Les "Gilets jaunes", des catégories populaires en quête d’autonomie

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(Crédits : Jean-Paul Pelissier)
Malgré une large sympathie dans la population, le mouvement repose principalement sur une mobilisation des catégories populaires. Qu'est-ce qui pousse ces catégories à cette colère. Par Claude Poissenot, Université de Lorraine

À force d'être laissés au bord de la route, les « gilets jaunes » ont fini par l'occuper ! Malgré une large sympathie dans la population dans son ensemble, le mouvement repose principalement sur une mobilisation des catégories populaires. Dans le dernier sondage de l'IFOP pour Cnews et Sud Radio, si 40 % des Français déclarent soutenir le mouvement, c'est le cas de 53 % des employés et 56 % des ouvriers. Et si les retraités dans leur ensemble ne sont que 31 %, on trouverait sans doute d'assez fortes variations entre ceux qui étaient dans le monde populaire et les autres. Et il est frappant de voir dans les reportages sur les barrages beaucoup d'ouvriers ou d'aides-soignantes, par exemple. Qu'est-ce donc qui pousse ces catégories à cette colère ?

Du « cri muet » à la colère jaune

Au-delà des arguments bien réels sur le pouvoir d'achat, on peut se risquer à une hypothèse spécifique sur le rapport de ces catégories à la démocratie représentative. Ils contestent notre système qui leur demande de voter mais qui ne se traduit plus par une amélioration de leurs conditions de vie. Et leur défiance à l'égard du Président et du gouvernement ne date pas d'hier. Elle était déjà présente en octobre dans un sondage pour Ouest-France : employés et ouvriers se distinguaient notablement de la tendance globale en considérant que l'exécutif avait trop de pouvoir (respectivement 60 % et 56 % contre 47 % en moyenne). Dès les élections de 2017, on sait que les employés, ouvriers et autres personnes sans activité (hors retraités) avaient été ceux qui avaient le moins voté de façon systématique à la présidentielle et aux législatives (respectivement 30 % et 26 % contre 35,5 % dans la population globale.

L'insatisfaction de ces catégories populaires à l'égard du monde politique s'exprime donc depuis longtemps sous la forme d'une contestation et d'un retrait. Elle n'est pas prise en compte par le personnel politique. Depuis le 21 avril 2002 ou le référendum de 2005, les institutions n'ont pas notablement changé et les sources d'insatisfaction n'ont pas disparu. Du « cri muet » dans les urnes (comme le suggérait Jean‑Claude Kaufmann dans L'invention de soi), les catégories populaires sont passées à la colère jaune.

Et leur revendication de changements dans nos institutions remonte à la racine du mal en posant la question de leur représentation dans le cadre actuel. Au sein de l'hémicycle actuel, les députés qui étaient employés et ouvriers ne sont que 10 sur 577 (1,7 %) - soit plus de trois fois moins que les seuls médecins (31). On est bien loin du poids de ces catégories dans la population française : en 2015, 48 % des personnes en emploi étaient employés ou ouvriers.

La précarisation et l'intensification du travail ne les ont pas épargnés. Les députés ont voté ces lois et les syndicats n'ont pas empêché de les voir s'imposer. La réduction des coûts et la compétitivité de l'économie sont aussi le produit de leurs efforts. Ces politiques dont ils ont été les jouets ne leur permettent plus d'accéder à la promesse de la deuxième modernité.

Vers une autonomie concrète

La première modernité avait conduit à un individualisme abstrait ou générique dans lequel les individus étaient reconnus en tant que porteurs de droits et rassemblés par la référence à l'universalité de la science, de l'éducation, de la justice ou de la santé.

À partir des années 1960, cette vision de la modernité est progressivement remise en question parce qu'elle ne prend pas en compte la singularité des personnes. Les femmes et les jeunes ont particulièrement porté cette revendication, car ils pâtissaient plus que les hommes adultes d'un monde dans lequel ils restaient objectivement sous tutelle bien que citoyens. Les femmes n'étaient pas les égales de leur mari dans leur accès à l'indépendance économique ou dans l'éducation des enfants. Les jeunes restaient sous la tutelle de leurs parents, y compris à travers une majorité à 21 ans. Après le droit de vote acquis par les premières en 1944, les seconds accèdent à la parole par la décision de Giscard d'avancer l'âge à la majorité à 18 ans.

Plus largement, leur situation s'est améliorée par une prise en compte de leur aspiration propre. L'individualisme ne pouvait plus rester abstrait, il est devenu concret. Les femmes et les jeunes ont ainsi acquis un poids plus large dans notre société, même s'il reste encore beaucoup d'inégalités. Et d'ailleurs, la présence importante des femmes (y compris mères célibataires) dans le mouvement des gilets jaunes peut être vue comme une continuation des revendications d'affranchissement des femmes par rapport à une tutelle masculine.

Les catégories populaires prennent le chemin de cette revendication d'une reconnaissance non seulement de l'autonomie abstraite de l'individu mais des conditions qui la rendent possible. Cela signifie qu'elles veulent pouvoir résider où elles le veulent et se déplacer sans se ruiner, mais également disposer de pouvoir d'achat pour pouvoir faire des choix à travers lesquels se construire. Voter c'est bien, mais vivre c'est mieux... L'opposition souvent entendue entre « vivre » et « survivre » désigne ce souhait de ne pas être enfermé dans les dépenses contraintes, de disposer de moyens pour exercer le principe de l'autonomie personnelle. À quoi bon être autorisé à être soi-même si on ne dispose pas des moyens minimaux pour se le permettre ?

Réformer la démocratie

Si l'analyse en termes de fractures sociales profondes dans notre société n'est pas dénuée de fondement, elle ne doit pas négliger ce qui rassemble les catégories populaires de l'ensemble de notre société : il ne s'agit pas de détruire l'ordre social mais d'accéder aux moyens de l'exercice de l'autonomie personnelle. A-t-on déjà vu une révolution qui se mène le samedi et se suspend les autres jours ? Il n'est pas davantage question de sécession et la Marseillaise, qui souvent retentit, atteste de cette adhésion à la République.

En revanche, il faut prendre acte de l'incapacité persistante de notre système politique actuel à répondre à cette aspiration dont la légitimité ne peut pas être contestée par ceux qui font l'expérience de la vie autonome à travers un pouvoir d'achat leur permettant voyages (d'où l'injustice perçue de l'absence de taxation du kérozen), loisirs (les sorties au cinéma et au restaurant sont souvent citées) et confiance dans l'avenir.

La réponse à la crise actuelle ne peut pas venir de la seule figure personnelle de notre Président. La rudesse de certains de ses propos à l'égard des catégories populaires a ajouté du mépris aux difficultés objectives dans lesquelles elles se trouvent. Le remplacement d'Édouard Philippe ne résoudrait en rien la crise.

Dès lors, la seule sortie possible est sans doute de prendre une initiative constitutionnelle forte. Il faut imaginer des modalités d'expression directe du point de vue des catégories populaires de façon à les réintroduire dans la citoyenneté réelle. C'est une fois cela acquis qu'il faudra reprendre le dialogue et discuter de façon contradictoire sur les enjeux communs autour de l'écologie et de l'économie.

The Conversation _______

 Par Claude PoissenotEnseignant-chercheur à l'IUT Nancy-Charlemagne et au Centre de REcherches sur les Médiations (CREM), Université de Lorraine

 La version originale de cet article a été publiée sur The Conversation

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Commentaires
a écrit le 18/12/2018 à 20:48 :
Plus de démocratie, oui! Mais tous les partis proposant plus de démocratie, voire une 6e République ont été battus... Et LREM est encore très haut dans les sondages (notamment du fait de l'abstention)

Plus d'ouvriers dans l'hémicycle, oui! Mais tous les partis proposant plus d'ouvriers et de diversités sociales ont été battus...

Et quand les syndicats manifestent contre la loi travail, quel soutien dans le temps? Où étaient les gilets jaunes à ce moment-là (peut-être au début, mais après)?

Bref, beaucoup de bruit pour rien: au final, tout va rentrer dans l'ordre d'avant, avec quelques aménagements, car, ce qu'on oublie surtout, c'est qu'au-delà du simple vote, une vraie démocratie dépend du niveau d'engagements des citoyen-ne-s au jour le jour, et là, je suis plus perplexe... Passé quelques revendications particulières, au fil de l'eau, il n'y a pas grand monde, et beaucoup préfèrent rester dans les sentiers battus.
a écrit le 17/12/2018 à 10:34 :
Une seule réponse possible à cette crise : rendre les régions financièrement indépendantes et autonomes (fiscalement mais également en matière de legislation), et ne plus pratiquer de transfert de richesses entre elles. Chiche ?
Réponse de le 17/12/2018 à 11:47 :
Je suis tout à fait votre analyse, des régions fortes, des abus en moins, et on ne verrait pas des envoyés du gouvernement rajouter de l'huile sur le feu, et puis sur certaines régions comme l'ouest de la France ou les soucis ne sont pas les mêmes le président élu de région aurait déjà résolu les problèmes exemples toutes les 4 voies gratuites contre la hausse inévitable du gasole, de nouveaux moyens gratuits de transport, universités pour les régionaux gratuites, nos régions sont riches , l'argent ne manque pas s'il ne part pas ailleurs.
On ne peut pas passer notre temps à tenir sous perfusion l'IDF rhône alpes dom toms et Corse, chacun son truc.
Réponse de le 17/12/2018 à 12:57 :
Je suis d'accord pour une vraie décentralisation régionale avec pouvoirs et budgets, sur la base des régions "historiques", pas sur ces régions aberrantes actuelles que seul un énarque pouvait imposer au pays ... Par contre il ne faut pas faire comme aux USA (chaque Etat a une part de législation propre) et garder une loi nationale unique pour tous, le point fort de la république française !
La décentralisation rapprochera le pouvoir des gens, devrait permettre une démocratie plus vivante (référendums inclus) car les citoyens auront bien plus la possibilité et l'envie d'intervenir sur ce qui touche directement leur vie. Cela recadrera aussi cette dangereuse centralisation actuelle, qui permet à des zozos de passer des mesures imbéciles non voulues par le pays (les 80 Km/h, les nouvelles régions ...).
Mais il faut aussi supprimer ce qui nous endette et nous paralyse, se recentrer sur les régions en supprimant le niveau départemental (les salariés rejoindront les structures régionales), finies les dépenses somptueuses de bâtiment et les postes aux copains surpayés ! Il faut supprimer le sénat non élu, supprimer le cout de présence (inutile) des anciens présidents au conseil constitutionnel (supprimer leurs retraites abusives aussi) , diminuer les revenus actuels, incroyables, des hauts fonctionnaires ...
Il faut réorganiser l'Etat sur ses seules compétences, donc supprimer tous ces services doublons des CL, inutiles et bloquant, ce qui permettra à l'Etat d'investir dans ce qui est vraiment utile (hôpitaux, éducation nationale, armée) ... Tout reste à faire !
a écrit le 17/12/2018 à 9:12 :
" par ceux qui font l'expérience de la vie autonome à travers un pouvoir d'achat leur permettant voyages (d'où l'injustice perçue de l'absence de taxation du kérozen)"

Non, on s'en fout de pas prendre l'avion, l'injustice ne vient pas d'un phénomène de jalousie, votre phrase est extrêmement maladroite, elle vient du fait qu'on taxe l'essence qui nous permet d'aller travailler mais par contre que l'on ne taxe pas le carburant qui permet aux actionnaires milliardaires de faire de juteuses marges bénéficiaires via le transport de marchandises ou l’avion.

Dites nous plutôt en quoi un tel fonctionnement est légitime plutôt que de chercher une anomalie chez les gens uqi dénoncent ce phénomène particulièrement écœurant oui... ?
a écrit le 16/12/2018 à 18:52 :
Les " Pauvres " ! Ils vont sombrer comme tout le " Peuple " et " La France ". Misère ABSOLUE généralisée à partir de 2019 et à Jamais. Qui échappera et va s'échapper plutot trop tot que trop tard, et regardera celà avec pitié ou indifférence ? Les Capitaux et leurs détenteurs et investisseurs.
Réponse de le 17/12/2018 à 11:06 :
Et oui Natacha vous avez raison et cela très peu l'on compris,.
a écrit le 16/12/2018 à 17:56 :
On ne tolère plus d'avoir un pouvoir inféodé a Bruxelles sans que l'on ne puisse prononcer notre approbation ou son contraire! Pour mémoire un référundum volé au français en 2OO5 par des européistes!
Réponse de le 16/12/2018 à 18:31 :
à bref : exat , on est en droit de se posez la question, apres cela ils setonnent que l on rejette les elues?Iil y a une phrasse celebre , il ne faut pas prendre les enfants du bon dieu pour des canars sauvage? si apres cette grande duperie flagrante de detournement democratique on comprend mieux qui dirige l europe : tous savent que c est les banques? LE CAPITAL REUSSI TOUJOURS PLACE SES LARBINS AUX POUVOIR?DES REVOLTES IL Y en auras ENCORE CAR LE PEUPLE AUJOURDHUI AVEC INTERNET IL ET PLUS INFORME QU AVANT???
a écrit le 16/12/2018 à 17:54 :
On ne tolère plus d'avoir un pouvoir inféodé a Bruxelles sans que l'on ne puisse prononcer notre approvation ou son contraire! Pour mémoire un référundum volé au français en 2OO5 par des européistes!
a écrit le 16/12/2018 à 12:23 :
il y a bien un vrai problème de représentativité des diversités sociales ,culturelles, politiques dans nos diverses instances de gouvernance du pays .
tant que le pouvoir politique en place ne proposera pas d'actions correctives à cette anomalie , il s'exposera à des révoltes de plus en plus nombreuses et rapprochées dans le temps .
les gilets jaunes sont la première manifestation , encore désordonnée et peu structurée , d'où son efficacité réduite rapportée à son impact sur une majorité de la population .
sans la"trouille" de la haute bourgeoisie parisienne devant les effets des violences perpétrées dans la capitale , et la pression qu'elle a exercé auprès du Président et du Premier Ministre , il est probable que les gilets jaunes n'auraient pas obtenu autant que ce que le gouvernement a proposé .
le pouvoir politique aurait pourtant tort d'en rester là , la prochaine manifestation de colère populaire risque d'être plus structurée et donc percutante .
a écrit le 16/12/2018 à 11:05 :
AH !! les agissements de la "FOULE" !!! que nous subissons, elle se montre très apte à l'action mais peu apte au raisonnement ! car conduite presque exclusivement par l'inconscient ! et bien souvent les actes que nous découvrons sont bien souvent sous l'influence de la moelle épiniére que sous celle du cerveau qui ne dirige plus !!! cette foule devient aussi autoritaire qu'intolérante !! autant un individu peut accepter la contradiction de la discussion, la foule ? ne la supporte jamais !! et lorsque par des procédés divers (les ont- dits, les meneurs de toute sorte: gouailleurs, hommes politiques avides de pouvoir qui ont l'art d'impressionner l'imagination …) une idée a fini par s'incruster dans l'âme de cette foule elle acquiert une puissance irrésistible dont les conséquences ne sont pas toujours les meilleures !!!
a écrit le 15/12/2018 à 18:49 :
"La précarisation et l'intensification du travail ne les ont pas épargnés. Les députés ont voté ces lois et les syndicats n'ont pas empêché de les voir s'imposer".

Surtout avec un 49.3
a écrit le 15/12/2018 à 18:45 :
"Au sein de l'hémicycle actuel, les députés qui étaient employés et ouvriers ne sont que 10 sur 577 (1,7 %) "

Idem à la TV :
Une étude du CSA de 2008 révélait déjà que les ouvriers/employés constituaient seulement 2 % des personnes présentes à l'écran alors qu'ils représentent 23 % de la population.
a écrit le 15/12/2018 à 17:16 :
Les gilets jaunes n'ont pas encore compris que les chinois se sont invités à notre table et ont de l'appétit .
a écrit le 15/12/2018 à 13:57 :
Réformer la démocratie non, la réintroduire oui ..
Le référendum d' initiative populaire était bien entendu dans le programme de l' UPR lors de l’élection présidentielle de 2017 et constituait un regain majeur de démocratie et de vitalité retrouvée d' icelle !

À cette occasion, cette vidéo pédagogique a été réalisée lors de la dernière campagne présidentielle.
https://www.upr.fr/actualite/referendum-dinitiative-populaire-francois-asselineau-et-lupr-sont-pour/
N’hésitez pas à la partager si vous trouvez que ce sujet est très important et à mettre en lumière, ce que cette vidéo montre très bien.
Qui d' autre l' avait proposé ..? Voilà ce qu' il en coûte d' avoir voté utile ..
a écrit le 15/12/2018 à 12:06 :
Enfin un article qui va à la racine du problème et dont on voit l'expression dans le mouvement actuel des gilets jaunes; celui-ci ne se confond pas avec une simple jacquerie, dont les motifs sont d'ailleurs trop divers pour être facilement pris en compte.
En fait il s'agit d'une veritable aspiration à plus de démocratie de parties importantes de la population qui n'ont d'autres moyens de se faire entendre que par des manifestations eventuellement violentes.Il faut dire que le systeme francais, inventé pour de bons motifs par de Gaulle en 58, puis constamment renforcé et dévoyé depuis ,entrave de plus en plus l'existence de contre-pouvoirs permettant une respiration democratique suffisante : Président aux pleins pouvoirs élu au suffrage universel, suppression du septennat avec comme corollaire législatives aboutissant à une assemblée monocolore, impossibilité d'une cohabitation autrement que du fait du pouvoir via la dissolution au bon vouloir du President, raccourcissement et appauvrissement de la reflexion indispensable au choix du President du fait de l'importance donnée à des campagnes presidentielles ultra médiatisées qui renforcent le shematisme des positions, tous ces facteurs ont comme conséquence de faire du regime francais un " vrai- faux" regime démocratique .La solution à la crise actuelle repose donc surtout sur une réfection profonde de nos institutions, celles-ci etant visiblement à bout de souffle.
a écrit le 15/12/2018 à 11:05 :
Super, une fois qu'on a dit expression directe, tous les problèmes de la France vont se résoudre comme par miracle. Comment on répond à : sur quoi, comment etc...
Déjà les français ne se déplace pas pour voter le taux d’abstention progresse alors que si on regarde la dernière présidentielle il y avait quand même une offre suffisamment diverse pour que chacun y trouve son compte.
Ensuite j'entends sur les différentes chaines des gilets jaunes annoncer on va contrôler le budget ou les lois. Qui va vraiment passer du temps à éplucher le budget de la nation ou décortiqué un texte de lois. Là aussi qui avait vraiment lu le projet de traiter européen lors du dernier referendum (et avait compris toutes les implications)
Se pose alors le problème du niveau de compréhension et d’information pour voter en toute connaissance de cause. Ce qui impliquerait des leaders qui sont capable d’expliquer honnêtement ce qui est bien ou pas dans une loi.
L’exemple du Brexit est édifiant ceux qui appelait à voter oui on admit après le résultat avoir mentis mais le résultat reste quand même validé.
Si cela concerne un traité européen pourquoi 60 millions de Français décideraient pour l’Europe il faudrait alors un referendum européen mais dans ce cas comme nous sommes plus nombreux pourquoi les français décideraient pour les Estoniens.

Imaginons un referendum sur l’augmentation du point d’indice des fonctionnaires résultat positif
Le gouvernement annonce une augmentation des impôts pour le financer
2 eme referendum pour voter contre l’augmentation des impôts la aussi validé Que fait-on ?
Et qu’on ne parle pas des réseaux sociaux qui n’ont de démocratique que l’apparence pour preuve certain gilets jaunes ont reçu des menaces de morts quand ils ont souhaité dialoguer avec le gouvernement (belle notion démocratique)
Bref avant de décider si le référendum d’initiative populaire est accorder faisons un référendum qui réponde à toutes ces questions
Réponse de le 15/12/2018 à 21:20 :
En plein dans le 1000. Voilà qui est bien exprimé.Bravo.
a écrit le 15/12/2018 à 11:00 :
" il faut prendre acte de l'incapacité persistante de notre système politique actuel à répondre à cette aspiration" Moi je dirai qu'il faut plus que "prendre acte" et proposer une solution de changement de système politique, cela peut être le FREXIT cette révolution pacifique. Comme c'est Bruxelles qui dirige la France, changer de système politique c'est ne plus se faire imposer des ordres par Bruxelles. Il y a le FREXIT qui est radical, mais il y a aussi un la possibilité d'avoir un parti fort pour le FREXIT. Si les anglais ont eu les ristournes qu'ils ont obtenu de l'europe, c'est parce qu'il avait un parti du BREXIT fort et qu'il pouvaiuent menacer de sortir de l'UE. Tant qu'on a un parti du FREXIT à 1% de vote, il est illusoire de vouloir peser sur les décisions de Bruxelles. Auparavant la Gauche était le contre pouvoir de la droite. Maintenant comme la gauche et la droite sont européiste, la seule contestation possible et le seul contrepouvoir possible c'est la demande du FREXIT. Quand les gilets jaunes auront compris cela, ils pourront voir leur sort s'améliorer parce qu'il sauront quoi faire. Et il est à prévoir que si aux prochaines élections européennes le parti du FREXIT faisait 20% ou plus, alors les grandes orientations de politique économiques fixées par Bruxelles auraient un autre visage, moins dictatorial en tout cas, car il tiendrait plus compte de l'avis d'une opposition qu'ils craignent.! Mais avec des partisans du Frexit à 1% Bruxelles peut dormir tranquille, et les gilets jaunes continuer de manifester!
Réponse de le 15/12/2018 à 19:04 :
Bien sur, un FREXIT, on sort de l'euro, on a une monnaie qui ne vaut plus rien, le déficit est financé par la planche à billets, on dévalue à qui mieux mieux et comme par miracle le pouvoir d'achat augmente !!!
Quelques neurones feraient du bien à certains pour éviter de dire des âneries. C'est comme les 35h, tout le monde les montre du doigt mais depuis 20 ans personnes ne les supprime
a écrit le 15/12/2018 à 9:36 :
Analyse sublime. Mais bien sûr et tellement bien dit.
Réponse de le 16/12/2018 à 7:07 :
Non, cette analyse n'est pas sublime mais digne d'un sociologue , un de plus , qui ne nous donne aucune solution . C'est facile quand on n'a pas à se coltiner ts les pbs auquels doit répondre un gvt . Et ce monsieur Poissenot connait-il le peuple ? Pour cela , il faut etre immergé dedans , ce dont je doute pour une personne de la fac . Alors , écouter des gens parler de leur ressenti , OK, mais après il faut voir le vécu de ces gens dans la vie quotidienne, la façon dont ils élèvent leurs enfants ( plutot dont ils ne les élèvent pas , très souvent ) pour se dire : aie , pas si simple , bcp d'incohérence et de contradiction . Et vous verriez ce qui se passe dans des classes d'un collège rural, cela vous ferait dire : très compliqué , l'avenir de la France est plutot bouché (on forme une majorité de cancres ayant tous les droits ), et les GJ ajoutent une couche de brouillard supplémentaire .

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