 3.5 mln., la majorité absolue des détenus a survécu. P.S. Cela n'annule pas le fait que des innocents ont souffert.
a écrit le 24/10/2015 à 14:07 :
Il y a un décalage certain entre la théorie financière et ici dans cet article, surtout boursière et la réalité. Le pétrole baisse pour tout le monde, il n'y a pas de pays impactés et d'autres pas, et ceci à différents niveaux et leviers. La vision de la cotation du dollar est une abstraction convenue par des acteurs économiques qui y ont intérêt, il n'est donc pas pertinent de se lancer dans des comparaisons de devises et de les tenir comme référence signifiante. Les russes encaissent leur pétrole en dollars, ils ont des dollars et les reversent pour leurs achats sans perdre un centime. Le PIB est aussi une convenance : que 1kg de patates coûte 1 ou 10, on mange autant, le PIB sera différent qui s'en occupe à l'heure ou tout le monde veut dévaluer sa devise ? L'économie hors pétrole de la Russie est donc à appréhender sur une échelle réaliste par équivalence de production. Il n'est pas question de dire que tout va bien dans cet immense pays dont justement l'immensité est un défi permanent, non comparable à aucun autre, mais des comparaisons trop simples avec ou sans graphique ne fonctionnent pas. Un constat : il avance. Dans le monde la Russie libre s'occupe de ses affaire et le monde irait mieux si les américains ne tentaient pas de s'y opposer. C'est au moins le constat canadien d'aujourd'hui, un début. Partout le pays se fait respecter et tranche avec une réelle sincérité les questions de partage territorial qui résultent de son histoire passée. Il n'entend pas se laisser marcher sur les pieds on s'en est aperçu, ... car l'on tentait bien de le faire. Cela nécessite des épisode guerriers qui sont menés avec efficacité, il est étonnant de s'en étonner. La Russie discute avec tout le monde comme nous le faisons aussi et les pays arabes comprennent bien son potentiel compétitif, rien d'autre. Pas de fantasme ici : la Russie n'est pas musulmane mais assez tolérante s'il n'y a pas d'intention néfaste. Point. C'est encore avec regret mais fermeté qu'il applique une véritable punition aux européïstes délirants qui l'on considéré soudain comme un ennemi, cette punition va d'ailleurs s'amplifier. Aussi la Russie est-elle devenue une terre de convoitise pour les populations sans direction ni avenir. Il ne tient qu'à nous de réviser notre position, il serait nécessaire que ce soit rapidement, et comme toujours la Russie est prête à négocier, sereinement.
a écrit le 24/10/2015 à 13:05 :
Je ne vois pas le paradoxe. Un pays plus petit et en pleine déconfiture (la France) est présent dans de nombreux conflits actuels ! En revanche, je trouve fatiguant cette tentative perpétuelle des Occidentaux (j'allais dire des médias, mais les médias sont à la botte de leurs gouvernements et n'existent donc pas en tant que tels) de diaboliser à toutes les sauces la Russie !!! Un peu d'objectivité ferait du bien à tout le monde et décrisperait probablement la situation, n'est-ce pas :-)
Réponse de le 24/10/2015 à 14:20 :
Je me demande bien où vous voyez de la diabolisation dans cette article et donner les chiffres de l inflation du cours de rouble ou du pétrole, je ne vois rien de pas objectif. Quand je lis votre commentaire j ai l'impression qu un bonne article sur la Russie doit être une allégorie du tsar Poutine, essayez la pravada peut être?
Réponse de le 24/10/2015 à 16:59 :
@Dogmatisme: ma 1ere réponse a été censurée, mais je vais faire plus court. Tu me rappelles ces articles dans lesquels tout ce qui se passe actuellement en France profite à Marine LePen. Ces articles démontrent tout simplement qu'une grande majorité de gens n'est pas suffisamment intelligente pour se faire sa propre opinion et peut être facilement manipulée :-) Cela dit, Poutine est élu par les Russes, pas par moi qui respecte le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes :-)
a écrit le 24/10/2015 à 12:08 :
Avoir sa propre monnaie et des frontières a certain avantages en autre, la sécurité d'être chez soi!
Réponse de le 24/10/2015 à 13:46 :
sans compter que les Russes ont une réserve énorme de ressources naturelles ( gaz, pétrole ) qu'ils n'ont pas à acheter à l'extérieur.
au pire si le rouble baisse , ils achètent moins de produits manufacturés ( voitures , électronique , agroalimentaire.. ) à l'étranger, c'est plutôt un problème pour les industriels de l'ouest.
Réponse de le 24/10/2015 à 19:07 :
@Bref: C'est pas faux ce que vous dites, mais l'article illustre bien un exemple inverse. Si l'avantage de sa propre monnaie, c'est d'avoir la dévaluation double en 1 an (avec un bilan commercial largement positif!) et l'inflation au niveau des dizaines de pourcents, il vaut mieux de ne pas l'avoir. Au niveau des frontières et l'immigration la situation est également peu glorieuse en Russie.
a écrit le 24/10/2015 à 11:19 :
L'article mentionne le retard du développement industriel Russe. Avoir une activité industrielle trop forte rendrait le pays trop dépendant de ses exportations, comme l'Allemagne et les pays développé en général. La faiblesse de la monnaie Russe est justement un avantage pour exporter sa production industrielle, ses exportations de matières première étant réalisées en dollar ou en euro. Et la Russie a prouvée qu'elle savait faire face à des problèmes économiques bien plus graves que ceux d'aujourd'hui, contrairement à nous... C'est pourquoi Poutin peut maintenant avoir une politique extérieure très dynamique.
Réponse de le 24/10/2015 à 19:14 :
Monnaie faible = + de vente c'est de la théorie, pour la russie monnaie faible = moins d'argent qui rentre et plus qui sort.

La russie a fait face à des problèmes économiques plus grave que les nôtres. Tout à fait vrai, vous oubliez juste de dire que ces problèmes étaient dus à l'incompétence des dirigeants russes, que "faire face" à signifié envoyer les chars tirer dans la foule et que ça s'est fini par l'effondrement de l'urss.
Réponse de le 24/10/2015 à 19:15 :
@Realityshow: 1. La baisse de monnaie permet de sauver les marges des exportateurs et le bilan commercial. Les exportations industrielles russes (sauf les premières dérivés de la matières première) sont pas énormes. 2. La politique extérieure dynamique, c'est bien, mais le soucis que son but est assez minable.
a écrit le 24/10/2015 à 10:57 :
C'est vrai que les comportements de bac à sable des occidentaux (appelés communément sanctions) ont mis à mal l'économie Russe, mais cela va lui permettre de créer à moyen terme une industrie et une agriculture auto suffisante, et pouvoir exporter de manière importante avec une monnaie dépréciée. En outre la Russie a une dette qui ne représente que 18% de son PIB, au regard des 100% et plus des pays occidentaux, donc pas de QE nocif, et possède la deuxième place mondiale derrière la Chine pour son stock d'or, de quoi bien consolider sa monnaie. Et enfin un point très important la cote de popularité de Poutine vient de passer de 80 à 88%..
Qui dit mieux ?
Réponse de le 24/10/2015 à 18:54 :
@Friendly: 1. Exporter quoi si la base de l'export russe est les matières premières et ses dérivés, les cours desquels sont à un niveau très faible?
2. Les popularités de Ben Ali, Khadaffi et Saadam Hussein etc. dans les dernières années du pouvoir ont été aussi autour de 90%. Cela ne les a pas aidé.
Réponse de le 24/10/2015 à 19:17 :
J'ajouterai que la russie a fait défaut sur sa dette en 1998, pas les pays occidentaux.
Dans ces conditions 18 % de dette n'est pas une preuve de bonne gestion, la russie n'a juste pas eu le temps de s'endetter.
a écrit le 24/10/2015 à 10:50 :
C'est balot mais la Russie est un pays sans dette quand les US croulent sous la dette !
Réponse de le 24/10/2015 à 11:31 :
Exact Léon, la Russie est effectivement un pays sans dette. Et que dire de l'Europe et de la France en particulier ? que tout va bien ?? Avec la croissance du chômage et l'immigration invasion tout va pour le mieux ?
Réponse de le 24/10/2015 à 14:02 :
Les pays ayant la dette par habitant la plus faible: Haïti et l'Éthiopie. La Russie serait dans la même catégorie? C'est "balot"...
Quand l'État n'investit pas pour la population, il n'y a pas de dette. C'est mathématique.

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